Nouvelle ville, nouveaux amis. Et c’est donc tous ensemble que nous voulons aller à Humberstone, la ville fantôme chilienne à à peine 50km de Iquique et désertée depuis 1960. Je suis donc accompagnée de Emeric et Elisa le couple de la veille, Laetitia et Aude, nouvelle arrivante. L&A voyagent ensemble et se sont rencontrées via routard.com pour ne pas être seules, et on va dire que l’ambiance entre elles s’est un peu dégradés au fil du voyage.
Soit, après avoir attendu tout le monde, car plus on est nombreux et moins il faut être pressé, on se met en quête d’un bus pour se rendre dans cette ville inhabitée. Pas de bus possible, ils veulent tous nous faire payer un billet entier pour Arica, à 300km de là. Soit, s’il n’y a pas de bus, prenons un colectivo, une voiture chilienne qui se rend à certaines destinations seulement et doit donc être pleine pour partir. Seul problème, nous sommes 5, et il n’y a que 4 places dans les voitures. Séparation du groupe dans 2 colectivos et départ peu de temps après.
On monte la vaste dune qui encercle Iquique au bord de la mer et le temps change rapidement: grand beau ciel bleu, et plus 10°C supplémentaire au moins. Le paysage est à nouveau complètement désertique, avec quelques bidonvilles sur les hauteurs. On arrive sur place et la ville fantôme est déserte. Première constatation, plus de batterie dans mon appareil photo, shit. Il fait chaud, trèèèès chaud, pas moins de 38°C, on est loin de San Pedro!!!





Visite de la ville et les sensations sont assez étranges. Voir cette cité où l’on produisait du salpêtre (nitrate de sodium, servant comme engrais au début du siècle), complètement abandonnée en l’état en 1960, avec peu de touriste, donne un peu la chair de poule. Les premières maisons abritent des objets en tout genre regroupés par thème: jeux d’enfants, ustensiles de cuisine, réseau de communication… On voit aussi des maisons telles qu’elles étaient quand elles étaient encore habitées.

Plus loin, là où les hommes travaillaient, avec l’exploitation du salpêtre, les locomotives pour le transport, les usines…





On finit par le centre avec sa place centrale, son église, son théâtre plutôt vaste pour une ville de seulement 5000 habitants, sa piscine (!!!!), son école… Très chouette comme visite malgré la chaleur écrasante qui nous a tous complètement abattu!






Pour le retour, dur de croiser un colectivos, alors on le fait à la chilienne: en stop! Et il ne nous faut pas plus de 2 secondes pour trouver une première voiture où on case 2 personnes avec des militaires, puis 2 minutes pour caser les 3 derniers. En revenant après la dune, on perd les 10° de nouveau, mais ça fait du bien! Un peu de marche une fois rentrée en ville, quelques courses, apéro… Ambiance auberge espagnols!