Les photos sont ici
Ce matin on a rendez-vous à 7h à l’hôtel des garçons pour le petit déjeuner avant le départ pour la frontière à seulement 6km de là. Mais à peine partis, le pneu de la Mob de Pancras est à plat et on doit changer le pneu. Comme d’habitude, le docteur Mob prend les choses en main, passe sa Mob à Pancras pour qu’on continue la route. C’est mon premier passage de frontière en mobylette ! D’abord la sortie du Togo avec contrôle des passeports et des visas, prise des métiers et numéros de téléphone avant un contrôle de la température. On passe en poussant les mobs à pied avant d’aller dans le salon VIP du contrôle beninois. Oui oui, c’était marqué au dessus de la porte ! Coup de tampon et nous voilant fumant les routes du Benin. Same same, but different, comme on dit. La signalétique routière était déjà très similaire à la française au Togo, mais là c’est carrément la même que chez nous ! Même panneaux de ville, de rond point ou de traversée de vache, même passage piétons. Au passage aussi, on change d’heure en se recalant sur celle de la France. Les routes bitumées s’enchaînent, toujours sous le contrôle vigilant de nos bodyguards. Au début on avait trouvé ça étonnant qu’ils soient 4. Là on a compris pourquoi. Déjà sur les marchés, on pouvait vite se faire embêter mais entourés de nos bodyguards, ça se calmait tout de suite. On a voulu nous marier plusieurs fois. Mais sur la route, on a eu à faire à d’autres genres de terroristes, ceux qui tentent de vous faire tomber de la mobylette en route. Je l’avais bien vu dans mon rétro le gars qui doublait pas mais restait pas loin de moi. Et j’ai vu docteur Mob foncer sur lui pour le dégager et prendre le contrôle sur lui afin de le virer du groupe… OK ok, pas si sympa que ça alors les beninois/togolais…
Sur la route, une pharmacie ! Et une belle avec 5 personnes pour me servir… Je prends de quoi me faire des pansements corrects parce que mes plaies sous la chaleur, le frottement et la poussière, c’est pas génial. Un peu plus loin on s’arrête dans une première ville pour la visite du marché, un peu différent de ceux qu’on a déjà vu mais où les photos n’étaient pas bien vues. On voit sur la route quelques Peugeot à vendre. On continue un peu plus loin, car aujourd’hui, c’est fête nationale du vaudou et au Benin, le vaudou c’est sacré. Les gens sont bien apprêtés pour la fête, souvent parés de blanc. Les temples vaudous sont bien plus présents qu’au Togo, avec de jolies décorations sur les murs. Les femmes préparent des biscuits traditionnels à la cacahouète.
On reprend la route vers les fameux bars pour le déjeuner, et bien sûr, une bière beninoise cette fois-ci. Puis ce sera le début d’une longue latence, très longue…. On nous annonce après le repas qu’on ne repartira pas avant dans 1h30, toujours à cause de la chaleur et du soleil. Et c’est vrai qu’il fait chaud. On luit, on goutte, on perle de sueur à chaque instant… Encore 30 minutes de route avant d’arriver au village, à 15h donc avant de…. Bah d’attendre que le soleil soit moins fort quoi… On attend sur des bancs sans trop savoir quoi faire, quand on repart, où on peut pisser…. Je commence à être habituée et mon bouquin en est presque terminé. Puis d’agacement du reste du groupe, on se motive à faire de nous même le tour du village avant de se faire rattraper par Pancras, à 17h30, finally. On se sent moins à l’aise dans ce village. On traverse les champs de tecks, de bananiers, toujours suivis par les enfants du village, les poules et les biquettes naines. On passe par un camp de peuls qui ne sont plus nomades, ainsi que la rivière où tout le monde fait son plein d’eau, et l’usine locale d’huile de palme avant de retourner au campement pour la douche et le dîner. On a aussi pu assister à une cérémonie vaudou en cours en ce jour de fête, avec sacrifice de poulets à la clé. Mais pas de photos malheureusement.