Deuxième nuit difficile à Iharana Bush Camp, dans un matelas qui ne respire pas la fraicheur. C’est vrai que c’est mignon tout plein, le tout ouvert ça a son charme surtout avec cette vue sur les tsingy, mais les italiens qui gueulent dès 5h30 du matin, là j’apprécie moyen, surtout avec le dos en vrac par ce put.. de matelas… Autant dire que l’humeur était moyenne ce matin au petit déjeuner. Du coup j’ai demandé à ce qu’il me change de matelas.
Soit, en route de nouveau vers les tsingy avec Patrick, mais cette fois-ci on monte aux belvédères au sommet avant de descendre aux grottes. Le tout a été aménagé en partenariat entre la commune et le lodge, ce qui fait que c’est vraiment bien fait et respectueux de la nature. Katrina nous lache ce matin aves ses problèmes de vertiges et la crise de panique qu’elle a faite la veille dans la descente des grottes. c’est donc à 5 qu’on se rapproche du massif calcaire et malgré l’heure matinale, je me retrouve comme en Malaisie à Penang avec une chaleur humide étouffante et la sueur qui mouille beaucoup beaucoup. On passe à travers les champs avec le coton local qui pousse dans les arbres, puis arrivé au pied du massif, Patrick nous montre sur la carte le chemin que nous allons prendre. On commence la montée, rien de très difficile en soit surtout vu les aménagements qui ont été effectués, mais on se retrouve très vite trempé de sueur. On fatigue aussi beaucoup plus vite, mais l’arrivée au premier belvédère nous calme rapidement. Il n’y a pas de mot pour décrire la vue incroyable qui s’offre à nous, d’une part sur la campagne et d’autre part sur les pics abruptes de ces roches calcaires aiguisées comme des couteaux. On poursuit vers le deuxième belvédère et on en profite pour sortir la blague malgache du jour à Jaques: Quelle est la seule boisson qui ne rend pas malade? Le thé, car pas de santé sans thé….. On sait, c’est nul, mais c’est le slogan des sachets du lodge…











On continue à se liquéfier à tel point que nos shorts paraissent vite trempés par autre chose que de la sueur, ce qui ne fait pas voler les autres blagues bien haut… Soit, au passage on croise la gérante du Lodge qui m’informe qu’on ne peut changer mon matelas car il y a trop d’affaires dessus. Euh, mais il n’y a qu’un guide du routard et une lampe frontale…. Faut pas abuser non plus! Coup de téléphone pour dire aux employés que je ne vais pas les trucider s’ils déplacent mon livre et ma lampe pour un bon matelas et l’affaire est dans le sac. Au moins comme ça on sait qu’ils ne touchent vraiment à rien!
On poursuit les vues imprenables à faire pâlir les plus novices, avec en prime la croisée de quelques lémuriens et leurs bébés. Ohhhhhh….. Et bah ça nous fera que quelques photos supplémentaires aux centaines déjà prises et puis c’est tout!. On fini par descendre dans la grotte où les claustrophobes feront mieux de s’abstenir. Bien plus étroite, glissante et abrupte que la veille, elle se fait appeler la grotte aux caméléons car à sa découverte par Jean-Claude (le découvreur de grotte dans la région), il y en avait plein mais ils ont tous disparus… Première halte des moins agréables pour l’observation d’une bêtes à 8 pattes dont je ne raffole pas du tout, puis poursuite dans un chemin franchement étroit nécessitant des talents d’escalade et de souplesse. C. se trouve devant moi et juste derrière le guide, qui lui indique innocemment la présence d’une ENORME mygale velue juste derrière elle!!!!!! Panique à bord je l’aperçois et l’envie de repartir en arrière en courant est plus fort que tout mais le passage difficile juste avant m’en empêche. Non mais c’est quoi cette grotte sans caméléon tout mignon mais avec des bestioles que je ne peux pas supporter!!!!!!! Autant dire que je n’ai pas rasé les murs de peur d’en voir d’autres, bien pris sur moi pour sortir au plus vite de cette grotte de l’enfer…. Du coup il n’y aura pas de photos!!!!













On finit par sortir vivant et retourner au Lodge pour déjeuner. Pour l’après mid, on n’est plus que 4 courageux sur 6, mais les 2 restant ont la même intoxication alimentaire que moi… Le ciel reste toujours aussi menaçant et c’est à pied qu’on fera la balade d’après-midi. On longe les tsingy en passant d’abord par le village où des femmes battent le riz, moment pour nous d’essayer d’en faire de même. Puis les hommes qui écorcent le bois. On avance, on avance, toujours plus près du gros nuage gris. On arrive au bout du massif mais on ne fait ni demi tour, ni le tour des tsingy. Mais où diable Jacques nous emmène-t-il? En fait il avait prévu son coup et Ali nous attendait avec le 4*4 un peu plus loin pour finir en voiture. Il nous fait passer par le village non loin et par la case où il dort pendant que nous on est au lodge. Simple mais efficace, et même s’il nous avait invité à visiter, il était tout gêné des quelques rares affaires qui trainait sur le lit.




Retour au bush camp, il est 16h30 et vu le temps on ne peut pas aller sur la petite île comme prévu, du coup ce sera apéro à l’heure du gouter, au champagne!! Parfait pour ceux dont l’estomac posait problème, eh eh. Le but étant qu’au coucher du soleil une heure plus tard, on puisse admirer les couleurs du coucher de soleil sur les tsingy. Sur fond de ciel gris, c’est vrai que ça en valait la peine!





Diner un peu plus tard, règlement des notes de boissons et passage à la petite boutique souvenir pour acheter des petites pochettes dont le tissu est un imprimé de vieilles photos malgaches. Mignonnes comme tout et vraiment pas cher. Voilà pour aujourd’hui, on retourne dans notre chambre chasser les bestioles et s’enfermer sous la moustiquaire.