Et c’est parti pour le Paraguay! !! Avant dernier pays avant le retour… Le pays est juste de l’autre côté de la rivière, il n’y a qu’un pont à traverser pour aller à Encarnacion. L’hôtel un peu en piteux état se trouve pas loin du pont, par contre la gare routière pour prendre le bus elle se situe à l’autre bout de la ville! Ça ne donne pas franchement envie de traverser motorisées mais bon, il paraît qu’on ne peut pas traverser à pied. Autre moyen pas très légal, ce serait de prendre une moto taxi. On a donc opté pour cette solution et c’est à pied qu’on se rend jusqu’au poste frontière. On a eu un peu de mal à trouver avec toutes les déviations mais c’est bon, on tamponne nos passeports!!!!! Bye bye Argentina pour la 2e fois, mais pas la dernière! On se met en quête des fameuses motos mais nada…. Alors on a pris le bus… Celui ci n’attend pas les passagers aux frontières . Une fois le passeport tamponné, on prend le suivant!
Avant de prendre le deuxième bus, on doit faire du change. Le peso est toujours sous évalué et ils sont très regardant sur la qualité du billet vert! Ça va que j’en avais pris plusieurs. Direction donc Trinidad à une trentaine de kilomètres. C’est là que se situent les plus belles missions jesuites, meilleure à priori que celles d’Argentine. Pas très rapide le bus, ça va que j’ai le coup d’oeil sur le GPS. La route principale n’est pas très loin, et il n’y a pas foule!
Droit d’entrée puis on se retrouve seules sur ce gigantesque site de ruines pas trop mal préservées. Grande plaine verte avec ces petites fleurs blanches, pierres rouges usées par le temps, ça a son charme assurément. D’autant qu’il n’y a pas un bruit dans les environs. On passe par les habitations des guaranis, l’église secondaire, le collège. ..
Arrivées à la cathédrale, 2 bouches s’ouvrent grand… Les sculptures sont préservées dans les murs et on se demande bien comment les portes ne se sont pas encore effondrées malgré les signes évidents de faiblesse! !! Au coin bien cachée un chouette attend la nuit (c’est y pas poétique tout ça? ??).
On profite bien des lieux et on se met en quête du bus de retour. Tiens, un touriste!!! Un irlandais qui nous apprend qu’on peut dans certaines banques retirer des dollars. Hum intéressant! On essaie et bingo! Car impossible d’avoir légalement des dollars dans les banque d’Argentine, toujours à cause de la crise…
Petite pause douceur, vivement les bonnes tartes de France…. Quelques guaranis encore à dépenser, mais j’en ai encore 27000…. On se décide à faire du change
avant de partir, tout en regardant combien je devrais avoir: 37 pesos. On nous propose le change à 1 pesos pour 340 guaranis. Ce qui fait, on a eu du mal à y croire, 79 pesos!!!! Une grande première dans ce sens!
Prise du bus, on descend pour les tampons et le bus ne veut pas nous reprendre ou du moins, n’ouvre pas ces portes pour qu’on monte à bord!!! Ah grrrrrr Co. … On avait déjà attendues une plombe pour celui là! !! Angela commence à faire du stop, après tout on doit juste traverser le pont jusqu’à l’autre poste frontière. Beaucoup de refus, jusqu’à la voiture qui n’a qu’une seule place à l’avant. … Pas grave, on va se serrer! À la fin du pont, embouteillages, du coup on peut descendre et continuer à pied! Génial, j’aurais ma photo sur le pont entre 2 pays!!! On finit à pied et la conclusion sera que c’était une bonne journée day trip! Surtout quand on a dépassée à pied le bus bondés et qu’on est arrivée pour tamponner nos passeport juste avant eux…
Retour à l’hôtel, les portes sont fermées et un écriteau « fermé par la municipalité » avec ce que je comprends que les normes d’hygiène ne sont peut être pas respectées (je ne suis pas bilingue encore!). What? Panique à bord, nos sacs dont toujours dedans, etc…. Mais non fausse alerte, ce n’est que le bar qui est fermé. Ouais bah peut être que la municipalité n’a pas traîné partout parce qu’il est clair que je ne mangerais pas par terre ni dans la salle de bain… Soit.
C’est l’heure du dîner mais ma compatriote déclare forfait pour la soirée. Les adresses du routard dont rares et le resto d’hier ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable.