J’étais au taquet ce matin, hors de question de rater une deuxième fois le vol. Départ à 9h, donc je prends le premier bus au départ du centre ville pour l’aéroport. On ne traine pas, check in, contrôle, micro coup de téléphone et attente devant la porte d’embarquement. L’avion part, je suis tout devant et ce pour 6h de vol à nouveau.


À l’aéroport, on m’attend bien avec une pancarte à mon nom, ça me change moi qui ai toujours des problèmes avec les pick up (cf Cambodge et Thaïlande)!! Dès mon arrivée, j’ai le droit au collier de fleurs fraiches, tradition polynésienne qui n’est pas si loin d’ici (à peine 6h de vol aussi). La température aussi a changé, je peux enfin enlever quelques épaisseurs!! Je prends mon sac, en route pour la voiture locale: pas de ceinture de sécurité obligatoire, on ne roule qu’à 30km/h ici. En même temps j’avais bien essayé de la mettre quand même, mais, il n’y en avait pas… Avant de monter dans la voiture, 2 français qui avaient entendu parler de l’hôtel profite du pick up pour s’y faire emmener! La route n’est pas très longue, mais l’île ne comprenant qu’une ville, et pas très grande (seulement 3800 habitants), il n’y a pas de noms de rues, ce qui rend les choses un peu plus compliquées.



L’hôtel, enfin, plutôt la maison perdue dans la campagne avec son jardin garni de tentes est très agréable. On sent tout de suite la « douceur » de vivre… En tout cas il y a une grande cuisine, nickel et très pratique, ça me fera quelques économies non négligeable si j’arrive à trouver un truc ressemblant vaguement à une épicerie. Je fais connaissance avec les 2 français, Julien et Maxime qui eux dormiront en tente. Ils se préparent pour un trek de 8 jours au Pérou et je ne vous dévoilerais pas tout de suite toutes les misères qu’ils ont déjà eu après seulement 5 jours de voyage… Ils plantent donc leur tente et je prends possession du dortoir qui n’est pas très rempli!!
Allez c’est parti, les statues mythiques nous attendent! On commence par celles qui sont le plus proche, accessibles à pied et juste à côté de la ville, Ahu Tahai et Ahu Akapu. 5 statues alignées dos à la mer, puis 2 un peu isolées dont une ayant de nouveau des yeux et son chapeau rouge. C’est la seule de l’île comme ça il paraît. Elles sont un peu en contre jour, pas grave on reviendra.




On fait un peu le tour, puis on se dirige vers le sud vers la grotte de AnaKai, pas très loin non plus mais où il existe encore des peintures en formes d’oiseaux sur les murs. Des chiens nous suivent à la trace, c’est presque la guerre entre eux pour savoir lequel nous suivra jusqu’au bout.
Fin d’après-midi, le soleil se couche assez tard ici, on décide (enfin surtout moi, car les garçons ne sont pas très organisés, comme la perte des différents objets qu’ils ont depuis leur départ en témoigne…) d’organiser un peu la suite. Car j’aimerais avoir un guide qui me raconte un peu les mystères de ses étranges statues, français de préférence. Alors ce n’est pas la veille pour le lendemain qu’on va s’organiser… J’ai repéré 2-3 adresses, dont une un peu paumée et ni la carte du GdR, ni l’absence de signalisation nous aident. Heureusement on rencontre une famille de français de Polynésie en vacances dans l’hôtel géré par Lionel, le fameux guide qu’on cherchait.
Lionel nous explique un peu son tour et justement demain, il fait le grand tour de l’île avec les français de Polynésie. Voiture incluse, on ira tout au nord puis on descendra par la côte sud, vaste programme! Un peu à la cool, J&M se moquent un peu, mais ils sont bien content de suivre. Par contre le prix ça fait un peu mal, mais j’ai proclamé qu’ici: pas de restrictions!! J’ai déjà perdu une journée et demi, alors. Et au pire, je vous ferais un appel aux dons, genre, pas de dons, pas de photos!! Allez, je suis trop sympa je les mettrais quand même, va!!!
Je me renseigne aussi sur la plongée, mais ça parait assez mal parti, à voir sur la suite du séjour: eau à 20°, visibilité pas top… Fin de journée, il est temps d’aller faire les courses à une des nombreuses supérettes de la ville, mais attention, imaginez plutôt un genre de cagibi avec quelques étagères garnies de rares boites de conserves. Légumes frais et d’ailleurs tout ce qui est frais est assez limité car l’île se fait ravitailler une fois par mois environ… Pâtes sauce tomate??
Retour au camping-auberge, bonne popotte, et galère avec le wifi, ggrrrrr….. Dans ma chambre je fais enfin connaissance de mes voisins, un couple de jeunes mariés en voyage de noce avec 6 mois de tour du monde. Ça papote, ça papote, et il se fait déjà tard dans la nuit…