Les photos sont ici
Voilà, c’était notre dernière nuit à la belle étoile, toujours emmitouflés dans les duvets, certains sur les lits de camps et les autres sur les paillasses pas moins confortable pour autant. Réveil au levé du jour, petit déjeuner à base de pain local tout juste préparé, café du coin lui aussi. Les mouches sont au rendez vous et on a tous du mal à croire qu’on arrive à manger malgré elles. Et quand je dis nombreuses, c’est vraiment très nombreuses!!! On prend les 4×4, il va faire encore très chaud aujourd’hui. Direction les mines de sel. Comme nous l’avait dit Tafé hier, il n’y a ni ouvriers ni caravanes de sel aujourd’hui. Du coup, pas de vrai démonstration mais beaucoup d’explications. Le désert d’abord marron devient de plus en plus blanc, digne d’Uyuni en Bolivie. Des plaques de sel se détachent, on voit que c’est de là que partent habituellement les caravanes. De quoi faire de très belles photos!
On continue un peu sur la banquise de sel avant de se diriger vers le Dallol. On arrive à -120m en dessous du niveau de la mer, je n’étais jamais allée aussi bas sur terre! Qu’est ce que le Dallol me demanderez vous? Et bien c’est un site géologique unique au monde fait d’un cratère volcanique, et connu pour ses curieuses formations géologiques : sources chaudes acides, montagnes de souffre, colonnes de sel solidifié, petits geysers gazeux, vasques d’acides isolées par des corniches de sel et concrétions d’évaporites, de souffre, de chlorure de magnésium…, sur un fond blanc, jaune, vert et rouge ocre, dû à la forte présence de soufre, d’oxyde de fer, de sel et autres minéraux. Autant vous dire qu’on n’a pas rongé notre plaisir à prendre des photos!!!! Bon par moment on s’est quand même pris quelques vapeurs d’acide sulfurique…. Un peu plus loin une ville fantôme, site d’extraction de potassium abandonné par les Italiens vers 1930, subsiste.
On reprend les voitures pour se rendre au bord de montagnes de concrétion de sel, toujours accompagné de nos gardes aux fusils chargés. On reste groupé, il paraît que des touristes se seraient perdus un jour, et on ne les a jamais retrouvé… puis dernier arrêt dans le Danakil avant de récupérer nos bagages et repartir pour Bera Hali pour la pause déjeuner. Sol en terre battue mélangée aux capsules de bouteilles de Coca et de bières, feu à même le sol pour le café et les fameux tabourets et vaisselles en plastiques multicolores. Au menu, et bah du riz pardi, avec de la chèvre, injera et pains locaux, bières fraîches et café éthiopien.
On repart et on quitte définitivement la dépression du Danakil pour Wukro où nous attend la douche et le wifi. On remonte de plus de 2000m et vite, on sent la chaleur qui s’en va. La route est goudronnée, courte pause technique en face d’une église puis arrivée à Wukro au Wukro Lodge. Ah la la, la chambre!!! Avec des toilettes et une douche chaude!!! Et même une terrasse et un fer à repasser. On ressort les doudounes, il fait nettement plus frais. Un peu de wifi qui s’en va et qui revient, puis diner au restaurant avec un petit blanc éthiopien bien frais. On restera trois jours ici, avec de nouveaux paysages et randonnées à la clé!