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Tout un programme n’est-ce pas? Réveillée à 6h par la bétonneuse de l’hôtel, c’est difficilement que j’ai attendu 8h pour le petit déjeuner. Un gros programme pour cette journée de visite qui me coupait de la route entre Kosi Bay et le Drakensberg. Donc un peu d’histoire sud-africaine au programme!!! Et pas celle qu’on connait déjà avec Nelson Mandela &Co… Je commence donc par Blood River, à 40km de Dundee avec 20km de route normale et 20 autres sur piste comme je les préfère… Là on rentre dans la bataille de 1838, le 16 décembre, entre les Voortrekkers et les Zulus. Et ce sont les zulus qui perdent. J’ai eu un peu de mal à tout comprendre, question vocabulaire, google traduction était de la partie. Mais en gros, les Voortrekkers voulaient plus de territoire en Afrique du Sud et les zoulous n’étaient pas d’accord. Pour résumer… Je suis toute seule sur le site, rien de très étonnant. La principale attraction c’est le laager, c’est à dire le cercle formé par les chariots reconstitués à l’identique en bronze. A vrai dire, c’est assez grand comme cercle et au milieu, une stèle de pierre. 13000 zoulous contre à peine plus d’une centaine de blancs et qui c’est qui gagne? Bah ceux qui ont des fusils tiens! On appelle la bataille Blood River à cause du sang versé par les Zulus dans la rivière (asséchée) qui longeait la défense. Site particulièrement silencieux!! De l’autre coté, la version zoulous de l‘histoire, comme dans toutes les batailles. Il n’y a qu’à traverser la rivière pour arriver à eNcome, tout aussi désert. Cette fois-ci un musée expliquant l’histoire de la bataille, les rites traditionnels zoulous et à l’extérieur, des boucliers zoulous en mémoire aux guerriers décédés.
De Blood River je rejoins Isandlwana, lieu d’une autre bataille entre les anglais et les zoulous, mais cette fois-ci ce sont les anglais qui perdent en 1879. Sur la piste qui y mène de Blood River, je traverse de nombreux villages zoulous sur fond de paysage alliant tous les tons du jaune à l’orange sur fond de ciel bleu. Arrivée sur le site, j’ai eu un peu de mal à comprendre ce qu’il fallait faire, surtout sans guide. Je n’ai que la brochure touristique remise par l’hôtel. Il faut d’abord passer par le Visiter center et s’acquitter de sa taxe avant de rejoindre le véritable lieu de bataille. Aucune pancarte sur le site, je pars un peu à l’aventure. C’est toujours aussi désert, pas un touriste pour m’aider dans ma quête. Il y a de nombreux cailloux blancs formant des pyramides qui symbolisent les troupes trucidées dans cette guerre. Au loin mais pas tant que ça, un rocher volumineux. Plus qu’un rocher, une mini montagne. Je devine le sentier qui mène au pied de cette montagnette et elle semble vouloir en faire le tour. Chouette, une petite rando! Sauf qu’au quart de la montagne, impossible de voir où se poursuit le chemin… Mon GPS n’en signale pas non plus, et ça, c’est pas bon signe. Je pense trouver un peu plus en bas le chemin, mais non, en fait je suis perdue! Oui bon, en fait il n’y a qu’à faire le tour et je retrouverai bien le chemin!! J’avance donc dans les hautes herbes sèches et jaunes, au milieu des crottes de biques et en priant que le lieu ne soit pas infesté de serpents… Cette petite balade met à mal ma cheville bien trop fragile mais tant pis, il faut bien revenir à la voiture. Je fais donc le tour du rocher jusqu’à retrouver le chemin qui en fait, ne devait pas faire le tour mais bon, sans panneau ni signe, dur dur! Cette balade a au moins eu le mérite de me donner de fabuleux point de vue sur la région, et sans pécnos sur les photos.
Même pas 14h, j’ai le temps de visiter le Talana Museum juste à coté de Dundee. Je pouvais visiter encore d’autres champs de bataille mais bon, comme pour les temples, il faut savoir ne pas trop abuser. Et puis c’est dur de s’intéresser à des guerres dont je ne connaissais même pas l’existence avant de venir à Dundee! Donc, Talana, c’est aussi désert que les autres endroits que j’ai pu visiter aujourd’hui. Plus qu’un musée, c’est un ensemble d’une dizaine de maisons qui retrace plusieurs histoires: les batailles du jour, la première guerre mondiale, mais aussi la présence de Gandhi durant plusieurs année en Afrique du Sud et aussi à Dundee (qui l’eut cru!!), des antiquités de la vie quotidienne, des mineurs, des trains… Et j’en passe! Je flâne 2 heures parmi les différentes baraques et parfois c’est écrit en français. Note pour maman: tu vois, je fais moins de fautes d’orthographe!!! Autre chose intéressante: il y a même pas une semaine, j’ai été alerté par les informations de mon téléphone par une nouvelle histoire de cannibalisme en Afrique du Sud, pile dans la région où je me trouve. Bah faut croire que c’est une pratique ancestrale… Je me dis que finalement, et ben ptêt que j’ai bien fait de ne pas m’arrêter dans ces villages zoulous sur la route…
Retour à Dundee avant mon diner à 17h… Et oui, j’ai faim!! Je vais au même restaurant que la veille, mais cette fois ci avec mes papiers. Et là, le mec, il voit mon permis de conduire et il dit: « oh…. international…. ok you can go! ». Comme quoi…. Bah non, il n’y a pas de code barre sur les permis français!!!