12 sept – de Baga Gazriin Chuluu à Tsagaan Suvarga – MONG


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Pas si fraîche cette première nuit en tente, j’ai vite enlevé toutes mes couches et mon linge a séché pendant la nuit. Réveil à 7h30, tout le reste du groupe est déjà affairé à démonter sa tente. Petit déjeuner puis départ en reprenant la piste pour rejoindre la route goudronnée, toujours en direction du sud. Le temps est plus maussade déjà et je sors les gants en poil d’alpaca. Premier stop dans la bourgade de Mandalgovi, pour se ravitailler en essence, changer le pneu de secours. On en profite pour un passage à la poste locale. D’apparence assez vide, ils vendent en fait des cartes postales par centaine, et assez sympa d’ailleurs. Une petite écrite, mais après il faut mettre les timbres, tous de différentes valeurs et c’est assez cocasse de les voir s’affairer à trouver des hautes valeurs afin de pouvoir laisser un peu de texte sur la carte. Puis place à la banque. Toujours impossible pour moi de retirer du cash mais pour Elo, ça passe. Du coup je fais plutôt du change et en échangeant 2 billets, j’en récupère une cinquantaine !! Mais bon, enfin, j’ai de la monnaie locale, et elle va servir ce soir…..

Les paysages ont changé sur la route, moins de vallée, du plat à perte de vue, toujours des troupeaux à éviter. Pause déjeuner, encore du goudron avant de retrouver la piste. Le temps, couvert, se dégrade franchement. En chemin on croise notre premier troupeau de vautours, puis de chameaux, sous la pluie qui se renforce de plus en plus. À destination, au stupa blanc ou Tsagan Suvarga, on est assez peu motivés à sortir du camion sous la pluie qui tombe, en plus de ce petit vent froid glacial. C’est bien dommage car le site est extraordinaire…. Malgré le mauvais temps, on essaie de profiter au mieux des couleurs de la roche érodée par le temps en contre-bas, comme à Bryce Canyon. On laisse tomber la randonnée, on remonte dans le camion, et on réfléchi à un plan B pour le camping de ce soir, car clairement, ça ne s’arrange pas du tout. Entre le vent, la pluie, le froid et la boue, la motivation de monter un campement pour le soir est au plus bas.

Du coup, on file vers les camps de guest-yourtes installés tout près du site touristique, en quête d’un abri pour la nuit. Après un deuxième essaie, c’est bon, on trouve 2 yourtes pour nous accueillir et surtout nous abriter. Le matelas est un peu dur, mais on s’installe comme dans nos tentes avec 2 protections de sol, et nos matelas individuels. Dehors la pluie tombe en averse, balayée par le vent de côté, un vrai bonheur!
Puis dîner dans la cabane en dur, sur fond de compétition entre chants mongoles et français.

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