9h30 petit déjeuner. Quoi??? 9h30?? Mais qu’est ce qui m’arrive allez vous me dire, on n’est plus sur l’île de Pâques ici!! Certes, mais il ne fait pas jour non plus avant un bon 8h30 et de toute façon le petit déjeuner n’est servi qu’à partir de 9h30… Je refais mon sac qui n’était pas bien défait de toute façon pour le bus de nuit de ce soir, chouette, ça faisait longtemps. Préparation des pochettes magiques pour tout cacher, de ma couverture polaire volée à LAN en vue des nuits glaciales de l’hiver australe et départ à l’assaut de la ville pour les photos tant attendues, quoique…. Depuis les Moais, serez vous encore intéressés???
Je commence par mon fameux hôtel au plafond dégoulinant et à la douche passant du chaud au froid à une vitesse assez déconcertante.

Puis je sillonne le quartier touristique et la vallée allant jusqu’à la maison de Pablo Neruda. Oui c’est bien du street art, mais on est loin du niveau de Penang qui m’avait tant plu en Malaisie. Ici, on sent que les graffitis plus que des peintures sont là pour redonner du cachet à une ville en déclin, anciennement prise d’assaut par les marins passant le cap Horn qui maintenant passe le canal de Panama. Ruelles étroites, en pente raide à telle point qu’avec un peu de neige, ce serait de la piste noire. Je fais attention à mes affaires, non pas que je sois parano avec mes lectures de la veille, mais une nana vient de se faire piquer son appareil photo dans le quartier pourtant réputé sûr… Alors je n’irais pas trainer au port qui lui est franchement déconseillé!! Les bâtiments oscillent entre petites maisons avec jardinet plein de charme à la ruine couverte de graffiti pour cacher la misère. Très très colorées, ça donne presque mal au yeux à la fin, mais on comprend comment on peut prendre du temps à déambuler dans les rues.
Une seule constante dans ce pays: les chiens errants. De race, ce qui change de l’Asie. Mais au moins sur l’autre continent, ils ne hurlaient pas toute la nuit!!!! Les habitants leurs donnent des croquettes qu’on peut d’ailleurs acheter au poids. Et du coup, dans l’espoir d’une croquette, ils nous suivent à la trace!! C’était déjà le cas à Pâques, ici aussi. Mais ce que j’ai remarqué le plus, ce sont les chats!! Et eux aussi réclament croquettes et câlins tant qu’à faire. C’est comme ça que je me suis un nouveau copain boule de poil et j’ai eu du mal à ce qu’il me laisse partir. Et vas y que je te fais des ronrons pour plus de caresses… Dur de résister!!!
Quant à la maison de Pablo Neruda, comment vous dire. Pour moi ce serait comme visiter la maison d’un célèbre chanteur chilien dont je ne connais rien, donc aucun intérêt. Mon niveau en littérature espagnol et encore plus en poème espagnol laisse à désirer, mais je suis sûre que je ne suis pas la seule à ne pas le connaître. Néanmoins pour ne pas rester complètement inculte, et parce que j’ai déjà délaisser une de ses maisons de Santiago, j’y suis quand même aller, enfin, à l’extérieur le seul endroit gratuit. Parait il que la maison est très jolie. Mmhh, tout dépend des goûts… Je vous laisse juger par vous même. Il y a vue sur la mer, mais à mon sens une bonne vue d’une maison en Bretagne est mille fois plus impressionnante.
Retour à l’auberge pour récupérer mon sac et en route pour la gare routière. Le bus par à 17h pour 15h de route. Je m’y rend tôt pour être sûre de ne pas le rater, d’autant qu’ici, l’heure, c’est l’heure!! Alors ne voyant pas mon bus Pullman venir à 16h50 et forte de mes lectures de la veille, je sais que des fois, ce n’est pas forcément la compagnie du annoncée qui réalise le trajet. Et c’est bien ce qui c’est passé, le bus était bien là, un Fitcher. C’était le coup à le rater!! Mais non, je suis bien à bord, il part pile à l’heure, en route pour Chañaral!