Et bien c’est bien ce qui me semblait, je la sens bien passer dans les jambes la journée d’hier!! Et quelle fatigue!!! Dur de mettre un pied par terre pour retrouver les garçons dans la cuisine, notre QG. Eux aussi ont mal aux fesses, et le pire est à venir dès qu’on se remet en selle… D’emblée je sais que la journée va être réduite à son strict minimum!!
On commence par un petit tour au centre pour profiter de l’effervescence du marché local. Je rigole bien en écrivant ça quand on sait comment ça se passe en vrai. 3 magasins qui se battent en duels, entre les échoppes de souvenirs et les supermarchés (ce qui est un bien grand mot). Sur le côté un pick up stationné avec le coffre ouvert faisant découvrir des morceaux de viandes dont le propriétaire chasse les mouches à coup de torchon, du boeuf surement vu qu’il y en a en liberté un peu partout sur l’île en plus des chiens et des chevaux. De l’autre côté, même topo, mais avec du thon fraichement pêché, et quelques légumes de production locale. Un peu plus loin, l’évènement du samedi: la brocante envahi 50m de la rue. C’est sûr que sur l’île, l’ambiance est bien différente de tous les sites touristiques que j’ai pu voir au cours de ces 7 derniers mois. Pas un déchet par terre, pas de racolage, pas de marchand de souvenir à la sortie des sites, on est bien au calme quand on fait le tour!!
Et puis, les horaires des magasins sont assez aléatoires, et c’est un peu au coup de chance si c’est ouvert! Pas de stress dans l’île de Pâques.
On continue la balade vers les sites que l’on n’a pas encore vu, et la route se fait sentir. D’autant qu’elle est digne d’un tout terrain et on est loin d’avancer aussi vite qu’hier. Quelques ruines au bord de falaise, on voit un peu du coup quel travail de restauration les archéologues ont eu pour les autres sites. Du coup, moins de touristes aussi, mais quelques ossements de bovins… Les visages des statues ont les traits qui disparaissent avec le temps.


On arrive ensuite sur une grotte, ludique comme dirait Maxime. Surtout sans lampe torche, mais il y avait quelques puits de lumière. Des gens auraient habités là avant, même si c’est un peu humide quand même.

Déjeuner sur un des seuls Ahu tourné vers la mer. On voit que les têtes ont été recollées, et le soleil nous montre enfin le bout de son nez. C’est là que je capitule, je n’ai pas le courage de faire l’ascension du mont juste à côté, je préfère rester faire une petite sieste pour récupérer avant d’attaquer les carrières de fabrication des chapeaux des Moais, dernière étape du tour avant de rentrer. Les garçons tentent de m’encourager, mais tant pis, je n’en peux plus!!!!
Ils s’en vont donc, on se retrouvera au camping, et je me repose un peu. Voir beaucoup car 2h plus tard, je me dis qu’il va peut être falloir que je me remette en route. Le chemin est goudronné, c’est donc moins difficile que toute la première partie. Presque arrivée à la carrière, une voiture me double, humm, mais ce serait bien Lionel et nos polynésiens?? Je m’en allais les voir quand j’entends crier mon nom: J&M ont déjà fait l’aller retour sur le mont! On est donc allé saluer nos français et du coup on a aussi profité des quelques explications de Lionel sur le sites. C’est donc ici qu’ils taillaient les chapeaux des statues car la pierre y est rouge, et on croirait presque voir un cratère de volcans alors qu’en fait il ne s’agit que du gisement.
Retour au village, dernière visite des boutiques de souvenirs (j’ai mon bracelet, et le porte clé pour maman), et dernières courses. Au menu, bah du thon pardi!!! Ici il n’est qu’à à peine 10 euros du kilo car en abondance autour de l’île. Par contre il ne faut pas vouloir un autre type de poisson. Devant le marché, toujours notre petit stand avec la branche de feuille pour éloigner les mouches. Les garçons avaient eu un peu peur la première fois à cause des mouches, mais je leur ai bien prouvé, après 3 repas de thon sans accros, qu’il n’y avait pas de problème. Par contre, on n’est pas chez le poissonnier, alors demander une petite tranche pour 3 personnes: connaissent pas. D’autant qu’on a vu un mec arriver et demander au pêcheur s’il ne lui restait pas un thon entier. Bah si voyons, et il nous sort de sa glacière les 10-15 kilos de la bête!!! Le temps de retirer un peu de sous et l’acheteur reviendra. C’est sûr qu’à côté, on fait petit joueur à demander 500g!!! On en a pris presque un kilo quand même. Je vais leur mitonner encore une de mes recettes ce soir à ces petites natures qui m’accompagnent.

Voilà, c’était mon dernier jour sur l’île malheureusement, car il y a encore tellement à voir!! J’ai fait les principaux sites, mais 2 jours de plus ne m’aurait pas fait de mal pour poursuivre les explorations des endroits moins accessible, revenir sur certains sites, plonger… Ah si seulement je n’avais pas raté ce vol…
