27 Mai – Riga – LET


Les photos sont ici

5h, le réveil sonne. Et oui, ce sera un départ matinal. Je quitte Tallinn pour Riga, l’Estonie pour la Lettonie. Joli coup de cœur, l’Estonie, et c’est un peu triste que je porte mon sac vers le tramway qui m’emmène à la gare de bus où un Lux tout confort m’attend pour 4h30 de route. Je l’ai choisi tôt exprès pour avoir du temps à Riga à l’arrivée. Mais bon ça pique un peu quand même le départ à 7h… Trajet sans encombres, mais c’était dur de se tromper, tout était hyper bien indiqué ! 11h30 j’arrive à la gare de bus de la capitale letonne et je n’ai « que » 15 minutes à pied jusqu’à mon auberge. 15kg sur le dos, ça pèse… Et les roulettes sont fortement déconseillése vu le nombre de rue pavées ! J’arrive au Bluebird Hostel, un magnifique immeuble et la réception est…. au 3e étage sans ascenseur… Je l’ai dit, roulettes déconseillées. Je pensais devoir laisser mon sac mais non, mon lit est prêt et m’attend au… 5e étage !! Argh…. Et c’est pas des petits étages… L’auberge prend tout l’immeuble avec son escalier central, son dôme avec vitrail représentant un oiseau bleu (d’où le bluebird hostel) et ses lits capsules ultra cosy. La pièce commune ressemble plus au salon d’un appartement lambda, c’est propre, c’est fonctionnel et surtout c’est en plein cœur de la vieille ville.

Il est temps pour moi de partir à la conquête de la ville et de nourriture. Chouette y a un Rimi, mon fournisseur de salade en tout genre. Merde, c’est pas comme à Tallinn, y a que dalle dedans… Ah la déception !! Bon bah Resto au hasard avec bière locale, of course. Riga est une ville médiévale et ne vous attendez en rien à ce que vous avez vu à Tallinn, c’est pas du tout le même genre. Ça m’a déconcerté, je savais plus où je devais aller. Son intérêt principal réside dans son art nouveau, entendez architecture à la con et tape à l’œil. Donc beaucoup de bâtiment à voir et peu de réelle visite. Comme il est prévu qu’il pleuve mercredi, je me réserve les visites pour ce jour là. Début à la maison des têtes noires à deux pas de mon hébergement. Visite mercredi ! Puis le Rija Domus, une grande église que je n’avais pas du tout envie d’aller voir et son panneau LATVUA avec le drapeau de Lettonie. Ensuite la maison des trois frères qui ne se visite pas, la porte suédoise, la maison du chat avec au sommet des tours, 2 chats en bronze, les maisons des 2 guildes, puis un parcours du routard dans les rues adjacentes: une maison avec la statue du mec qui lit sur un toit, une autre, puis… Ah mais c’est mon hôtel !!! Le bâtiment est dans le routard, trop drôle… Je suis tellement perdue dans cette nouvelle ville que je ne m’étais même pas rendu compte que c’était mon auberge.

Soit, vous l’aurez compris par l’absence totale de complément d’information sur tous ces bâtiments historiques, je suis paumée ! J’ai du mal à faire la transition, à appréhender cette nouvelle capitale. Et qu’est ce qu’il fait chaud !! On est loin du temps frisquet annoncé, heureusement que j’avais prévu du léger pour l’Italie… Et quand je vois le nombre de pulls et bonnets en laine qu’ils vendent dans les rues… Mouaf… Je rigole… En quête de fraîcheur je me dirige vers le canal, petit parc avec petite rivière où les Pédalos font fureurs. Je me laisse tenter par la balade touristique en bateau d’une heure. Je suis seule avec un couple de français. D’abord c’était pas foufou, puis en atteignant la grosse rivière Daugava qui traverse la ville, ça prenait d’un coup tout son sens. Je voyais les clochers des églises, le château, et d’autres monuments que je ne serais jamais aller voir à pied. Calme, quiétude, et commentaire in English pour plus d’informations, donc finalement une belle surprise. De quoi reconnecter mon cerveau à cette nouvelle ville et partir à l’assaut d’une dernière visite avant l’heure de fermeture à 18h. Je choisis le musée du ghetto de Riga.

Ça a l’air glauque comme ça, mais pas du tout. L’entrée se fait sur donation, on reçoit à l’entrée une feuille explicative disponible en pleins de langues dont le français. En plein air, ce musée retrace une sombre partie de l’histoire des pays baltes oubliée au profit de lieux plus connus en Pologne. C’est pas du goût de tout le monde, mais moi cette partie de l’histoire de la 2e guerre mondiale me passionne. Et toujours en lien avec mon dernier bouquin, la sage femme d’auschwitz. On voit une maison déplacée de 120m2 mais devant accueillir 30 personnes, un commémoratif des noms des juifs tués, 70 000 quand même, des cartes du projet allemand d’extension de la nation… Un memorial, prenant, mais pas glauque. Très intéressant. Puis retour à l’auberge. Enfin, maintenant que je sais que mon lit est à 5 étages, j’y regarde à 2 fois avant de rentrer. Le compteur de ma montre explose en nombre d’étages et nombre de pas en moyenne quotidienne!

Micro courses pour le petit déjeuner demain, puis dîner à la cantine du coin à défaut de mon bar à salade favori. Au moins c’est en bas de chez moi, y a pas moins cher, et leur cocktail favori, l’aperol Spritz se prend même en pression ! Allez, je suis usée, je vais me coucher !

Laisser un commentaire