En route pour la descente de la Tsiribihina

Réveil aux aurores ce matin pour un petit déjeuner à 5h30 et départ à 6h tapante. On doit se rendre en 4*4 à Miandrizavo puis Masiakampy pour l’embarcation à bord de notre chaland pour la descente de la rivière Tsiribihina pour les trois prochains jours. Direction ouest donc, on quitte la RN7 que l’on retrouvera pour le retour. 6h30 de route pour rejoindre notre lieu de rendez vous avec de très très nombreuses pauses toilettes. On quitte le frais des Hautes Terres et progressivement les paysages changent: un petit air des volcans d’Auvergne par moment, mais la terre bien rouge nous rappelle que nous sommes toujours à Madagascar. C’est bien calme par ici, la route est plutôt bien goudronnée comparée à mes souvenirs de la RN6 du nord du pays. On passe par un petit village chercheur d’or dans les rivières. Parait-il qu’ils en trouvent vraiment quelques grammes par ci par là, mais pas de quoi devenir riche non plus.

La longue route continue, la chaleur est maintenant bien présente: adieu les pantalons et les sweet, place aux shorts et crème solaire. On rejoint enfin l’embarcadère où nous attend l’équipage du chaland. Magnifique carrosse que voilà!! Pour descendre le long de la rivière de toute façon il n’y a pas 36 solutions. Soit c’est un chaland comme le notre avec une équipe de cuisinier, navigateur…. Soit c’est la pirogue. Au programme, 3 jours de navigations, bivouac la nuit, confort sommaire et pas de douche. Avec les couches de crème solaire et d’anti-moustique à se tartiner, ça promet!!. Le chaland s’en va, et débute la navigation sur l’eau couleur ocre. On nous donne les consignes: pour petite commission: on peut utiliser les toilettes sèches du bateau, mais pour la grosse, il faut s’arrêter à terre car c’est « fady », interdit quoi. Non à cause de l’écologie ou quoi que ce soit, non non, c’est juste interdit c’est tout… On avance tout doux car le plus gros du travail consiste à éviter les bans de sable du fleuve…

Déjeuner à bord, avec du poisson de rivière, puis un peu plus loin on s’arrête dans les gorges pour aller voir une cascade et même s’y baigner. C’est bien, ça nous fait prendre une douche comme ça!! On n’est pas les seuls vahazas à aller se balader. C’est assez rafraîchissant, l’eau est bonne, et on a même la visite de quelques lémuriens. 105 espèces différentes sur l’île tout de même entre les diurnes et les nocturnes. Puis sur le retour, voilà une espèce de lémuriens très rare à voir: des blancs type « Verreaux »!!! Cool parce que le couple qui était avant nous et ceux juste après les ont raté de peu, ils n’étaient que pour nous! Bon je n’avais pas mon gros zoom alors j’ai eu un peu de mal à les prendre en photo.

Fin de navigation proche d’un village que l’on visitera demain et installation du bivouac pour la nuit sur un ban de sable. A priori pas de risque d’inondation pour la nuit, mais moustiques et bestioles à souhait en plus de la chaleur. Faut pas croire, les tentes sont toutes modernes, avec matelas, draps et oreillers s’il vous plait!! On est bien seul sur le sable encore craquelant de la sécheresse. Installation aussi de la cabine de toilette car vu l’absence de végétation, ça risquait un peu de manquer d’intimité… Une caisse avec un trou, une cuvette de toilette, une tente, un trou et le tour est joué!

Apéro au rhum arrangé, un peu fort pour certaines…. Ça parle un peu de tout et on apprend quelques coutumes locales comme celles avec l’aloé Véra local, ou comment se faire soit rétrécir le vagin soit allonger le pénis avec une autre plante…. On prend note pour quand on ira au marché local!!! Au dodo sous nos tentes malgré la chaleur, je crois que je n’aurais pas besoin de la couverture fournie!! Dans la nuit, même pas besoin de lampe, la pleine lune nous éclaire suffisamment. 

Les photos sont ici du 13 au 15 avril: https://goo.gl/photos/3rr1w23hJ4KxrL2w7

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