13 avril Du volcan Poas à La Fortuna

Les photos sont ici

On a bien dormi sous nos couvertures. Au petit matin, le ciel est brumeux, même dans le brouillard, on espère que ça va se dégager pour le volcan Poas au programme du jour. Petit déjeuner au restaurant de l’hôtel qui ouvre à 7h. Au menu, le gallo pinto local, c’est à dire riz au haricot, avec œufs brouillés et toast, agrémentés de leur petit pot de crème fraîche et de confiture. Tout ce que je préfère je suis ravie. On demande combien de temps il faut pour aller au volcan Poas: 25 minutes nous répond on. Comme on a réservé pour 8h (la réservation est obligatoire sur le site de la sinac, organisme qui gère les parcs nationaux au Costa Rica) on se met en route avec notre bolide.

En effet 25 minutes plus tard, on arrive devant des portes closes, et une file de 7 voitures devant nous. 7h52, ils avaient bien précisé d’être au moins 10 minutes avant, mouais mouais…. 8h les portes s’ouvrent, dehors c’est mi dégagé mi couvert, on ne sait pas à quoi on va avoir à faire là haut. Contrôle des tickets, paiement du parking payant en sus, nous sommes le premier groupe du matin. On nous remet des casques de sécurité, qui pourrait nous servir en cas d’éruption, c’est obligatoire. Ils sont verts. Petit topo dans une salle moche sur la sécurité et quoi faire en cas d’éruption. Un topo en anglais sous titré en français, l’autre en anglais sous titré en allemand. S’en suis une marche sur 800m sous le brouillard et la bruine. Et on a pas été déçu du fabuleux spectacle promis: un magnifique brouillard avec même pas une once d’amorce d’éclaircie, on est dégoutées… Mais on vous a fait de belles photos de ce qu’on aurait dû voir. Le deuxième groupe arrive déjà, s’est millimétré, c’est 20 minutes par groupe pas une de plus. Croyez vous qu’il nous aurait dit que ça servait à rien d’aller en haut ? Que dalle… On repart dépitées et dépouillées de 30 $.

On n’avait pas prévu grand chose après à part bien sûr la route pour La Fortuna un peu plus à l’est (enfin c’est ce qu’on croyait…). Du coup après un review des guides, on voit un petit lac avec rando, la Laguna de Hule, sur notre route. Après bifurcation de la route principale, on prend une piste, mais bon on est rodée, on n’a eu que ça au Chili ! Après une dizaine de kilomètres on trouve le parking payant (encore et toujours, va falloir s’y habituer). Le gardien nous donne les informations sur les possibilités de manger, randonner pour 4 dollars ou faire rando + kayak pour 20 dollars. Histoire de ne pas être venues pour rien on profite de la vue sur le lac avant de descendre faire la rando. Nouveau bracelet à notre collection ! Chemin reunionnais, on se sent déjà plus à l’aise, mais certaines on du mal à oublier les serpents qui pourraient être présents sur les lianes. En 2 h c’est plié, on déjeune avec la vue avant de repartir sur la piste vers la fortuna.

Oui mais, c’est la suite de la piste, et là, c’est pas la même, mais alors pas du tout ! Digne d’un vrai chemin de 4*4, on persévère jusqu’à arriver aux routes de l’impossible : la pente de plus de 10%, cabossée comme jamais, j’ai dit stop, on fait demi tour. Mieux vaut un trajet plus long qu’un trajet avec une voiture foutue au milieu de nulle part ! On reprend donc la piste dans l’autre sens et on retrouve le goudron tant aimé. Il nous aura fallu un peu plus de 2h pour rejoindre La Fortuna et ceux d’autant qu’on avait oublié qu’on avait une réservation qui nous attendait, aux cataratas de Rio de la Fortuna. Ça ferme à 17h, il est 15h30, on est bon.

On s’équipe de nos maillots de bain et direction l’entrée. On montre notre ticket, le guichetier nous demande si on prendra quand même le lunch qu’on avait réservé. What ? Ah merde on avait complètement zappé ce détail c’est donc pour ça que la réservation avait coûte si cher ?!? Même si 18$ pour une chute d’eau c’est déjà pas mal… On demande un refund. Des cabines nous attendent à l’entrée pour se changer et on dévale les 509 marches annoncées. Dans les guides ils conseillent d’arriver soit tôt le matin soit après 16h et on a vite compris pourquoi. C’est pas grand, ça ressemble beaucoup aux chutes d’eau de chez nous, et c’est trrrrrrrrrres fréquenté. Un peu fraîche au début, on s’y fait finalement assez vite. La cascades est assez impressionnante aussi. Aucun risque d’escalader là où il ne faut pas, il y a même un maître nageur avec son sifflet !

Au retour on compte les marches, 483, on nous a menti… Mais on a encore eu un bracelet ! Je ne sais pas si j’aurais encore assez de place sur mon bras à la fin du séjour… Retour en voiture, on s’arrête au supermarché pour les courses avant de trouver non sans mal notre auberge du soir. Car ça y est, s’en est fini des chambres privées, ce soir c’est dortoir. Mais toutes les auberges que j’ai réservé ont une cuisine et ça c’est bien pratique pour faire des économies. Les produits ne sont pas très cher, la viande incroyablement économique et bonne. Dans notre chambre on est 3, sans lits superposés, on s’en sort pas si mal. A l’écart de la ville, on n’aura pas à subir les tumultes du soir de cette ville riche en bar et en restaurant.

À bon entendeur !

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