Les photos sont ici
8h15, mon taxi m’attend pour me rendre à la clock tower du Waterfront, le point de rendez vous pour les départs vers Robben Island. Robben Island est la prison où été détenu Nelson Mandela durant plus de 18 ans pendant l’apartheid en Afrique du Sud. J’avais pris mon billet en avance sur internet et l’avait fait imprimer chez Lindy. Mais je ne pensais pas qu’on serait si nombreux!!! Ouah mais c’est de la folie ici! On est plus d’une centaine à attendre le bateau!!! Pourtant ce n’est pas faute d’avoir 3 départs par jour, tous les jours… Déjà plus de place sur le pont supérieur, plus de 30 minutes de navigation et nous voilà arrivés sur l’île prison, pas si petite que ça. On nous presse pour monter dans l’un des 5 bus (en fait il y a un deuxième bateau qui vient d’arriver), 54 places assises par bus ça donne une idée de la foule… Pas hyper confort, des rangées de 5, autant dire qu’on ne va pas voir grand chose. Une guide nous explique des tas de choses sur l’île, la prison… Heureusement, elle ne parle pas trop vite et à défaut de voir, au moins je comprends… On fait une pause d’un quart montre en main sur la vue que nous offre Cape Town avec petit encadré sympa mais avec énorme queue pour prendre sa photo (5 bus, hein…). On passe par la carrière où les prisonniers travaillaient tous les jours quelque soit le temps, le petit village avec son école et son Bed and Breakfast fermé, son église où des couples peuvent se marier (ça vend du rêve…)…
Puis deuxième partie: tout le monde descend des bus pour rejoindre un ancien prisonnier qui nous fera la visite de la dite prison, un prisonnier par bus. Bon là tout de suite ça devient nettement moins compréhensible mais j’ai le gdr pour me donner quelques informations. On parle de la vie des prisonniers sur l’île, leur routine, on visite leur microscopique cellule fraichement refaite… Puis viens LA fameuse cellule de Mandela, comparable à toutes les autres cellules, sauf qu’il faut aussi faire la queue pour la photo, d’autant qu’il y a 5 bus à passer devant, alors on se dépêche hein! Puis vite vite il faut rejoindre le bateau, déjà un de parti, allez, allez!! Vous l’aurez compris, une visite interessante en soi, mais beaucoup trop speed et surtout beaucoup trop de monde!!!
Bon c’est pas tout ça, mais j’ai un groupe à rejoindre moi. Ils arrivent à 11H45 à l’aéroport, je sais que ça me laisse largement le temps de rentrer à l’AJ, récupérer mes affaires, puis de partir pour le nouvel hôtel nettement plus classe, le Breakwater Lodge by Marriott. L’embarcation pour le ferry et les 2 hôtels ne sont pas très loin les uns des autres sur une carte, mais tout de même 2 km à chaque fois. Du coup, je préfère prendre un taxi pour ne pas avoir à porter les bagages, je ne suis plus une tourdumondiste maintenant. Mais bon, en fait, peut être que j’aurais dû y aller à pied maintenant que je sais ce qui s’est passé… Un peu galère à le trouver, le taxi, je commence à marcher et fini par en héler un. Il m’emmène à l’AJ, je prends mes bagages et en rejoignant le taxi je rate la marche, je me casse la gueule et la cheville droite qui va avec… Putain, je hurle de douleur et vois le magnifique oeuf de pigeon typique de la vrai entorse de cheville poindre le bout de son nez. Et merde putain!!! Je ne peux plus poser le pied par terre… Adieu les randos à venir pour les 2 prochaines semaines au moins, grrrrr
Le taxi me propose de m’emmener aux urgences, je lui demande de m’emmener à l’hôtel. Qu’est ce qu’ils vont me dire que je ne sais pas déjà, aux urgences? Des entorses j’en ai vu mille, le traitement c’est glace, immobilisation courte, anti-inflammatoire et surélever la jambe. Alors…. J’arrive au Breakwater, et comme ce n’est pas un hôtel bas de gamme, j’ai pu m’enregistrer vite fait, ils m’ont apporté de la glace et un magnifique fauteuil roulant pour m’emmener à ma chambre. J’attends les autres et dès que ma voisine de chambre arrive, je me précipite à la rencontre des guides de ces 3 prochaines semaines pour un: me présenter, et 2: qu’ils voient le petit problème technique qui se présente. Est ce que je suis sûre de pas aller voir un médecin? Ah bah c’est ça c’est la seule chose de sûre, un médecin, il y en a déjà un, et elle s’est fait une entorse de cheville! Je demande par contre à aller à la pharmacie la plus proche histoire d’avoir des stocks de petits bonbons magiques anti-douleur et des bandes pour un strapping. Sonia qui est notre guide francophone m’accompagne et c’est à pied que l’on se rend au Waterfront pour faire les stocks. Je fais ma courageuse genre c’est pas grave mais purée ce que je douille!! Oui, définitivement, pas de randos pendant plusieurs jours…
Retour l’hôtel, pour un repos bien mérité avec cette cheville en vrac et qui a doublé de volume. 18h, on a rendez vous tous ensemble pour un briefing général avec Sonia et notre guide anglophone du Zimbabwe dont j’ai du mal à retenir le prénom et qui m’assure que ce que j’ai n’est pas bien grave, demain ça ira mieux. ?????????, ouais, il n‘a pas dû beaucoup en voir des entorses… Très long, trop long ce briefing où on nous prend vraiment pour des gosses. Oui, on est un groupe de 14 alors c’est sur qu’il faut faire en sorte de respecter les horaires et tout et tout… Et oui on changera de place dans le bus pour que tout le monde en profite, enfin sauf moi, hein, priorité aux handicapées!
Soit, c’est l’heure de manger, d’autant qu’on se lève à 6h30 demain matin. Le groupe est déjà éclaté et on est que 6 à manger ensemble. 3 sont partis dans un indien, 3 autres on ne sait où, et 2 ne sont pas encore arrivés. Je reprends mon fauteuil roulant pour aller au restaurant de l’hôtel qui n’est pas tout proche, c’est limite si on ne se bat pas pour me pousser! Du vin, une petite soupe, on fait tranquillement connaissance puis au lit avec ma glace et les anti-douleurs.