Iharana Bush Camp

Après les torrents de la veille et les cirés Guy Cotten on a vite vu les problématiques des malgaches quand arrive la saison des pluies, car oui il s’agissait des premières pluies. Dans leurs petites cabanes faites de briques et de brocs, murs en terre séchée et toit en feuilles de palmes, la perméabilité semble compliquée et c’est aux premières pluies qu’on voit les endroits à réparer. Comme promis, au petit matin les matelas sont à sécher dehors. Les habitants s’affairent à réparer à coup de feuilles de palmes en vue des prochaines pluies. Fait amusant, ces petites cases bien que facilement destructibles sont quand même pour certaines fermées avec un cadenas, et comble du luxe parfois, des panneaux solaires sur les toits afin de recharger les téléphones portables. Dans notre lodge, énergie renouvelable solaire, mais c’est sûr que l’électricité comme chez nous est loin d’arriver à Madagascar… Déjà qu’ils réparent leur routes, après on verra. Orange est omniprésent même dans les pires bouibouis, c’est assez hallucinant..

Par contre, c’est pas sûr que je vienne m’installer par ici. Déjà je n’ai pas de zébus, alors pour trouver un mari… Et puis les grosses bêtes, j’adore, mais les petites, comment dire… Et dans notre case toute ouverte, avec les grenouilles qui nous surprennent en rentrant dans la douche, les fourmis qui squattent un pan de mur, les insectes à 8 pattes dont je ne raffole pas, et les serpents qui peuvent rentrer comme ils veulent…. Très peu pour moi!!!!! Sans compter la chaleur étouffante même à l’ombre où on dégouline, surtout avec toutes nos couches de crèmes qu’elles soient hydratante, solaire ou anti moustique… Les fringues dégueulasses par la sueur, la boue et les couches de crèmes… Ami de la poésie, évitez le voyage de noce ici pour rester glamour!

Petit déjeuner sous le soleil dans un des 2 restaurants au bord d’une piscine naturelle. Vue sur les Tsing du parc d’Ankarana, les escargots et les sauterelles sont retournés dormir en attendant la prochaine averse. Départ tranquille à 9h pour visiter la grotte non loin. On traverse des petites cahutes faisant office de village où les enfants courent vers nous en agitant la main et nous criant « vas-y vahaza ». Les femmes trient le riz, certains travaillent dans le lodge, les flaques ont un peu séché avec le soleil. Certains enfants un peu plus grands guident les troupeaux de zébus au lieu d’aller à l’école, afin de pouvoir, plus tard, en acquérir un. Car ici, si tu n’as pas de zébus, tu as raté ta vie… Quand je pense qu’on m’avait proposé 10 vaches pour se marier avec moi au Mozambique!!! 

On s’aventure dans la grotte avec notre guide du jour, Patrick, munis de nos lampes frontales. Il y a 120 km de grottes sous terrains mais on n’en fera qu’une petite partie. Chauve-souris, stalactites et mites, il fait plus frais mais toujours aussi moite. Petite balade bien sympa et pas trop fatiguante qui nous permet de rentre tranquillement à l’hôtel à midi pour déjeuner. Crevettes, poissons, riz, c’est toujours un peu la même chose mais toujours aussi bon.

Après une petite sieste pour certains, départ en VTT cette fois ci avec un timing chronométré pour éviter, on l’espère, la pluie à torrent comme hier. L’orage gronde au loin, les gros nuages se forment, hum, ça sent pas bon! Petite ballade tranquille en évitant les flaques d’eau nettement moins imposantes que la veille. Avec mon entrainement des pays bas, je serais bien aller faire la course, mais bon, je ne suis pas toute seule… Partout encore les enfants nous saluent avec le même slogan. On fait le tour des tsing et assez rapidement on rentre au lodge, croyant que la pluie allait venir. Mais finalement on ne l’a pas vue! Ça râle un peu du coté de nos retraités mais nous on préfère avoir enfin un peu de temps libre pour papoter et se reposer.

J’essaie de charger des photos, mais bon il ne fallait pas rêver non plus! On verra au prochain lodge. Le soleil se couche mais voir le coucher semble compromis vu le temps. Des italiens sont arrivés et on ne peut pas dire que la discrétion soit vraiment leur point fort. Ça gueule à tout va, et surtout ça oublie que ce n’est pas tout seul et que les lodges sont tout ouvert, donc pas du tout isolé du bruit… Au repas, toujours le choix entre 2 menus, mes préférences allant là où le riz n’est pas. Retour à la case et les bestioles sont de retour. Brrrrr, j’aime pas ça! Surtout avec les grosses bêtes à 8 pattes énormes dans le lavabo, celles qui sont cachés sous les fringues, les moustiques planqués dans la moustiquaires… Vivement qu’on s’en aille d’ici!!!


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