Du goudron!!!!!!! Ça se fête!!!!! Fini la piste pourrie, les problèmes de voitures, les descente du véhicule pour pousser, la poussière, les heures de trajet interminable, c’est fini!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bon allez, c’est pas tout ça, mais on a encore de la route, et oui. On rejoint donc la RN7, la fameuse, la célèbre RN7. Il n’y a qu’une demi-heure entre Ifaty et Tuléar où on va faire un premier arrêt. Ce soir on campe auprès du massif de l’Isalao, alors on a besoin de faire des courses. On commence par le marcher, ce qui permet de faire découvrir aux non-réunionnais le Combava. J’ai pu acheter du poivre sauvage, et aussi les fameuses écorces qui permettent d’enlever les courbatures, et accessoirement de faire soit rétrécir le vagin, soit allonger le pénis: affaire à suivre. On croise les fruits du baobab dans leur velours, une boucherie locale typique, je ne parle même pas du mode de transport des poulets… Ni des taxi brousse qui sont à peine chargé sur le toit!!!!
On reprend la route, on a quitté le territoire des Sakalavs depuis longtemps et on rentre sur celui des voleurs de zébus. Oui oui, ici ils sont voleurs de zébus de père en fils, et c’est une grande fierté pour eux… Aussi, en fonction des ethnies, les coutumes changent ainsi que les fadys. Pour exemple, la façon d’enterrer les morts. Pour les Sakalavs, c’était la cérémonie de retournement des morts… Ici, c’est plutôt à celui qui aura le plus grand tombeau ou le plus original… Pour preuve celui en forme de bateau..
On traverse les petites villes où les saphirs font un malheur. Sophie nous raconte l’histoire d’un Vahaza qui c’était aventuré dans un petit village perdu à l’époque où on ne savait pas qu’il y avait des saphirs dans la région. Les villageois en creusant un peu la terre pour construire leurs maisons avaient trouvé pleins de jolies pierres bleues. Alors ils les avaient gardé, les enfants jouaient avec comme des billes… Le vahaza qui était un connaisseur de pierre c’était vu offrir une pleine boite de ces petits cailloux pour 30 000 Ar, soit moins de 10 euros…. Ils en avaient des caisses entières et étaient juste content de les vendre à ce prix là… Quand on sait que ça en vaut 1000 fois plus, j’imagine la tête du vahaza!!! Enfin bon on est rentré dans la boutique pour rêver un peu, ça reste une pierre précieuse pas trop dans mes moyens, et je me suis faite un copain un peu spécial…
Fin de la route à Ranohira, au pied du massif de l’Isalao où on va randonner demain. Dans une petite boutique, on a même pu trouver quelques bonbons Haribo… Diner au chandelle, et nuit sous tente!
Les photos sont ici