Les photos sont ici
De toute évidence je ne devais pas être très lucide le jour où j’ai établi mon programme. En même temps en 10 jours, mieux valait réserver les hébergements et voir ce qu’il y avait à faire dans le coin. Soit, réveil ce matin par un truc poilu qui était venu chercher la chaleur là où il y en avait vu le peu de backpackers présents en ce moment, c’est à dire que moi… Le truc poilu, c’est le chat de l’auberge, qui, une fois que je l’avais malencontreusement viré de mon lit une place, est revenu s’y installer vite fait… Ça va que je suis l’amie des chats… Fin de nuit donc coincée vu que le fauve prenait toute la place…
Je quitte très tôt l’AJ car j’ai de la route qui m’attend et un planning d’enfer. Je suis maintenant de nouveau à l’aise avec la conduite à gauche, et je me dirige vers Plettenberg Bay pour la nuit. En chemin, je m’arrête au Tsitsikamma National park. Je ne sais plus pourquoi mais j’y avais sélectionné une rando là bas. Presque 100 ZAR l’entrée, ça fait cher le trail d’une heure mais bon, je ne suis plus une routarde proche de ses sous, alors on s’en fout. Je reconnais le questionnaire que j’avais dû remplir pour le parc Addo, je sens que ça va devenir une routine. L’avantage des parcs, c’est que même si c’est payant, au moins l’accès est réglementé et j’espère du coup, mes affaires dans ma voiture sont en sécurité. Je longe de nombreux Lodges, tous en bord de falaise avec les vagues de l’océan Indien qui se déchainent. Parking, puis je me mets en route pour le Mouth Trail. Ici, tout est bien flèché, aménagé comme en Australie avec tout ce qui faut en terme de sentier pour les randonneurs du dimanche. Le soleil est toujours là, à moi le fameux pont suspendu de 70m de long. Bon je ne suis pas toute seule mais que nenni, j’aurais quand même ma photo. Vue splendide, je ne regrette pas mes 100 ZAR. Après le premier pont, le chemin se poursuit en hauteur avec quelques 500m de dénivelé pour un point de vue fabuleux. Moins aménagé, il a donc moins de succès mais au moins je suis penard. L’occasion une fois là haut de tester le pied à photo que mon collègue Gérard m’a prêté pour l’occasion. Retour en bas, deuxième pont suspendu et je profite à fond de ces vagues déchainées, car ce n’est pas dans le Pas de Calais que je pourrais en voir!!
Suite du programme avec un arrêt au Tenikwa wild center. Quoi est-ce? Rien que des gros minous en réhabilitation, l’argent du ticket d’entrée servant à aider ses pauvres bêtes maltraitées par l’homme. Alors oui, celles que je vois sont en cage, mais parce que nés en captivité, elles mourraient en pleine nature. La plupart des autres sont soignées puis relâchées. Et moi aussi je me lâche. 13h, personne à l’horizon, je paie pour le tour privé de 2h. Ça inclue un sandwich et une boisson, ça tombe bien, je n’avais encore rien avalé! On commence par les suricates. Bah oui dans suricate, y a cat…. C’est nul je sais, mais c’est trop mignon, et je les avais raté en Namibie. Digne du roi lion, il parait qu’elles se nourrissent de serpents… Comme quoi… On poursuit avec les lions, les servals, les chats sauvages: oui oui, le minou en photo est plus dangereux qu’il n’y parait! D’ailleurs, le guide m’a raconté que tous les chats avec des coussinets noirs étaient à l’origine des chats sauvages… Je comprends mieux pourquoi le mien ressemble à une panthère et chasse la souris…. Puis guépard et léopard, tous faisant un bon gros dodo. On est même rentrés dans la cage des guépards puisque non dangereux pour l’homme, enfin, nettement moins que les autres félins. Le guide me raconte pleins de choses sur ces gros chats, pas mal de trucs que je savais déjà, d’autres moins. A la fin il me demande s’il y en a un que je veux revoir: oui, le gros léopard paresseux qui n’a même pas daigné bougé quand je suis venue le voir. Et bah là, par contre, c’était gros câlin contre la barrière, mais interdiction d’y mettre le doigt sous peine de le perdre, le doigt…
15h et des brouettes, un peu tôt pour arriver à l’AJ, je tente donc le Robberg Island Park, à peine plus loin que Plettenberg. Sur le chemin, on sent la petite bourgade balnéaire bien richouse avec ses villas en vente ou déjà vendues. Robberg, c’est juste une presqu’ile avec 3 boucles de randonnées. 3 étoiles dans le routard, ils conseillent le deuxième sentier de 2h. Rapide calcul, en marchant pas trop lentement, je devrais être de retour avant la nuit. Les alentours ont été pas mal brulés, ça ne présage rien de bon surtout quand le mec de l’entrée a sa petite cabane toute neuve juste à côté de l’ancienne toute cramée… Mais non, le feu n’a fait des ravages que dans cette partie et le reste a été préservé. Je suis donc le sentier B, me hâtant un peu. Mais ça a été dur, parce que c’était vraiment très beau! D’abord on longe la côte nord, donc vue sur le chemin que je viens de faire, puis rapide coup d’oeil en contre bas vers les phoques qui y logent en permanence. Suite avec une vaste dune traversant de part en part la presqu’ile, que l’on longe pour arriver vers les vagues qui déferlent, tous ça sur fond de soleil couchant, je vous laisse imaginer. 5,5 km quand même, avec une dernière partie franchement casse gueule, et sujet au vertige s’abstenir! Des fois c’est à peine si on voit où il faut passer entre les rochers!!
Fin de journée, j’ai tenu mon timing, mais c’était un peu crevant comme journée! J’arrive à mon AJ, le Nothando BP. Parait que c’est une AJ étoilée. Mais bon, hier ils étaient full, là, c’est calme, encore… Pas grave, je suis trop naze pour faire la conversation avec la seule autre nana du dortoir. Comme toujours, il y a la cuisine à disposition, mais de même, trop naze pour cuisiner. Alors direction le resto branché du coin, pour y déguster mon verre de shiraz sud africain avec des raviolis. J’y suis allée à pied sur les conseils du gérant de l’AJ, car ici, c’est safe. Ouais, alors les 3 portails de sécurité avec code et tout le tintouins c’est pourquoi alors?
Demain route pour Knysna, à seulement quelques dizaines de kilomètres. J’ai fait le plus gros de la route aujourd’hui.