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Réveil ce matin par la lumière matinale et les cris des enfants qui squattent encore proche de nos tentes. Grrrrr….. Difficile de faire pipi tranquille dans ces conditions… On remballe les sacs, petit déjeuner avec bestioles surprise dans les crêpes maison qui m’ont fait tout vomir de bonne heure… J’en ai encore l’estomac retourné. Le docteur Mob prépare nos bécanes, on remballe la cuisine et les sacs, puis nous revoilà sur les pistes rouges en sens inverse avant de retourner sur la route. En chemin on s’arrête chez un tisserand, avec système bien élaborée pour la campagne profonde. Puis plus tard après une vingtaine de kilomètres sur le bord de la route où on vend des cacahouètes et de l’essence dans des bouteilles de rhum ou de Gin. Tout se récupère ici. Un peu plus loin la laverie locale, dans un lac artificiel.
Pause déjeuner en face du mont Agou. On visite au passage le dispensaire. La polyo fait des ravages par ici. C’est tout petit mais il y a ce qu’il faut pour les premiers soins. Je prends au passage les tarifs des consultations. On traverse la route pour aller au bar, et oui, la bière ce sera tous les midis en attendant que notre cuistot nous concocte le repas du midi: bananes plantains frites et œufs brouillés. On fait un état des lieux de notre état de crasse à faire la route dans la poussière et clairement, le t-shirt blanc n’est vraiment pas une bonne option ! Par contre qu’est ce qu’on est bon en mobylette ! À priori on a déjà le niveau de 3-4 jours de pratique, et du coup on est tellement bon qu’on est arrivé une heure en avance sur le planning. Repos ensuite à l’ombre d’un manguier: pareil, tous les midis on aura la pause sieste.
Poursuite de la route au pied du mont Agou vers le village Nyogbo. On quitte le bitume pour de la piste niveau 5 en échelle de difficulté, avant d’arriver à une école, notre lieu de campement du soir. Le site est grand, proche du cimetière parsemé de frangipaniers. On part en balade à pied: d’abord le village, l’hôpital, puis on grimpe dans la chaleur humide pour avoir la vue. Mais l’orage se fait sentir au loin mieux vaut rebrousser chemin. Au passage une dame nous propose de la coco séchée qu’on a dévoré, version nature et chocolat, la photo était obligée, vous comprendrez en la voyant. Puis retour tranquillement au campement. Au passage, Pancras nous montre la douche qui se situe en fait dans la cour d’une maison habitée. Mieux que la veille puisque le sol est bitumé et non terreux ! Le luxe absolue… Bon après c’est juste qu’il faut retrouver son chemin dans la nuit noire, ce n’est pas évident.
Petit bémol sur la journée, le Togo, c’est crade… Il y a des déchets plastiques absolument partout, j’en ai les yeux qui saigne à voir tout ce gâchis…