Les Tsingy

Bon, la nuit a été dure, et pour moi et pour Cyrielle. Avec en plus le réveil matinal……. Petit déjeuner avec toujours cette même belle vue du lodge, des fruits, des yaourts maisons au lait de zébu. 7h départ vers les Tsingy au loin, dans le parc d’Ankarana. Etat des routes: no comment. On continue la traversée des petits villages en bois ou en brique, toujours salué par les enfants: « vas-y vahaza ». Tiens ça me rappelle une pub pour des fameux biscuits suédois!!! C’est sur qu’entre les vahazas (Wasa), coucales (Kookai), Nosy Be (Nocibe), on a l’impression que certains on été bien inspiré par les noms malgaches!

 

3h de route cahoteuse avant l’arrivée au parc, toujours un peu barbouillée. On marche dans la forêt et heureusement le ciel est nuageux, du coup la chaleur reste supportable. 4km pour arriver au benovany sous la forêt, avec Jacques qui scrute les environs à la recherche des petits animaux. Encore des caméléons, d’autres sortes de lémuriens au loin et en groupe. Après quelques efforts on arrive enfin aux fameux tsingy, ces formations karstiques avec au loin des centaines d’aiguilles et de pics calcaires aiguisés, dressés vers le ciel. Il parait que la roche garde la chaleur (et qu’est ce qu’il peut y faire chaud!) et quand il pleut, une réaction chimique fait qu’elles s’aiguisent encore plus. Roche coupante, toute regroupée et là seulement on regrette le ciel gris pour les photos.


 

On poursuit un peu plus loin pour les voir dans l’autre sens et passer un pont suspendu. Attention, une personne à la fois et on comprend vite pourquoi!! On poursuit encore un peu pour rentrer parce qu’il commence à faire faim. Mais alors qu’on croyait être arrivé, et ben non, encore 2km!! Rrrhhhh, et évidement on s’arrête en plus pour les lémuriens. Bon, ça ok! Au camp dans le parc, une cuisinière du village nous attend pour nous servir notre repas, au fin fond de nulle part! Brochette de zébu, du crabe, du poulet, des beignets… Point trop n’en faut pour mon estomac fort peu compilant en ce moment. Mais on a droit à la nappe et tout et tout!! Des lémuriens se rapprochent, Jacques nous avait dit qu’ils étaient sauvages ici, et que ça ne servait à rien de les appâter avec des fruits. Tu parles! On s’est retrouvé avec une bande d’une quinzaine, dont des bébés, qui lorgnait sévère sur nos mangues. Moua ils sont choupinous nan? La veille, c’était une mangouste qui était venue quémander de la banane…

 

Poursuite de la route pour notre lodge du soir. Il a pas mal plu dans la région déjà, du coup la route principale est coupée par les inondations et on se retrouve à prendre les petits chemins de campagne. N’empêche, vu comment déjà nous on a traversé des flaques de boues monstrueuses, je n’ose même pas imaginé comment devait être la route principale!! Juste avant l’arrivée, averse à torrent, les porteurs ont mis les cirés marins pour nous accueillir et même avec le parapluie, difficile de ne pas être complètement trempé. L’hôtesse range soigneusement ses serviettes rafraîchissantes de bienvenue au profit de serviettes pour nous sécher. Ici, tout est ouvert à l’Inharana Bush Camp, pas de porte ni de fenêtre, énergie renouvelable et pas de wifi. On entend les zébus, chiens, poulets, bestioles en tout genre, ça va être sympathique. On est sensé faire du VTT demain mais vu la bouillasse par terre, ça semble un peu compromis! On attend plus que les grenouilles dans la douche et de pouvoir, peut être, profiter de la piscine naturelle, ce qui semble bien compromis pour ce soir… 

 

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Les criquets nous attaquent au diner du soir, dont les assiettes venant de la cuisine ont eu ben du mal sous un parapluie à ne pas arriver pleine d’eau. On a le choix choix dans le menu du jour entre 2 plats à chaque fois. On prend nos quartiers dans notre lodge tout ouvert avec mezzanine pour le grand lit, et petit en bas. En effet, c’est TOUT ouvert! Des grenouilles font leur apparitions dans la salle de bain, les fourmis envahissent avec la pluie tout un pan de mur, les moustiques sont prêts à nous piquer, on entend tous les bruits dehors, ça promet!

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