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Départ tranquillement ce matin de Djibouti en route vers le lac Assal. Les voitures sont chargées à bloc, et on passe en route prendre quelques victuailles : quelques poulets, des fruits, des baguettes… On emprunte la route très fréquentée qui mène à Addis-Abeba avant de bifurquer vers le nord. Au passage, après la zone pas super en sortie de ville, on commence à apercevoir quelques beaux points de vues. On commence par la stèle de Bernard Borrel. Ce fut un juge assassiné dans les années 90 et où plane encore le mystère de son meurtrier. L’histoire raconte qu’un jour, des militaires français sont allés à la falaise et ont trouvé en bas le corps calciné du juge Borrel. Ils ont pris l’affaire en mains et décrété qu’il s’agissait d’un suicide. Mouais… Comme tout bon lecteur de polar, on voit déjà que c’est bizarre. Au final, ce serait, peut être, les Djiboutiens, mais commandité par la France ? On ne le saura jamais, mais une stèle marque l’endroit où les militaires ont trouvé le corps.
Un peu avant, on arrive à Dimbiyo, le « grand canyon du coin ». Donc pas aussi grand que celui des USA, mais quand même assez grand pour être impressionnant. Sur la gauche, des damans, sorte de marmottes, tout comme en Namibie. Donc le jeu sera de trouver sur les photos où est la bête dans les cailloux, donc regardez bien !! On progresse dans la langue de mer qui sépare Djibouti, les couleurs changent, on commence à voir le turquoise sur fond de roches volcaniques noires dû à la dernière éruption de 1978. Proche du bout de la langue, deux petites îles en forme de dôme, l’île du diable. Et juste en face, la connerie des chinois qui ont construit une énorme plate-forme pour charger le sel du lac Assal sur des gros cargots, mais sans penser que les bateaux ne passeraient pas jusqu’au bout de la langue sur une zone trop étroite. Ils ont bien demandé à dynamiter la roche pour passer, mais le gouvernement a dit non et heureusement !!
Pause déjeuner dans l’unique « restaurant » du Ghoubet, face à la mer mais toujours à l’abri du soleil. Le vent souffle fort sur les éoliennes à côté. Et au bout de la langue, la fosse au requin. Enfin… Encore une légende urbaine ! Il y aurait dans ce trou d’eau des créatures presque préhistoriques, mais que personne n’a jamais vu. Sauf Cousteau, mais qui n’aurait pas voulu raconter ce qu’il avait vu sous l’eau… Le mystère reste donc entier. On poursuit la route vers le lac Assal, un lac salé où est exploité le sel donc, transporté par des caravanes de sels, comme en Éthiopie. On voit donc les dromadaires, à la queue leu leu, mais une seule chargée des sacs de sel. Notre première plage de sel, les couleurs sont magnifiques avec le lac au fond. Puis on monte le campement, avec lits de camp auprès d’une maison de pierres, ce soir on dort à la belle étoile, avec le vent et sous les étoiles. Mais d’abord place à la baignade dans le lac de sel. Même principe que dans la mer morte, on flotte ! Puis douche au cul du 4*4 par un système de bidon et tuyau, Alain a même pensé aux palettes par terre pour pas se salir les pieds. Le soleil se couche tôt et on nous donne une démonstration de fabrication de gourde maison qui garde l’eau bien au frais à l’aide d’une simple serviette et d’un bout de ficelle.
Dîner à l’abri du vent sous la yourte de Pierre, sous fond de rhum arrangé emmené de la Réunion sur des nattes posées au sol.