Ce matin encore on se lève tôt, mais moins que d’habitude: 6h30. Petit déjeuner et comme il ne pleut pas encore on se met en route vers le volcan Arenal. Le parc national est bien ouvert mais il n’y a pas de réservation possible sur le site de la Sinac. On y arrive un peu avant 8h, soit juste avant l’ouverture. Il y a 3 ou 4 voitures devant nous. On nous annoncent le prix, 15 dollars et les sentiers: environ 2km pour cette partie et 1.3km sur celle allant vers le lac Arenal. On se gare et c’est parti sous un ciel mitigé. En effet peu de sentier, mais on arrive à se faire une boucle un peu plus longue mais sans grand intérêt hormis un arbre de plus de 400 ans, un fromager. Le sentier est étroit, il y a pas mal de bestioles qui volent dont une grosse mouche qui arrive à me piquer les jambes malgré mon pantalon long. En fin de sentier, après plusieurs épisodes de pluies nous obligeant à enfiler la cape de pluie, on arrive sur le point de vue sur le lac et le volcan Arenal qu’on arrive à peine à deviner sous le brouillard. Retour mitigé à la voiture avant de se rendre sur la deuxième partie du parc après une piste quasi impraticable après avoir vu un genre de dindon perché sur son arbre.
Cette fois ci le sentier est goudronné, court mais une famille de coatis égaye l’ennui du chemin. Un écriteau nous avertissant de crocodiles qu’on ne verra pas sur le lac, une tour métallique pour guetter les oiseaux, rien d’extraordinaire. Au moins il ne pleut pas, on voit même quelques traces de bleu dans ce ciel bien gris. Retour par la piste, les embouteillages commencent pour ce rendre au parc national. Pour nous ce sera direction le parc Arenal 68 (en hommage à l’éruption de la même année) avec une amelie aux abois pour trouver à manger. Le parc comprend bien un restaurant, on est sauvées . Bah oui, c’est bien beau de marcher autant, mais ça donne faim !
À peine garées , elle me montre le chemin de la cafétéria. Ce qui est sûr, c’est que rien que pour la vue du café, ça valait le détour. Le temps se dégage un peu, on ne verra pas le sommet mais le volcan se découvre de plus en plus et en prime on a une vue superbe sur le lac. Repues et reposées, on se lance sur le plus grand sentier, à contre courant. En même temps c’était pas super bien indiqué non plus, et du Resto on voyait tout le monde remonter par le même endroit alors…. Soit, on commence par contourner un petit lac, tout en marchant sur la lave, dans la forêt. J’ai même vu un petit serpent repartir vers la verdure et j’ai hésité à le dire à ma comparse allergique à ces bêtes. Elle est HS ce midi, plus de jambes, nada… Tant pis, malgré nos petits problèmes respectifs on veut en profiter quoiqu’il en coûte. D’autant que la pluie semble être définitivement partie aujourd’hui. Après 4km on arrive au mirador avec vue direct sur le volcan. Vraiment y a pas photo avec le parc national… En fin de trail, on se dirige pour la photo souvenir au niveau de filets suspendus au dessus du vide rendus célèbres grâce à mes parents.
Retour à l’auberge pour une lessive d’usage et préparation des affaires pour demain car le départ sera matinal. Au coucher une invitée surprise s’est invitée dans notre chambre, et qui a fait monter dans les aiguë ma colocataire: une petite chauve-souris !
Allez, bonne nuit !