Allez, on reprend les mêmes, et on recommence, ou presque. Même topo pour ce matin, encore une excursion cette fois proche des frontières argentine et bolivienne. Quasiment le même groupe à 4 personnes près, même guide, même ambiance école des fans pour commencer, un peu moins qu’hier mais tout aussi hilarant. Plus de route pour aujourd’hui et même dénivelé, voir même un chouille plus avec les passages de cols.
On y va encore doucement, c’est qu’il y en a qui était un peu malade hier. Pauses régulières pour admirer les paysages du désert, mais aussi pour s’acclimater doucement. Dans les environs de 4000m, encore cette végétation jaune qui gagne du terrain avec l’altitude pour finalement disparaitre passé les 5000m. Elles nourrissent les vigognes, mais on se demande comment, parce que ça pique pas mal cette herbe!! Premier arrêt à une oasis, de quoi prendre une bonne infusion de mate de coca, histoire de nous éviter un bon mal de crâne par la suite. Et puis ça réchauffe aussi. Parce qu’autant hier j’étais en t-shirt pour le barbecue, autant là, je ne quitte pas mes seuls vêtements un peu chaud. Il souffle un vent glacial qui nous fait souvent rentrer vite fait dans le van ou se mettre à l’abri derrière de rares rochers… Et sur la route, la neige est encore bien présente.
Deuxième arrêt, le lac de cristal. Entendez lac tellement gelé qu’on pouvait faire du patin dessus sans qu’il n’y ait la moindre fissure dans la glace. Ce qui donne une idée générale des températures nocturnes par ici. On est à plus de 4000m d’altitude. La glace n’est pas lisse, mais personne n’est tombé. Fait vraiment pas chaud…

La frontière argentine se rapproche, on voit au loin le Salar qui délimite les deux pays ainsi que le volcan qui lui en délimite 3. Les camions avancent à 2 à l’heure vue la pente, et nous on les double à 30km/h. Fin de la route et début de la piste dans le désert, au coeur de l’Altiplano. L’Altiplano, c’est une vaste plaine de plusieurs hectares, désertique, mais en altitude, d’où son nom. Il n’y a rien, pas même une route, un chemin, un réseau téléphonique, un oiseau, mais il y a 2 nandous (autruches du désert) qui ont dû s’y perdre par contre!!! C’est assez rare de les voir, alors avec la comète d’hier, on est assez chanceux.
On s’arrête en bord d’une lagune salée, au pied des cathédrales de Tara. Les cathédrales ce sont ces drôles de formations rocheuses issue d’une très ancienne coulée de lave, puisqu’il y a pleins de volcans par ici, qui s’est érodée avec le vent et la pluie au fil des milliers d’années. Par endroit il n’y a que des blocs de roches qui semblent isolés mais qui suivent une ligne et à d’autre, comme aux cathédrales, on devine encore la coulée de lave. A l’entrée du parc des las flamencos, le « gardien » surveille les visiteurs. Rocher taillé lui aussi par les intempéries, haut de 29m, on devine un visage assez sévère au sommet.
La route est difficile, parfois on est obligé de sortir pelles et planches, mais cette fois, on ne fera sortir que les garçons pour alléger le véhicule. En les attendant, on cherche les pierres précieuses. Puis enfin le voilà, le Salar de Tara, au pied des cathédrales. Tout en nuances de couleurs, les flamands roses sont au loin dans le Salar, c’est à peine si on les voit avec les jumelles ou le maxi zoom de mon appareil photo. Plus vers la gauche, encore des vigognes dont on se rapproche pour les admirer. Tranquilles, elles ne bougent pas d’un poil à notre arrivée et bien au contraire, s’installe confortablement!!!!




Mais déjà il est temps de repartir, c’était bien trop court!! On n’a pas pu aller plus proche des flamands roses… 2h30 de route pour revenir à San Pedro de Atacama, encore bien frigorifiés. Préparation des repas, et la famille Vieussens, les 4 français qui m’ont aidé à mon arrivée à l’hôtel (Pierre, Françoise, Elia et Louise) me disent qu’ils ont loué des vélos pour demain, afin d’aller à la vallée de la lune. C’est encore ouvert, si je veux les accompagner. Bah, pourquoi pas? De toute façon je voulais y aller, alors autant être en groupe ce sera bien plus sympa. Je laisse mes plats en plan et file au loueur qui me dit qu’il n’a pas de vélo, puis si finalement. A la chilienne, quoi! Vérification des vitesses, remise du kit de crevaison, pas de mal aux fesses, on est bien!
PS: les articles suivant sont prêt, j’attends le chargement des photos avant la mise en ligne!!