Les photos sont ici
Bon hier soir, rappelle de l’agence : ce matin je dois aller au premier Tire Shop faire réparer le pneu HS. Je demande au gérant où aller et il me dit « y a pas de problèmes, les pneus c’est pas grave, le mien se dégonfle tout le temps, c’est les vacances, faut profiter, demain je t’emmènerai à une boutique, etc, etc… » Ça et quelques messages plus tard, je reprends confiance. Du coup ce matin, levée tôt, première au petit déjeuner buffet assez incroyable en variété, valise bouclée et on démarre pour Bidiyah, à 20 km au nord. C’est vendredi, jour chômé mais il y a quand même du monde qui bosse. L’assistance avait demandé à ce que je rappelle une fois au Shop, 15 appels plus tard je n’ai pas eu de réponse.
Soit, si le voyant s’allume, c’est parce qu’il n’y a pas de capteur sur la roue de secours. C’est sûr, vu comme ça, c’est nettement moins alarmant. Par contre impossible de réparer le pneu, il est mort. Et bien sûr, pas de nouveau pneu à 300km à la ronde. Mais comme on dit, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Aussi ils me proposent un pneu d’occasion, qu’ils vont réparer. Du coup entre pas de pneu et un pneu d’occas’, le choix est vite fait. Pour 15 OMR, ça reste raisonnable.
J’ai repris du poil de la bête, et je reviens en arrière pour aller au Wadi Bani Khalid. Maintenant je suis plus au centre du pays, et il y a une petit grimpette en voiture sur chemin asphalté et 30 min de route pour y arriver. C’est un des Wadi les plus connus du pays et du coup un des plus prisé aussi. Et en ce vendredi de week-end, ça s’annonce chargé car les locaux (et non les locales….) s’y rendent aussi. À peine 10 minutes de marche pour arriver au bassin, et quel bassin! Complètement aménagé, avec des ponts, un petit Resto et des cabines pour se changer. Il était noté partout que le deuxième bassin, encore à une dizaine de minutes était moins chargé de monde, mais comme tous les touristes se sont passé le mot, clairement fallait mieux rester dans le premier. Encore 10 minutes plus loin se trouve une grotte, enfin plutôt un trou, rampage obligatoire et Lampe frontale indispensable. Mais vu le retour des français qui venaient juste de remonter, ça avait pas l’air ouf du tout, j’ai passé mon tour en privilégiant la baignade en short et lycra (tenue correcte exigée ici).
J’ai tout mon temps alors je profite pleinement de nager dans les gorges. Mais il faut bien partir et j’ai rendez vous ! Ce soir je dors dans le désert de sable et le guide m’attend à un point de repère au sud de Bidiyah. D’abord frileuse pour conduire dans le sable, finalement je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais ! Je vais en station dégonfler mes pneus mais tout le monde s’en fous et je ne sais pas à combien il faut les dégonfler. Soit, mon chauffeur me le dira. Mais en fait il a tellement plus hier, qu’ apparemment c’est pas nécessaire vu où je vais. OK. Je suis donc avec mon 4WD l’autre 4WD qui me sert de guide jusqu’au campement Wahiba Bedouin Rustic Camp, à une dizaine de km. Tout c’est bien passé ! D’ailleurs j’y pense, à Sur aussi on m’avait dit qu’il avait plus la veille. Donc en fait, si j’avais pas raté mes vols, j’aurais eu 2 jours de flotte, ah ah!
Il y a pleins de campements dans le désert, tous réservable sur booking, mais tous suffisamment éloignés pour se sentir seul au monde… Les dromadaires sont partout depuis que je suis arrivée dans la région. J’ai ma propre tente avec douche en plein air. Comme je suis arrivée tôt, je regarde ce que je fais demain, et où je peux dormir aussi… Puis je me lance à l’assaut des dunes de sables pour le coucher de soleil, c’est là que les couleurs sont les plus belles. Personne, pas de campement à perte de vue, seules des biquettes qui traverse la route de sable. En haut le vent souffle et je me fais vite ensabler ! C’est tellement incroyable ces paysages….
Retour au camp pour une bonne douche pour enlever tout le sable incrusté, puis dîner buffet. J’avoue je suis gavée, et ce d’autant plus que demain c’est retour à la dure. C’était varié, typiquement omanais, et comme j’étais toute seule, le gérant est venu manger avec moi en me faisant la causette. Bon j’ai pas goûté le chameau… Du coup je suis bien là, dans ma tente bédouine, à attendre le feu de camp, et en pensant à mon dunes bashing de demain qui suivra la traite des biquettes… Traite des biquettes et tente de bédouin… Ça me fait penser aux yourtes et traite des juments du Kirghizistan tient ! Mes grenoblois, définitivement ça vous plairait Oman !
Sur ce, je vous laisse, j’ai feu de camp !
T’as même pas une photo en burkini en train de te baigner !!!!!! En tous cas tu nous fais rêver chaque soir
Superbes les photos dans le désert; les couleurs sont incroyables.
Maintenant qu’à nouveau tu as 5 pneus, tu vas pouvoir continuer à t’éclater.
On suit ton périple avec grand plaisir.
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