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Ce matin petit déjeuner à 8h sur fond d’échapées belles en Ouzbékistan et en français l’émission s’il vous plaît…! Départ 9h, on poursuit notre exploration de la cité de Khiva. Hier on avait exploré toute la partie nord, ce matin on s’attaque à la partie sud. Le ciel est bleu, l’air est chaud, les souvenirs de l’orage d’hier sont déjà loin et on cherche tous les coins d’ombres disponibles. On commence par les remparts et son cimetière très atypique flanqué littéralement sur le rempart. A priori c’était pour que les musulmans n’attaquent pas cette partie fragilisée de la muraille. Puis le plus haut minaret de la citée: c’est de là qu’on jetait les femmes infidèles. On continu avec le mausolée de Pakhlavan Mahmoud, un poète populaire et figure incontournable de l’histoire de Khiva.
En chemin, entre les étales des boutiques de souvenirs, on croise des comédiens déguisés en Khans. D’ailleurs ce matin a été aussi l’occasion pour moi de tester les chapkas locales. On a découvert qu’elle pouvaient se porter autant en hiver qu’en été, car ce chapeau garderait la fraîcheur sur la tête…. En attendant à part un couple de mariés, on n’a croisé aucun ouzbek avec ça sur la tête…
On finit par la mosquée Djuma et ses 218 colonnes en orme et la medersa Islam Kohdja avant le restaurant du midi. Toujours une belle entrée de légumes variés, puis le plat principal avec une galette saucisse, enfin plutôt une fine omelette entourant une saucisse de bœuf, riz et pomme de terre. Retour à l’hôtel pour récupérer nos affaires avant de partir pour la gare de Khiva afin de prendre notre train nous emmenant vers Boukhara. Les billets ont été émis électroniquement et nous avons tous notre sésame en poche. L’hôtel nous dépose à la gare de Khiva, enfin… On remonte aussi sec dans le minibus, car le train n’est pas à Khiva mais à Urgench, à 30km! On n’a pas tout compris, sur le billet s’est bien noté départ de Khiva mais soit disant une fois par semaine il part d’Urgench sans que le guide ni l’agence ne soit au courant. Du coup on n’a pas été les seuls à dépasser les limitations de vitesse sur la route, y avait aussi un bus d’espagnols et d’italiens qui nous accompagnait…
À peine garé, branle bas de combats pour le déchargement des sacs, course jusqu’à la gare, tamponnement des billets avant recourse sur les quais. Épique ! On trouve le wagon, et nos compartiments couchettes réservés. Il fait une de ses chaleurs à l’intérieur !! De toute évidence la climatisation arrivera avec les fenêtres quand le train aura démarré.
Sur la route, c’est le désert de sable avec quelques arrêts au début, assez long quand même, au moins 20 minutes avant de rouler jusqu’au terminus après plus de 6h de voyage et un panier pique nique. C’était, malgré la panne de clim, plus sympa et plus typique de faire le trajet en train. À l’arrivée, la navette de l’hôtel nous attend pour nous conduire une fois encore au pied des visites de demain. Il est déjà 23h, il est temps de se coucher, on découvrira la ville demain !