De Punta Arenas à Puerto Natales: ou comment avoir la poisse jusqu’au bout…

img_20200203_183507

Les photos sont ici

Quelle fut longue cette journée, mais quelle fut longue!!! 19h30, ça y est, enfin je suis dans mon lit. La nuit a été courte à l’aéroport, la file d’attente longue pour s’enregistrer, du coup, pas possible de continuer la nuit après le passage des contrôles habituels. Le vol vers Punta Arenas se fait via sky Airlines, une compagnie low cost du chili. On est fatiguée avec A., vue le nombre de conneries qu’on raconte et de quiproquo qu’on a. L’avion est digne de Ryanair, pas moyen de trouver une position correcte pour finir la nuit. C’est donc complètement exténuées qu’on arrive enfin à Punta Arenas, qui n’est pas notre destination finale, loin de là.

Après m’être renseignée sur les blogs, j’ai choisit une petite agence locale de location de voiture pour partir pour Puerto Natales, où nous attend notre première auberge, et le fameux parc Torres del Paine. Réservation via mails interposés, envoi des copies des passeports et permis de conduire, puis plus de nouvelles malgré plusieurs mails envoyés, dont le dernier la semaine dernière pour rappeler qu’on arrivait ce lundi. C’est donc un peu soucieuse qu’à l’arrivée à l’aéroport, ne voyant pas la petite pancarte à notre nom, j’ai commencé à m’inquiéter. Car réserver une voiture à la dernière minute en pleine saison touristique sera mission impossible, quant à prendre le bus…. Comment dire…. Après dix minutes d’attente, on se décide à appeler. Dur après aussi peu de sommeil de comprendre l’anglais d’un espagnol. Mais à priori, pas de souci, ils ont juste un peu de retard.

Le gérant de l’agence AdelRentACar arrive enfin, une demi heure après notre arrivée. Les papiers sont prêts, on s’installe au petit et unique café du hall pour tout signer et payer. On prend enfin possession de la voiture, direction…… l’agence transbordal de Punta Arenas, car malgré mes relances de mails, je n’ai toujours pas reçu les billets du bateau qu’on prendra jeudi. Et on a bien fait d’y aller, parce que pour eux, la réservation n’était pas confirmée…. Aie, si on annule le bateau, ça fout tout le programme en l’air, faut rallonger la location de voiture, annuler ce qu’on avait réserver de bus et autres bateaux….. En gros, bien trop à s’occuper vu notre état déplorable. Il leur a fallu une heure pour trouver une solution car il n’y avait plus de place en classe cama, mais encore en semi cama (ce qui annonce 2 nuits au confort douteux à venir), et rembourser la différence. Pendant que je réglais ce problème à montrer mes confirmations de paiements et autres échanges de mail, A. qui était retournée à la voiture m’annonce que le mec de l’agence de voiture s’était trompé de caisse avec d’autres clients, et nous avait donc couru après. Elle a fait l’échange des affaires et vérifié les contrats.

Cette fois c’est bon,on prend enfin la route, le soleil est avec nous. La route est claire, il n’y a pas une mason sur des centaines de kilomètres, mais des autruches, lamas, vaches, cowboys. On se régale des paysages. Mais fatiguées, on s’arrête sur la route manger un bout. Mais au moment de remettre mes lunettes de vues pour y voir claire dans la boutique: mais elles sont où? On cherche partout, dans mon sac, dans la voiture, jusqu’à se rendre compte que puisqu’elles ne sont pas avec moi, c’est qu’elles ont dû tomber dans l’autre voiture…. Celle qui aurait dû rester avec nous. J’appelle l’agence de location en catastrophe pour trouver une solution. Problème: la voiture est partie en Argentine et a une heure d’avance sur nous au moins. Impossible de les rattraper, impossible de les appeler… Le gérant me propose d’acheter des nouvelles lunettes, mais ça voudrait dire retourner à Punta Arenas, voir un opthalmo pour avoir la prescription, puis l’opticien. Illusoire. Après reflexion, je les récupèrerais en revenant à Punta Arenas dans 15 jours. Mais en attendant, bah j’ai l’air con avec des lunettes de soleil sur le nez 24/24, même si j’y vois clair avec, enfin sombre…

Il est grand temps qu’on arrive à l’auberge de jeunesse. La pluie nous accueille gentiment, la ville a l’air toute mignonette. On a réservé au Singing Lamb. Ça paie pas de mine comme ça, mais c’est plutôt sympa à l’intérieur. A l’accueil, on nous demande nos passeports, ok, et nos FDI: comprendre le petit papier remis au passage de frontière, et indispensable pour sortir. Quand je dis sortir, on aura compris sortir du pays. Parce que connaissant A., je l’ai prévenue de ne surtout pas le perdre. Mais au lieu de comprendre sortir du pays, elle a compris sortir de l’aéroport. Alors du coup, ce FDI, moi je l’ai gardé précieusement, et A., bah…. Alors on ne pas s’enregistrer à l’hotel, du coup, c’est comme ça qu’on est allées au poste de police, dès notre premier jour. Rrrrrrhhhh, A.!!!! Put…….!!!! Bon, quand ça veut pas ça veut pas! On va au poste FDI, mais c’était trop tot. Du coup, en attendant, on est allé boire un pisco sour :). De quoi requinquer A. et lui permettre de finalement retrouver ce fameux FDI. No Comment……………

Enfin une douche, enfin un endroit calme. Mais il n’est que 15h, si on dort maintenant, c’est foutu. Je motive A. pour sortir, on fait quelques courses à la supérette dévalisée par les touristes en vue de la promenade du lendemain, puis un petit tour sur le front de mer pour profiter des montagnes enneigées au loin sous un vent qui ne laisse rien envisager de bon sur la météo, avant de se réchauffer dans un petit resto cosy avec un bon plat de gnocchis et rentrer au plus vite se coucher.

Elle a vraiment été longue, cette journée…

2 réflexions sur “De Punta Arenas à Puerto Natales: ou comment avoir la poisse jusqu’au bout…

Laisser un commentaire