Aïe il fait très mal le décalage horaire de plus de 12h… Jours et nuits sont inversés, mon cerveau a un peu de mal à s’acclimater. Du coup, pleins phares à 3h du matin, puis beaucoup de mal à émerger à 12h. On se motive pour se lever, trop tard pour le petit déjeuner, va pour l’almuerzo, leur déjeuner pas cher et consistant: pommes de terre, tomate et crêpes fourrées à la verdure, c’est clairement pas comme en Asie. Puis je prends mon courage à 2 mains pour me trainer dehors par un froid hivernal. Manteau d’hiver, gants, écharpes, on est loin des shorts et t-shirts que portaient les australiens à Sydney. Faut dire qu’il faisait un chouille moins froid aussi. Donc premier investissement: des gants moumoutés, pour le reste on verra le temps au nord du pays.
Santiago n’est pas une capitale très réputée pour ses visites ou autres, j’en aurais vite fait le tour. Je me traine donc tel un zombie bailant au corneille dans les rues du centre, puis de Bellavista. Le palais présidentiel, la Moneda et son centre culturel, la Plaza de Armas avec sa Iglesia Catedral où Saint Santiago ni est que peu vénéré par rapport aux autres saints. Pays très catholique, les fidèles sont nombreux à venir ici, et bien plus respectueux qu’en Australie!!


Dehors, cérémonie de remise de prix à la police locale et montée. La place grouille, mais les bâtiments de couleurs assez fade ne sont pas très gai. Avec la grisaille en plus, ça rend la vile assez tristounette.
J’évite les musées (j’ai peur de sombrer ) et vais vers Bellavista, le quartier routard avec ses bars, ses petits immeubles colorés ou plutôt tagés, mais incroyablement désert dans l’après midi!!!! Ça ne me donne pas trop envie de m’y balader la nuit, même si le Chili est le pays le plus sûr d’Amérique du Sud. Je continue vers le Cerro San Cristóbal, une montagnette qui domine la ville à 880m d’altitude. Le nuage de pollution se lève révélant un beau ciel bleu, donc aucune excuse pour ne pas y admirer la vue. Étant toujours en mode zombie, l’idée même de grimper à pied me fait renoncer, alors, comme il y a aussi un funiculaire… On dit qu’il avait été détruit par le tremblement de terre de 2010, mais il a réouvert depuis. Il y a la queue, une longue queue pour accéder à ce petit train vert aux allures pas tout jeunes. De là haut, on voit la ville, encerclée par le nuage de pollution et les montagnes au loin avec leurs neiges éternelles. C’est vrai que les pistes de ski ne sont pas très loin!!


Au sommet, Amérique latine oblige, une statue de la vierge où l’on vient prier avec la petite musique de messe en fond sonore. Je vais peut être lui demander de ne pas rater mon avion cette fois-ci?

Retour au bercail, après un petit tour au supermarché pour quelques courses. Ah, du pain, du fromage, du jambon à la coupe, des bananes… Tout ça pour rien, qu’il est bon d’avoir changé de continent