11 Nov – Ibra, Izki et le Jebel Adhkar – Oman

Les photos sont ici

Un peu dur le matelas quand même, j’ai fini par sortir mon matelas en sus et j’étais bien contente d’avoir ma voiture et toutes mes affaires avec moi ! Réveil en sursaut, il est déjà 7h20 et le petit déjeuner est déjà servi. Je boucle mes affaires dans la voiture et je suis les autres touristes vers l’activité proposée par le camp: le milking goat, ou traite des chèvres. Les bédouins, enfin les rares qu’il reste encore dans le désert ont toujours 3-4 dromadaires et un troupeau de chèvres. Je me prête à la manœuvre, pas si facile que ça !! Surtout avec Gérard le dromadaire qui me surveille, mais qui a bien voulu poser pour un selfie. Puis on nous sort les petits chevreaux tout choupinoux et toutes les filles ont voulu leur donner le biberon moi incluse… Après ça, j’ai rendez vous avec mon chauffeur pour 1h de Dune Bashing. En gros ça consiste à faire n’importe quoi dans les dunes avec un 4wd, avec quelques frayeurs à la clé, puis plutôt une grosse relativisation de la conduite dans le sable avec les pentes à plus de 35%. Du coup c’est sans guide que je repartirais en ville !

Avant de partir des italiens me partagent des photos qu’ils avaient prises hier soir quand j’étais en haut des dunes. Et je reprends la route direction le Jebel Akhdar. J’ai prévu 2 stops, à Ibra, puis Izki histoire de couper la route. Au passage je rempli mon réservoir d’essence à 50 centimes le litre et je reprends l’autoroute. À Ibra, j’avais repéré dans le guide des vieilles portes arabes dans un vieux quartier. Et quel quartier ! Déjà rien que pour y accéder, je dois traverser un lit de rivière heureusement complètement sec. Puis en voulant accéder à la rue, je vois bien qu’il y a une porte d’accès par lequel jamais au grand jamais un 4wd ne pourra passer. Je laisse la bête dans le lit de la rivière et je pars en exploration. C’est désert, et pour cause, c’est complètement détruit. Enfin plutôt dans son jus de l’époque… Je déambule dans les ruines de maisons anciennement en boue séchée, avec toit ouvrant généralisé, poutres apparentes et portes inexistantes malheureusement… C’était un petit arrêt dépaysant !

Je poursuis avec Izki, 1h30 de route plus tard. Là encore, le GPS me fait passer par la rivière, décidément ! Et de la ruines en veux tu en voilà… Mais toutes concentrées dans un fort. Paraît qu’il y avait 300 maisons dedans. Même principe de boue séchée et toit ouvrant. Dommage, il n’y a pas d’explications et le site est pas super entretenu mais on se perd facilement à déambuler dans les ruelles. Je poursuis après pour accéder à mon point final, le Jebel. Pour y accéder j’avais un peu flippé parce que c’était marqué partout 4wd obligatoire et pente à 35%… Mais en fait pas du tout, la route est goudronnée de partout, je passe par un contrôle de police qui vérifie ma plaque, mon permis de conduire et qui me demande où est mon mari…. À la maison monsieur le policier, c’est lui qui s’occupe des enfants pendant que je vadrouille dans le monde ! Pffff….

Je commence donc mon ascension jusqu’au plateau de Sayq à plus de 2000m d’altitude. Il fait plus frais, ça fait du bien ! Il n’est pas encore trop tard et je pars repérer le point de camping que j’avais noté sur Google. Mouais, en bord de route et micorscopique, c’est pas ouf… Faut savoir que même si le camping sauvage est autorisé partout, techniquement, on ne peut pas camper partout…. Déjà y a de la montage et c’est bien de trouver 2m2 plat, et puis y a des cailloux partout…. Sans compter que c’est quand mieux pour le confort de s’éloigner de la route… Je continue plus loin donc, et je repère un début de sentier. Je m’arrête faire une grimpette voir si je trouve un 2m2 plat et ouiiiiiiii, y en a un !!! En plus avec vue imprenable sur la montagne et aucun vis à vis avec la route: perfect. Je note précieusement l’endroit sur mon GPS (code :4J8R+R94 Saiq) pour tout à l’heure et je redescend à la recherche du Diana’s point.
L’intérêt de la montagne, c’est quand même d’avoir quelques points de vue, et celui là en vaudrait le coup. Le problème, c’est qu’il n’est accessible qu’en rentrant dans un hôtel de luxe clairement pas dans mes moyens. Une voiture passe le contrôle de sécurité, je profite que la barrière soit ouverte pour rentrer sans demander mon reste et me garer directement au parking, comme une cliente normale. Je traverse l’hôtel, j’y aurais bien passé la nuit avec sa vue imprenable des chambres et sa piscine à débordement avec vue aussi ! Et ils ont même de la bière, chère, mais ils en ont. Soit, je file au fond du promontoire admirer le canyon et prendre quelques photos. Ouah, quand même, je comprends pourquoi Lady Di et Charles y était aller en 1986, d’où le nom du view point. Et puis pas loin de l’hôtel j’avais repéré une petite randonnée de 2h et quelques (la W18b) qui traverse les cultures fruitières en terasse. Je commence un peu, mais l’heure tourne et j’aimerai installer mon campement avant la nuit puisque j’ai un peu d’escalade à faire… Du coup je rebrousse chemin, je la ferais demain au soleil levant, ce sera mieux pour les photos !

Je retourne à mon point GPS et j’installe ma tente qui rentre pile poil dans le seul espace plat et sans cailloux tranchants inextirpables. Il me faut 2 voyages à la voiture pour prendre le nécessaire de cuisine et des vêtements chauds qui me seront nécessaire pour cette nuit à 2385m d’altitude. Puis mon habituel travail de repérage du trajet du lendemain, blog, bouquin, et dodo!

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