Les aventures d’Anne-Laure, ou comment dormir à Santiago au lieu de dormir sur l’île de Pâques…

Pourtant, ce n’était pas si mal engagé que ça au début… Sydney, 5h30, après une nuit pas des plus reposantes, le minibus vient me chercher pour m’emmener à l’aéroport. Je suis large, mais connaissant ma capacité avoir des problèmes avec les transports (…), j’ai joué la carte on part tôt pour éviter les problèmes. 9h30, heure locale, décollage de l’avion LAN pour Santiago au Chili. Après 7 mois entre l’Asie et l’Océanie, il est temps pour moi de partir pour l’Amérique du Sud, avec comme première étape tant attendue: l’île de Pâques!!! Enfin, c’est ce qui aurait dû se passer…

 

3h30 plus tard, arrivé à Auckland en Nouvelles Zélande pour une escale sans changement d’avion, mais débarquement obligatoire de tous les passagers. Pas de passage de frontière, mais à nouveau un contrôle de sécurité, car bien sûr, des fois qu’entre la sortie de l’avion et la réentrée on aurait caché des choses… Ils m’ont l’air encore plus chiant sur les trucs interdits à la douane ici, c’est bon à savoir pour une prochaine fois.

 

On repart, pour 12h de vol cette fois-ci. L’avion n’est pas plein, mais ça n’empêche pas la nénette à côté de moi rester obstinément au siège du milieu alors que celui en couloir est libre… Bah, pourquoi laisser de l’espace entre nous? Avion espagnol, pas de choix des langues dans les films (anglais, espagnol ou portugais), et même pas de sous-titres, le vol va être long. Alors j’essaie de dormir, car j’aurais à l’arrivée à l’île de Pâques 16h de décalage horaire avec Sydney donc quand il est midi en France il est 20h à Sydney, mais seulement 4h du matin sur l’île. Ça va faire mal…

 

12h et des brouettes, arrivé à Santiago, passage de la frontière et de la douane sans problème malgré les mêmes restrictions sur l’importation de nourriture qu’en Australie. Commence alors une longue attente car mon vol est à 18h30. Je traine un peu dans l’aéroport en attendant de pouvoir m’enregistrer, je lutte pour ne pas m’endormir debout. Enfin je m’enregistre, je réussi même à avoir mon hublot, l’hôtel doit venir me chercher à l’aéroport après de nouveau 6h de vol, on est bon. Mais alors qu’est ce qui c’est passé???

 

J’ai encore 3h à attendre, je m’installe dans un café pour manger un bon burger, coup de téléphone par ci par là, je surveille l’heure sur mon téléphone, on est bon, on est bon. L’heure se rapproche, je quitte le café pour me rapprocher du hall d’embarquement, car il n’y a pas de connexion autrement dans l’aéroport. Je cherche le hall, non accessible car dans le couloir des vols internationaux.  Pour la petite histoire, même si le vol est domestique, il poursuit sa route jusqu’à Papeete, donc enregistrement au comptoir international, mais passage de sécurité en domestique pour finalement embarquer en international. Ou pas.

 

Je demande mon chemin, et on m’emmène à un gentil monsieur qui m’annonce que l’avion est parti depuis 20 minutes. QUOI??????? Mais je comprends pas là, il n’est que 17h40 et le vol part à 18h25. Ah oui, mais non, parce qu’il n’est pas 17h40 comme mon téléphone intelligent et qui change automatiquement d’heure normalement me l’annonce, mais 18h40. J’y crois pas… Ça fait donc 4h que je poireaute comme une conne, et je rate ce putain d’avion à 20 minutes. Alors non, je n’ai pas entendu qu’on m’appelait, parce qu’évidement que je serais venue. Bon, alors oui, avec le décalage horaire et la fatigue j’ai un peu craqué, vous vous en doutez.

 

Plusieurs choses à régler et plusieurs questions dont certaines assez angoissantes et démultipliées par la fatigue dû au voyage et au décalage horaire. 1: récupérer mon bagage: réponse aller au comptoir trucmuche en bas. 2: acheter un nouveau billet, car s’il y a bien une destination que je ne vais pas annuler, c’est bien celle là. Pour les questions angoissantes: 1: quand est le prochain vol, puisque ces vols là sont pleins des mois à l’avance!!!! 2: combien ça va me couter, car en plus d’être plein, ils sont hors de prix, surtout quand on rate son vol et 3: euh, mais je dors où moi ce soir???? Parce que le Chili, et en plus une capitale, ce n’est pas comme débarquer en Asie.

 

Première tentative de récupération de bagage infructueuse, et en espagnol ce qui ne me facilite pas les choses. Car bien sûr, ma capacité à comprendre l’espagnol à ce moment précis entre le choc, l’angoisse et la fatigue est égal à un grand zéro pointé et surligné 3 fois!!! Bon je m’occuperais plus tard de mon sac, d’abord le comptoir LAN pour mon billet. Un ticket? Oui je vais prendre un ticket même si y a personne qui attend avant moi (gggrrrrrrr).

 

J’explique gentiment au monsieur et en anglais ma situation de pauvre passagère défoncée par le décalage horaire que son téléphone a pris en défaut, stupidement. Il a dû voir à ma tête (plus de 15h de vol, ça se voit et ça se sent aussi), qu’il avait le droit d’être très très sympa s’il ne voulait pas avoir affaire à une fontaine de larmes. Capacité à retenir ses larmes dans ce genre de moment: proche de zéro, mais je résiste. Non, pas de vol demain. Ok. De la place que mercredi, mais il doit voir avec son boss. Longue attente avec une même question dans ma tête: putain mais combien ça va me couter??? Il revient, c’est bon pour un départ mercredi matin, il me donne un billet et m’explique que je dois bien être à l’heure, 2h avant. Alors devant ces explications assez déroutantes je le coupe pour lui demander: « mais ça va me couter combien? » Parce que le billet est déjà édité alors un vague espoir ce profil. Puis se confirme, il a eu pitié de moi (pas difficile vu la tronche que je tirais), alors il n’y a pas de frais!!! Youhouh!!!!!!!!!!! Bon par contre mon sac est parti pour l’île de Pâques… Ouh…

 

Bon là il a dû sortir un mouchoir quand même. Je n’ai rien avec moi… A peine un bout de savon, aucune affaire de rechange. Mais tout va bien, on va faire la requête auprès du service de réclamation, voyons le côté positif des choses: le plus important étant de partir mercredi. Au service il m’explique que bah si j’y vais mercredi, ils ne vont pas le faire revenir le sac, logique indéniable. Et puis là, dans un coin: mais c’est mon sac!!!!!!!! Un autre problème de réglé.

 

Pour l’hôtel, je demande le mot de passe d’une connexion internet à un client dans un café de l’aéroport, pour voir ce qui reste comme hébergement en ville. L’hôtel où j’avais réservé pour mon retour de l’île de Pâques est libre: allez, une résa vite fait, je prends le bus pour le centre, et son arrêt est à 5 minutes à pied de l’auberge, enfin!! Et ils sont cool, ils m’aident à appeler l’hôtel de l’île pour qu’ils ne m’attendent pas pour rien à l’aéroport. J’attends un peu pour me coucher, histoire de récupérer du décalage. Je vais essayer de modifier mon vol de retour… Quelques bricoles à régler pour la suite. Encore un bel article plein de rebondissement pour mon blog…

 

 

Voilà, l’île de Pâques, ce ne sera pas pour tout de suite!!

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