Iquique

Bus de nuit, passage par Calama une des villes qui craint le plus au Chili, autant vous dire que j’étais bien réveillée pour surveiller mes affaires: hors de question de me faire piquer quoi que ce soit. Pas de problème particulier au final et c’est à bon port et à une heure très matinale que j’arrive sur Iquique, sur la côte, à 6h du matin. Première constatation: il fait bien plus chaud ici, je vais pouvoir enlever pas mal d’épaisseur. Deuxième constatation: Iquique est comme toutes les villes d’Amérique du Sud: jusqu’à 9h: rien n’est ouvert… Pas même un hôtel. J’en fais un, puis un deuxième, tous fermés malgré la réception 24/24h. Je me résous donc à attendre dehors que ça ouvre, assise sur mon sac, livre à la main. Après une bonne demi heure d’attente, je vois un couple un chouille plus loin, comme si en fait je m’étais plantée d’entrée, ce qui ne serait pas une première. Une porte s’ouvre, je me précipite pour profiter de cette ouverture: et oui, c’était bien ça, je n’étais pas à la bonne entrée… Donc oui, moi aussi je voudrais bien un lit, surtout que la nuit a été assez courte!

 

Le couple est français, le contraire m’aurait étonné!!! Eux aussi arrivent de San Pedro, mais avec une autre compagnie, le monde est petit. Elisa est d’ailleurs un peu malade, je dois reprendre un peu le travail du coup! C’est bien, ça m’entraine pour mon retour. Pas de lits pour le moment, et pas avant cet après midi, en attendant on a le droit au canapé pour se reposer un peu. L’auberge est assez bien foutue avec une énorme cuisine, ce qui change du coin riquiqui et dehors qu’on avait à San Pedro et il y a un grand espace de vie, au chaud.

 

Enfin des heures raisonnables, je vais pouvoir m’organiser un peu, ma première priorité étant de trouver un coiffeur. Oui, un coiffeur, car j’en ai marre de ces cheveux qui rebiquent dans tous les sens, et ça fait plus de 4 mois, depuis les Philippines que je n’ai pas eu une coupe convenable. Je n’ai même pas essayé en Australie, mais ici, c’est pas trop cher. J’avais tenté à San Pedro mais Elia m’avait conseillé d’attendre un peu, ce serait moins cher à Iquique. Exact! Je vais donc dans une rue pour en trouver un. Le premier ne m’a vraiment pas inspiré, genre salon de grand-mère… Le deuxième ressemble à un salon genre Jacques Dessange, je me dis que je crains moins là bas. Et puis vu ma tête, ça ne peut pas être pire! Je regarde les prix, ok, et enfin je rencontre celle qui aura la dure mission de redonner une forme à cette masse de cheveux, alors que je ne parle pas un mot d’espagnol et le comprend que très très partiellement, et elle ne parle que espagnol. Petit mouvement de recule quand je découvre la coiffeuse: cheveux décolorés blond moche, permanentés…. Là, j’ai peur…

J’essaie d’expliquer ce que je veux avec des gestes, et elle de voir si mon carré je le veux stricte, ou avec du mouvement comme j’en ai l’habitude. Faut imaginer la scène… Le shampoing on oublie, ici on humidifie et c’est tout! Bon au final, c’est pas si moche et elle me fait même un câlin avant de partir!! Alors je l’ai prise en photo! Amélie, on se donne rendez vous à Lyon pour que tu me remettes tout ça en ordre à mon retour!

 

Petit tour en ville, la dune qui entoure la ville est juste derrière. Quelques courses et ici, on n’est pas sur la même gamme de prix: et tant mieux!!! Mouah ce petit steak haché pur boeuf…. J’en rêvais! Je regarde aussi le prix des excursions pour les geysers de Puchuldiza qui ont tant plu à Pierre. Le coin n’est dans aucun guide, encore peu connu des touristes. Et les prix…. Je vais essayer de motiver des gens pour louer une voiture, ce n’est pas gagné.

 

Retour à l’auberge où je retrouve Aymeric, Elisa étant au lit à se reposer. Il y a retrouvé Laetitia une autre française qui était avec eux à San Pedro. Ensemble on part sur la plage faire un tour: le coin est connu des surfeurs avec ses vagues assez costauds. Plus loin, la plage est peu fréquentée voir franchement malfamée. Et on n’a pas fait 2m que déjà on nous propose de la drogue. Bon, retour en arrière non?

 

Qu’il est bi-on d’avoir retrouvé un peu de chaleur, même si ça ne vas pas durer…

Laisser un commentaire