16 Janv – Départ pour le Cap-Vert – CAP


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Adieu Benin, le réveil sonne, Dominique m’attend déjà à l’hôtel où régnait les moustiques, les fuites d’eau et la clim qui s’éteint en pleine nuit. J’ai mis le ventilo en route, grossière erreur, il était tellement mal fixé que j’avais l’impression d’avoir un marteau piqueur au dessus du lit et j’avais peur qu’avec la vitesse il finisse par me tomber dessus ! Bon du coup j’ai mal dormi…. Pas de petit déjeuner, on décolle à 7h de Ouidah vers Cotonou. À l’arrivée, le vol n’est même pas affiché…. Il faut se renseigner à l’accueil, qui me dit de déposer mon sac dans la deuxième file, sans surveillance. Mais oui, bien sûr….. Finalement je passe l’enregistrement et le contrôle de police pour arriver dans une micro salle d’attente. Pas de boutique souvenir, pas de duty free, que dalle, nada, à peine de quoi prendre un café et un croissant! Je ne m’attendais pas à un si petit aéroport ! Soit, le vol, qui n’a jamais été affiché, est parti à 12h10 au lieu de 11h. Il faudra 20 minutes pour rejoindre Lomé où un autre avion m’attend pour décoller à 12h45…. Bien plus grand, je n’ai pas eu le temps de flâner à l’aéroport et encore moins pour chercher un magnet…. Pas d’eau, pas de bouffe, je suis à peine sortie d’un avion que j’ai réembarqué dans un autre. Si mon bagage suit, ce sera un vrai miracle…

Je vol avec ASKY, la compagnie pan-africaine. À l’embarquement j’apprends l’escale surprise à Dakar. En même temps je me disais bien que 7h de vol entre le Benin et le Cap-Vert ça faisait beaucoup. Bon, après j’ai eu peur de ne pas avoir grand chose à manger car il ne faut que 3h pour rejoindre le Sénégal, et le mini apero avec 3 biscuits et 4 cacahouètes, même avec une bière, c’était léger. Mais non, un repas est bien venu après, ouf ! Et même un deuxième snack avec une autre bière après le décollage de Dakar. Arrivée au cap Vert à Praia vers 17h, c’est là que je commence à flipper. Déjà parce que je ne suis pas sûre à 300% de ne pas avoir besoin de visa. Ce matin à l’enregistrement ils me l’ont demandé, et quand j’ai répondu que je n’en avais pas besoin, la nana avait tiré une gueule qui m’a fait douter. Mais non, pas besoin, juste une taxe aeroportuaire de 30 euros que j’ai pu payer par carte. Vite fait bien fait je récupère mon sac qui est bien arrivé après un contrôle du carnet de vaccination de la fièvre jaune (la première fois du séjour où je le montre).

Je fais du change, je prends une carte SIM locale et après c’est le grand mystère. Je suis sensée aller sur l’île de Mindelo mais je n’ai pas de billet, je ne sais pas quand je pars, où je dors ce soir…. Et contre toute attente, bah tout a roulé comme sur des roulettes… Un chauffeur de taxi m’attendait avec une pancarte Nomade, il m’a emmené au centre de Praia dans un hôtel qui m’attendait, un guide est venu m’accueillir 10 minutes plus tard en s’excusant d’être en retard, j’en revenais pas ! Le choc culturel est immense après le Benin… La chambre n’a pas de fuite, il y a de l’eau chaude, du Wi-Fi qui fonctionne ailleurs qu’à la réception, les rues sont goudronnées, c’est moderne, c’est coloré…. Moi qui m’attendais à me débrouiller ce soir, bah même pas…. Kevin mon guide personnel pour la soirée m’a fait faire un petit tour à pied dans Praia, sur le port avant de m’emmener au restaurant ou j’ai même pas eu à payer ?!? Je ne sais pas ce qui m’a le plus ravie ? La caipirinha ? De ne pas à chercher un endroit pour poser mon legba ? L’eau chaude ? Les 25 degrés qui font que je ne perle pas ? L’absence de moustiques ? Le thon mi-cuit avec ses légumes ? La modernité de Praia ? L’absence totale de mobylettes à éviter quand je traverse la rue ? La 4G? Ça va peut-être me plaire finalement le Cap-Vert !? Demain départ pour Mindelo, une des îles au nord de l’architecture….

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