5 Janv – Lomé à Ana – TOGO



Les photos sont ici


Ça y est, première nuit au Togo… Sous la clim à fond, dans le drap de soie. Avec le décalage horaire je suis levée tôt, de quoi préparer mon sac pour mes prochaines péripéties : crème solaire et anti moustiques à proximité, appareils électroniques chargés, je suis parée pour l’aventure. Le petit déjeuner est à 8h,nous sommes les seuls dans cet hôtel. Puis Pancras notre guide vient nous chercher pour faire un tour dans la capitale, Lomé. Le marché, riche en tissus africains mais qui viennent des quatre coins du monde, et toute autre babiole vendu ça et là, parfois la marchandise au dessus de la tête. On passe par la mer et les pêcheurs qui n’aiment pas être photographié. La plage est jonchée de détritus c’est dommage… Mais bon, c’est l’Afrique!

Puis retour à l’hôtel pour enfin tester nos mobylettes. Explications de rigueur sur le démarrage, les règles de sécurité. Bien sûr le frein avant et les clignotants sont inexistants. On teste sur la piste chacun notre tour et une fois rodés, on charge le véhicule qui fera office de voiture balai. À bord, un chauffeur, un docteur Mob et un cuisinier. Au total ils sont 4, et nous dans le groupe on n’est que 3!!!! Puis vient le départ, dernier message sur internet et c’est parti. Première pause pour faire le plein de nos bolides, puis le péage, puis la pause déjeuner au bord de la route dans ce qu’ils appellent des « bars ». Bon, nous tout ce qu’on a compris, c’est qu’il y avait de la bière à tous les coups ! Du coup je teste une deuxième bière Togolaise. À priori l’alcool au volant n’a pas l’air de poser problème. Ou c’est peut à cause de la pause à rallonge du midi ? Pour le règlement, on a vite compris que la monnaie était limitée, donc on a fait un tricount à 3. Au sol, les capsules des bières, c’est peut être comme ça que la bière pousse ? Et derrière, une voie de chemin de fer désaffectée.

On reprend la route, mes comparses s’arnachent avec leur gopro pour filmer le chemin. On poursuit sur le goudron jusqu’à arriver sur le début de la piste, à un village où on stoppe. Vanessa, l’une de nous 3 n’aime pas la bière, on se met en quête d’une bouteille de rhum. Plusieurs échoppes, enfin on en voit au milieu des bouteilles poussiéreuses, le magasin faisant aussi office de bar. Mais non, notre guide nous dit que c’est de l’alcool frelaté, donc ce ne sera pas pour ce soir. On passe devant des églises défraîchies, des bouibouis, des hôpitaux qui ressemblent plus à des dispensaires. Dernière portion de route de la journée, cette fois-ci on attaque la piste rouge, la vraie. Et trempée par la pluie récente en sus, ça pimente un peu de commencer à slalomer, les uns derrière les autres, le docteur Mob en fin de file et la voiture balaie avec ses warning….

Fin de journée au village d’Ana où on va passer la nuit en camping sauvage. Le temps que les gars nous montent les tentes on fait un tour du village. 700 habitants, des enfants en veux-tu en voilà, un puit, un dispensaire, un artisan de panier en liane de palme, des chevreaux, des poulets bicyclettes, de quoi nous occuper un moment. Les enfants nous suivent en troupeau, on est l’attraction de la journée. À ne plus nous lâcher, même quand on veut un peu d’intimité pour prendre sa douche à l’africaine…. La douche, c’est 2 seaux, un paravent en tôle, de la terre battue et une briquette pour se poser dessus. Je suis bien contente d’avoir apporté ma lampe de camping, je sens qu’elle va pas mal servir ! Les toilettes ? C’est la nature, voilà voilà !

Dîner dehors sur nos chaises en plastiques bleues et petites tables, agrémenté d’un apero au rhum et citron fraîchement au citronnier du village. La bouteille n’aura duré qu’une soirée….. Au son de la musique de jean Jacques Goldman et Johnny halliday. Au menu du soir, poulet carottes et riz, puis ananas. Il est temps de rejoindre nos tentes pour une nuit à la belle étoile. Sur certaines, la moustiquaire est réparé avec un pansement !

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