Les photos sont ici
Pas mal ce camp avec nuit à la belle étoile, même si les installations sanitaires mériteraient un petit abonnement à Leroy Merlin. Départ matinal vers le nord, direction la mangrove de Ras Bir. Deux bateaux nous attendent pour voguer entre les Paletuviers. Nombreux sont morts avec la chaleur. C’est vrai qu’en novembre déjà il fait très chaud, alors qu’est ce que ça doit être en juillet août ? Encore des animaux : héron cendré, aigle pêcheur, goélands… En fait déjà, la mangrove en elle même est complètement incongrue au beau milieu du désert. Mais la cabine téléphonique que l’on trouve sur la rive, avec téléphone posé sur un os de baleine l’est tout autant ! Le lieu existe grâce à une association et à ses 4 gardiens qui entretiennent les lieux. Un petit moment de fraîcheur dans le désert aride.
On revient sur nos pas vers le phare de Ras Bir. La route est jonchée de troupeaux de biquettes, de gazelles et de dromadaires. On trouve même quelques chars d’exercice abandonnés. Le phare n’est plus du tout exploité, même assez décrépit puisque pas du tout entretenu, mais comme d’habitude, il y a un gardien et tout l’intérêt réside dans la vue qu’il donne après les 200 marches gravies et les 60m de hauteur. Bon, alors en photo, ça rend toujours moins bien qu’en vrai. Mais quand même. Retour au campement pour une dernière baignade avant le déjeuner et on reprend la route en retournant vers l’ouest. Nous revoilà à Tadjourah pour faire le plein d’eau, quelques bières, glace, gazoil… Puis on bifurque vers la montagne en direction de campement de Dittilou. Dans la voiture les discussions vont bon train entre les filles, pauvre chauffeur il doit bien souffrir avec nous 3 dans la voiture… La piste pour accéder au campement est mauvaise, voir même très mauvaise !! En chemin on s’arrête au village de Dougoum, très unique à Djibouti car déjà, il n’y a pas de déchets partout. Grâce à une coopération, ils fabriquent du fromage de chèvre et les femmes font de la vannerie qu’elles vendent aux touristes. On visite des huttes traditionnelles afar avant de repartir car le soleil se couche déjà et on a encore de la mauvaise piste à faire.
Au campement, en altitude, on voit de suite la différence de température avec la côte. On partage la case à 2 sous les moustiquaires et les sanitaires sont royaux comparés à ce matin. Douche rapide et repas après l’apéro.