Cerro Castillo J1: De Las Horquetas au Camping Rio Turbio: 15,4km

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Nous voilà fin prête en ce jour si spécial qu’est mon anniversaire!!! On prend la route assez tôt direction Las Horquetas, le point de départ de notre trek à 17km au Nord de Villa Cerro Castillo. On a décidé de laisser la voiture là bas pour éviter de faire du stop au petit matin (mais on devra le faire au retour!) On commence le sentier avant d’arriver au poste frontière marquant le début du parc. 29000 pesos l’entrée, je vois qu’ils ont bien augmenté leurs tarifs depuis la parution du dernier guide du routard (où c’était noté 5000 pesos…). Il fait gris, il fait froid mais on se réchauffe tranquillement en marchant. Au programme: un peu plus de 16km sur du faux plat: easy. On traverse d’abord les champs des propriétaires privés (qui se prennent une part du gâteau sur le prix d’entrée.) entourées de vaches, nombreuses… Le temps se gâte rapidement, on enfile nos manteaux, puis nos capes de pluies: ça commence mal…. Le chemin oscille entre la terre sèche et la boue, avec parfois des passages très très techniques. Pas mal de ruisseaux avec des pierres ou des bouts de bois pour nous aider à les franchir. On arrive à la première rivière: on nous avait prévenu, il va falloir enlever les chaussures… La première on évite le déchaussage en trouvant des chemins de traverses. Mais à la deuxième, on a pas d’autres choix que d’enlever les chaussures. L’eau est vivifiante de fraicheur jusqu’à mi-mollet et la traversée semble bien longue avec les doigts de pieds qui gèlent…. Ça ravigote me dit A. Mouais… A la deuxième, ça rafraichit encore plus, mais on reste positives: ça aide la circulation du sang, c’est bon pour la randonnée? Bon autant vous dire qu’à la troisième rivière à franchir on a franchement fait la gueule, surtout sous la flotte….

On a pas croisé un penaud sur le chemin. Pourtant on n’était pas les dernières à partir à 9h. Le chemin se poursuit sans grand intérêt hormis notre capacité à trouver des solutions et des chemins alternatifs pour éviter le cassage de gueule dans la boue ou dans la flotte. L’heure de midi arrive, on a faim, on en a marre, mais pas moyen de sortir la marmite et le feu à gaz sous la petite pluie fine. On se motive pour arriver au premier camping pour faire un stop, mais il n’y a aucun abris….. Grrrrrrr…. Du coup on poursuit fatiguées, affamées et mouillées vers le deuxième camping, celui où on devra passer la nuit. Après 5h40 de marche non stop, enfin on y est. La pluie a cessé, on monte vite fait la tente, on enfile couche après couche car la fatigue et la faim ont décuplé notre sensation de froid glacial. En même temps, il faisait 8°C quand on est partie ce matin… On ingurgite la semoule puis la soupe et on file se réchauffer sous la tente. Enfin on essaie tant bien que mal. On somnole, puis on se refait à manger, car force est de constater que 16km, ça creuse énormément!! 

Au soir, on utilise littéralement tout le contenu du sac à dos pour se protéger du froid: serviettes de toilette sur le matelas pour isoler du sol, duvet, drap de soie, couverture polaire, double bonnet, gants et cagoules, et même la cape de pluie au dessus pour le vent. Ah que la chaleur de la Réunion nous manque…. On fini par la remise de cadeaux obligatoire et la petite carte des amis de la RUN qui fait bien plaisir en cette journée sans réseau…. Happy birthday to me!

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