Ouh là là, qu’est ce que je rigole!!! Enfin, pour le moment, parce que je sens que ça va se compliquer… Ce matin, mis à jour des 2 premiers articles de l’île de Pâques, les photos chargent gentiment, mais c’est qu’il y en a un sacré paquet. Je subi encore une fois le décalage horaire, ça commence à devenir laçant et crevant, mais bon. Départ pour la gare routière de Santiago en vue de prendre le bus pour Valparaiso. De quoi me tester un peu vu qu’ici ils ne parlent quasiment pas anglais, et moi à part demander un café au lait, je peux bredouiller 3-4 mots, mais mon niveau de compréhension est muy limité. Et ce n’est pas 4 jours entourée de français qui m’ont beaucoup fait progresser.
Alors je commence doucement, car des bus pour Valparaiso je sais qu’il y en a tous les quart d’heure, alors j’ai de la marge. Allez on commence par le premier guichet: vous parlez anglais? Of course not… Bon, euh bilete a Valparaiso? Si. J’arrive à faire écrire le prix, ok. Mais après la nana essaie de m’expliquer quelque chose comme quoi le bus ne partirai pas du terminal, et voilà tout ce que j’ai réussi à comprendre. Aïe… J’essaie google traduction, mais ils ne sont pas à la pointe de la technologie non plus. D’autant que les traductions françaises vers l’espagnol ne m’ont pas l’air très performantes, surtout quand j’ai essayé anglais vers l’espagnol juste après. Du coup, bah j’ai pas compris alors je suis allée à un autre guichet.
Deuxième guichet: j’arrive à avoir le prix. Alors du coup, autant comparer avec le troisième guichet. Au troisième, un poil plus cher que le premier (mais trouver le bus me semble être un risque à rater le bus), mais moins que le deuxième. J’arrive à comprendre que non, juste un aller simple. Ma place dans le bus. Ah, comment on dit côté fenêtre? Petite recherche: ventana? Ok elle a l’air de comprendre. Donc départ 10h45, siège 17, I-8. Ah mais c’est quoi le I-8? Et je n’arrive pas à comprendre ce qu’elle me raconte, oh la, on a pas fini, je suis pas partie!! Je lui fait écrire ce qu’elle veut m’expliquer. Plata forma. Ah c’est le quai I-8. Ah non c’est le quai 7-8. Ah oui, mais si en plus ils écrivent mal, je ne vais jamais y arriver!!! Bon, bah il ne me reste qu’à apprendre quelques phrases pour m’entrainer pour mon prochain bus maintenant!!
Seulement 1h30 pour arriver à Valparaiso sous la grisaille et la brume… Mouais… Du coup la ville très colorée va l’être un peu moins! J’hésite à voir pour les billets de bus dès mon arrivée, mais avec ma première expérience, je me dis qu’à l’hôtel peut être qu’ils m’aideront? Un peu dur à trouver cette auberge recommandée par les garçons. En haut d’un des monts de Valparaiso, ça devient tout de suite un peu compliqué avec mes sacs, d’autant qu’ils ont pris un sérieux coup de lourd depuis l’arrivée de Caro et que je me trimballe quelques provisions. Je vais à droite à gauche, impossible de le trouver, obligée de demander. Ah oui d’accord, c’était juste marqué en gros sur un tag… Mais faut dire, des tags ici, il y en a partout (par contre les photos ce sera pour demain). Oui ils ont des lits, en même temps, vu la basse saison, … On m’explique ce qu’il y a voir dans la ville, de la maison de Pablo Neruda pour ceux qui connaissent le poète chilien, aux lions de mer. Mais ma première priorité sera d’organiser la suite du voyage et ici, on me conseille d’aller… à la gare routière… Bah voyons.
