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Deuxième et dernier jour à Boukhara, on reprend les visites. Qu’est ce qu’il y a comme sites à visiter en Ouzbékistan ! On reprend où on s’était arrêté hier, près de la citadelle d’Ark, au mausolée des masanides (Ismael Samani). Il s’agit d’un mausolée de briques de terre cuites construit au 10e siècle qui est véritablement bien conservé vu son âge. Il n’a pas de façade contrairement à ceux qu’on a vu jusque là et les 4 côtés sont identiques.
Avant le 2e mausolée, on tombe sur un Berceau ouzbek. Begali nous fait une démonstration des couches locales: il y a un petit pot en dessous des fesses du bébé et un genre de pipe qui reli le kiki au pot, comme ça, pas besoin de changer le bébé !
Le Mausolée chasmz ayub (Tchachma Ayub) : selon la légende, Job aurait frappé le sol de son bâton, faisant jaillir une source d’eau. A l’intérieur il y a surtout un musée ou on voit à quelle point là mer d’Aral s’est asséchée depuis les années 60… On poursuit avec le marché de Boukhara et j’ai été assez étonnée: par rapport à tous les marchés que j’ai vu visiter jusque là, aucun n’avait été aussi hygiénique. La viande est servie avec des gants, tout est beau, propre, bien rangé, ça ne grouille pas de partout et c’est plutôt bien organisé. D’un côté les fruits et légumes, globalement les mêmes qu’en métropole, de l’autre les épices et les fruits secs ( j’ai d’ailleurs goûté les graines d’abricots, plutôt bon et j’en ai ramené) et enfin les fromages et autres laitages.
On termine la matinée par la Mosquée Boloi havz (Bolo-Haouz) avec ses céramiques et décorations varies, que Stéphane Plaza n’aurait pas aimé pour une vente dans maison à vendre. On ne rentre pas dedans les garçons ne voulant pas remettre leurs belles tenues de la veille. Déjeuner à côté, sans bières disponible…. Il fait toujours très chaud, on n’aurait pas été contre une bonne boisson désaltérante. À table, on se raconte des histoires de Nasreddin Hodja, le fameux Don Quichotte local. Quelques uns du groupe ont acheté un petit livret avec quelques unes des ses péripéties grotesques. Il y est vraiment conté comme un idiot sans filtre. C’était à mourir de rire pendant qu’on mangeait les plats choisis sur la carte à l’aide de photos non contractuelles…
14h, il est temps de reprendre la route vers la gare et de ne pas rater notre TGV local. On a de la marge, mais vu les évènements de la dernière fois, on a été précautionneux. Le train est moderne, spatieux et surtout climatisé. On arrive à Samarcande en 1h30 de confort. Samarcande, la visite, ce sera pour demain. En attendant on s’installe dans notre guest house « Legend », à l’écart de la ville après avoir découvert les embouteillages de cette ville à 3 millions d’habitants et des plus célèbres sur la route de la soie.