Les photos sont ici
Levé 5h30, petit déjeuner 6h, départ 7h, ça commence à devenir une habitude! L’eau est revenu au camping, mais pas pour nous, il faut partir pour Rundu, petite ville namibienne à la frontière avec l’Angola. C’est juste un stop pour la nuit, car le lendemain nous partons pour le Botswana!!! On commence par quitter le parc d’Etosha avec un nouveau safari pour lequel nous resterons bredouille… Puis on trace sur la route jusqu’à une petite ville qui nous permet de nous ravitailler en bières pour les 2 jours que nous passerons sur l’ile « pépère » au Botswana et surtout en eau. On en profite aussi pour faire des petites courses de nourriture car nous allons visiter un village typique sur la route et au lieu de pourboire, il est préférable de ramener des victuailles. Comme tout le monde a donné dans le pot commun, ça fait un paquet de courses qu’il est difficile de caser dans le camion!! Alors on sacrifie une place dans le fond au dépend de Charles qui se retrouve un peu coincé sous la nourriture!.
Arrêt pique nique sur l’autoroute avant de se présenter à un village. Collin en chef se présente et va demander aux villageois si on peut visiter le village. Ok, on descend donc du camion. En fait ce n’est pas vraiment un village mais plus un petit champ rempli de cahutes où loge une seule famille, chaque cahute étant soit une chambre, ou une cuisine, ou un entrepôt… Un ensemble de ses petits champs forme un village. Ça rappelle un peu Madagascar entre les petites maisons fabriquées en bois et terre de termitière, les bâtons servant à battre non pas le riz mais le millet… Sommaire, en photo on pourrait croire que les maisons sont grandes mais avec Philippe dessus, on s’aperçoit de la taille réelle!!! Les poulets et les vaches font leurs aller et venue à leur guise, on nous explique le fonctionnement du village. Petit stop devant une marmite où cuit une potée de peau de vache. Tête surprise et légèrement dégoutée de Collin, et quand le guide Zimbabwéen fait une tête pareil, c’est pas bon signe!!!!
On reprend la route, on n’est plus très loin de Rundu. Dès notre arrivée au camping, la rivière Okavango est juste derrière nous et nous attend pour une croisière au coucher de soleil. On ne traine pas d’autant qu’il parait qu’on pourra poser un pied en Angola!!!! Pas d’hésitation, je saute dans le bateau de fortune mis à notre disposition et on commence la descente du fleuve pendant que ceux qui sont restés montent les tentes. Quelques oiseaux, des crocodiles pas dangereux car peureux et malgré l’absence totale de sécurité, comme je vois le fond je ne suis pas très inquiète. De l’autre coté de la rivière: l’Angola. Le soleil rougeoie et le guide nous explique qu’ici, les gens passent librement d’un coté comme de l’autre de la frontière, il n’y a pas de garde ni de barrière… On traverse enfin la rivière et on accoste sur du sable. Des petites namibiennes nous attendent pour chanter un chant de bienvenue. Ça y est, je suis en Angola!!!!!!! Même pas en rêve je n’aurais pu penser que j’y mettrais un pied, alors les 2!!!! Photos de rigueur comme preuve, plus le panneau apporté par le guide: « illégal in Angola ». Alors on se prend tous en photo avec, bah oui, on n’aura pas de tampon pour le prouver… Coucher de soleil, les températures se rafraîchissent rapidement, les moustiques se font plus présents, mais moi, je m’en fous, j’ai été en Angola….
Puis vient l’épineux sujet de discorde: peut on ou non colorier le pays sur nos cartes de voyageurs respectives???? Techniquement, même sans tampon, on a marché en Angola, on a des photos, alors OUI!!!!!!!!!!!!! Puis diner, quelques minutes d’un wifi médiocre. On pouvait encore aller voir des danses locales au bar mais on n’était pas très motivés. Donc dodo, la journée sera longue encore demain, avec le passage au Botswana pour la découverte du delta de l’Okavango. A ce sujet, le briefing de Colllin n’a pas été des plus rassurants. Beaucoup de bestioles en tout genre: serpents donc il faut bien fermer les tentes, éléphants qui traversent la rivière qui mène à l‘île pépère, voir autres quand le niveau de l’eau est bas (comme des lions), hipopotames tueurs… Comme dit Collin: « it’s your life, it’s your hollydays »… Bon, bah on va faire attention pour la pause pipi nocturne alors!