En plus j’ai eu du mal à me décider sur l’itinéraire. Au début je voulais partir pour Iquique tout au nord pour redescendre avant d’aller vers la Bolivie, puis récemment je me suis dit que plutôt, j’allais aller au désert de l’Atacama puis vers le nord et la Bolivie. Et c’est dans ce sens que je fais le tour des compagnies de bus pour obtenir un billet pour Calama. Mais soit l’horaire, soit le prix ne me plaisent pas trop, d’autant que c’est 22h de bus non stop… J’allais enfin me décider quand je retrouve le couple franco-belge (dont je n’ai pas parlé… On ne peut pas parler de tout le monde non plus, non?) qui était avec nous au camping de l’île de Pâques. Faute de temps et de budget, ils n’y avaient passé que 2 jours et étaient reparti hier comme nous. Ils se dirigent eux vers Chanaral, en vu de visiter le parc national de Pan de Azucar, à mi chemin de San Pedro de Atacama, là où je voulais me rendre. J’avais regardé un peu dans le retour mais ça me semblait bien compliqué. Puis finalement, la tentation de voir des pingouins est plus forte, bamos là bas! Les franco-belges y vont dès cette nuit, après une visite express de la ville, moi j’irais demain après un peu de documentation internet et refait le tour des agences. Et c’est là que je me dis que finalement, bah, j’aurais peut être pas dû prendre mon billet. Hors saison il y a 3 touristes et 2 pelés, français bien sûr car dans les coins comme ça, il n’y a que des français, les bus annoncés relèvent de la théorie, ce qui voudra dire taxi hors de prix pour accéder au parc, hôtel minable où on fouille bien consciencieusement dans tes affaires à la recherche de la moindre valeur, et bateau pour le pan de azucar à proprement parlé pour les pingouins hors de prix. Hummm… Il est temps de prier la vierge, bouddha et Saint Moai pour qu’il ne m’arrive rien, et que je rencontre pleiiiiiiiins de touristes pour m’aider.
Et c’est que ça m’a pris du temps ces bêtises là!! Ah oui, et 100% en espagnol bien sûr… En même temps, il s’était mis à pleuvoir, alors…
Fin de la pluie, direction les lions de mer. Ils ne sont pas très loin du terminal de bus, agglutinés les uns aux autres au milieu de la mer, à une dizaine de mètres à peine de la terre. Lions en bas, une bonne dizaine vautrée pour la sieste, pélicans et autres et autres oiseaux perchés en haut. D’ici j’ai une magnifique vue sur les nuages qui englobent la vallée et ses maisons colorées…
Puis je vais vers le seul ascenseur de la ville, du moins extérieur. Au début je n’avais pas compris pourquoi il n’y avait pas de tour juste au dessus de l’entrée. Mais de sages réflexions m’ont permis de comprendre que la montagne étant en pente, la tour sera un peu plus loin, pour le premier étage, puis au deuxième, une passerelle pour rejoindre la terre ferme. Intelligents ces chiliens!


Je ferais le grand tour de la ville et les petites ruelles demain, quand il ne pleuvra plus, du moins je l’espère. En attendant, comme il y a encore une cuisine dans l’auberge, quelques courses de rigueur. Et que vois-je sur une étagère, chose à laquelle je n’avais pensé depuis mon départ en France et que je n’espérais même plus? De l’eau gazeuse!!!!!! Aahhhhh!!!! Incroyable, c’est presque mieux que la bière. Ah que je suis bien en Amérique du Sud avec sa nourriture, son eau gazeuse. Je croise juste les doigts pour ne rien me faire piquer, ne plus avoir de problèmes de bus ou d’avion, et ne pas me faire arnaquer. Oui, vous pouvez allumer un cierge. Même 10 tiens, on ne sait jamais avec ma chance!
Retour à la casa, 3 dans une piole de 8, petite popotte en me préparant psychologiquement aux galères d’après demain, et continuage de récupération de dodo (oui, continuage!). Un seau d’eau à terre récupère les gouttes tombant du plafond, une puce me pique (et j’en suis sûre cette fois, vue que je l’ai tué), ça promet…