Les photos sont ici, et celle du ferry et de Puerto Williams sont enfin en ligne
Ce matin, on quitte le bout du monde du Chili pour le bout du monde de l’Argentine: Ushuaia!! Pour cela, rien de plus simple, il n’y a qu’à prendre le bateau. Enfin…. Dernier petit déjeuner avec Cecilia dans son auberge avant qu’elle ne nous emmène à l’agence Shila où on avait réservé les billets du bateau à notre arrivée. Le rendez vous est donné à 9h, les formalités douanières sont faites en face, avant le départ. On attend les derniers retardataires avant de monter dans le bus qui nous emmène à Puerto Navarino, au départ du bateau. Décidément beaucoup de travaux sur ces routes chiliennes!! Il nous faudra un peu plus d’une heure et demi pour attendre le hameau. De ce que j’ai compris, il y a 2 compagnies qui rallient Ushuaia, donc 2 zodiaques nous attendent. Les bateaux sont petits, pas plus de 14 passagers, sans confort et même pas 20 minutes de navigation tout ça pour 120USD la place. Enfin quand je dis 20 minutes, c’est sans compter les gens qui se trompent de bateau et nous font poireauter 40 minutes en mer, à la frontière maritime, sur le canal de Beagle… Du coup, départ à 9h, arrivé à Ushuaia à 13h30….
Notre priorité dans ce nouveau pays, c’est de trouver des sous. Car à cause de la crise économique argentine, le peso n’a pas grande valeur à l’international. Seulement 60 pesos pour 1€ en retirant de l’argent au distributeur ou en payant par carte. Par contre, grâce aux français qu’on a rencontrés à Puerto Williams, on a appris quand se faisant un virement via Western Union, puis en cherchant du cash à l’agence du même nom, et bah avec un euro on n’a plus 60 pesos mais 90…. Sacrés économies à faire, surtout vu les tarifs prohibitifs pratiqué dans ce petit coin de terre perdue. On commence donc par déposer les sacs à l’auberge Lo de Momo pour récupérer du wifi et télécharger l’appli avant de se faire un virement, pas plus de 250€ ils nous avaient dit les français. Puis on fille à la poste où il y a un guichet western Union pour remplir les formalités. Le seul problème étant d’avoir avec soit une photocopie de son passeport, ce qu’on a pas, et qu’il ne veulent pas nous faire. A. part donc en quête de la photocopieuse avec mon pauvre et unique billet de 10 pesos que j’avais gardé de mon tour de monde. Et c’était pile poil le tarif de la photocopie, on a eu du bol. Argent en poche, il est déjà 15h, trop tard pour se lancer dans la rando de 4h que je voulais faire surtout sans avoir mangé.
Ushuaia s’étire sur une colline en bord de mer avec l’avenue principale en bas, et celle des boutiques et des agences une rue plus haut, mais ça grimpe sec. On passe devant l’agence Piratour, c’est la seule qui permet d’aller marcher sur une île avec les pingouins, la priorité de A. On réserve. C’est cher, mais surtout, ça nous enlève presque tout ce qu’on avait retiré….. Donc plus de quoi payer l’hôtel…. Mmmmhh. Va falloir revenir à la poste avant la fermeture et refaire la même… Mais d’abord mangeons mal et pas cher. 16h30 la poste ferme, mais on a des sous et beaucoup de billets. Faut dire, avec ce qu’on avait déjà retiré, il n’avait plus de grosses coupures, on s’est retrouvé avec une liasse de 100 billets de 100, va payer discrètement une babiole avec ça!!
On commence un tour des points de vues de la ville avec le « pinguin sign », le « end of the world sign », les lettres d’Ushuaia en bord de mer, le bateau échoué.… On passe par l’office du tourisme pour quelques infos sur le parc qu’on fera mercredi: bon en gros c’est cher pour y aller (900 pesos) et pour y rester (560 pesos). Et comme il y avait du monde, on a réservé notre billet de bus pour s’y rendre, sait-on jamais, des fois que ce serait complet le jour J.
Petite visite aussi au marché artisanal où on a trouvé des magnets Ushuaia où on a fait graver « Réunion, 10049km », stylé. Des gravures, quelques autres souvenirs, ça nous a bien occupé. On finit par quelques courses au supermarché: bon steak local, quelques rares légumes et les pique-niques des 2 prochains jours, avec bien sûr, une bière locale pour l’apéro. Popote et déjà il se fait bien tard pour vous donner des nouvelles. La météo est encore avec nous, quelques éclaircies mais toujours pas de pluie pour tester nos vestes gore-tex, pourvu que ça dure!!