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Bon….. Il a plu touuuuute la nuit…. On n’entend plus au petit matin les gouttes tambourinant sur le toit de la yourte. Un espoir se lève, mais une fois la porte ouverte, c’est la dépression totale. Il pleut toujours, les pistes de terre sont maintenant des pistes de boue, le vent est glaçant d’humidité. Petit déjeuner, on remballe en ayant pris avec nous tout ce qu’on a pour se protéger du froid et de la pluie et on se pare de couvertures dans le camion. On annonce déjà qu’un des spots de visite du jour sera impraticable, la route est même fermée. La motivation est au plus bas quand on remonte dans nos camions, on s’imagine déjà passer une deuxième nuit en yourte. On reprend la route, c’est glissant à souhait, il ne faut pas s’embourber, mais ça ne nous empêchera pas de glisser à tel point que notre camion a fait un tour complet sur lui même !!! Sensation garantie….
On arrive en Gobi du sud, dans la capitale Dalanzadgan. Rien à dire sur cette ville sans grand intérêt hormis son supermarché pour le plein de provision, et un endroit à l’abri pour le déjeuner. Après une longue pause, le camion tourne dans toute la ville à la recherche d’une bouteille de gaz. Au sud de la ville, on voit un peu de ciel bleu, au nord, un bon gros nuage bien noir. Et merde, c’est dans cette direction qu’on va…. Le brouillard s’intensifie, le paysage change enfin pour des vallées, on se dirige pour voir une cascade, celle de Yoliin Am. Il fait toujours bien froid, mais au moins, il ne pleut plus, on peut donc faire notre petite rando jusqu’à la petite cascade. En chemin, un ruisseau que l’on traverse un dizaine de fois, en hauteur, des mouflons ou autres bêtes à cornes, dans les bas, des petits rongeurs qu’on appelle Pica. Mais surtout, et c’est ce qu’il y a de plus important, un petit tas de pierre où on oblige Martine à en faire trois tours pour enlever la chkoumoune qu’on a depuis qu’elle n’a fait que les 2 tours….
Fin de balade, on se dirige vers un petit musée non loin, on a froid, on a même sorti les couvertures dans le camion, et l’idée de monter la tente nous emballe moyen moins. Soit, on reprend la piste mais le camion tombe de nouveau en panne. Pas grave, le musée n’est qu’à 1.2km à vol d’oiseau, le ciel se dégage un peu grâce aux trois tours de rocher de Martine, on s’en va pied en attendant les réparations. On traverse la vallée, au gré des camps de yourtes, troupeaux, ça monte et ça descend. Mais voilà, il est déjà 17h30, on n’est pas encore arrivé après en fait 3km et le musée ferme à 18h…. On arrive donc un peu tard, tant pis, on le fera demain. Le camion de nouveau opérationnel, on s’en va non loin pour monter le campement, en bas dans la vallée, à l’abri du vent. Le ciel se dégage de plus en plus, on a l’espoir que tout se passera bien pour la nuit. Huit degré, 3 prévu cette nuit, on est emmitouflés comme jamais !!! Dîner arrosé de vodka, puis au dodo !!
Les sensations ne manquent pas dans ce voyage.
Encore une journée de pluie et vous serez dans « les routes de l’impossible »🤣🤣
Déjà en septembre les conditions météo sont costauds. Alors l’hiver …on comprend les jeunes mongols qui se tournent de plus en plus vers la ville.
Quand on avait fait Yolin An, la fraîcheur était un peu là dans le canyon. Et c’était juin.
j’espère que le temps s’améliore ensuite car cette partie du Gobi est magnifique.
a vite lire la suite
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Photos du 12 septembre on-line!
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