Après cette nuit bien mouvementée, et non Camille, je ne suis pas restée stoïque, mais au 4e rat, je commence à savoir quoi faire!!!! Ils m’aiment bien j’y peux rien… Et le pauvre qui devait geler dehors, un petit gâteau, je m’en remettrais. Mais la nuit a été froide, très très froide… Et au petit matin, c’était tout blanc, pare-brise recouvert, un peu bizarre pour moi en plein mois de Juillet… Et du coup, toute bonne résolution pour un lavage même partiel de mon corps a été, comment dire, anéantie par les degrés surement négatifs de dehors, mais aussi de l’intérieur. Faut pas rêver, il faisait pas plus chaud dedans!! Quand la buée sort de la bouche, je ne me découvre pas d’un poil!!
Bon, c’est pas tout ça mais j’ai de la route moi… Je dois rendre le van à Sydney, il me reste 400km et des brouettes à parcourir avant l’aire de camping que j’avais repéré, à une centaine de kilomètres à peine de Sydney. J’en repère une autre un peu avant, avec douche chaude gratuite, ça ne me fera pas de mal.
Chauffage à fond, poursuite de la fissure sur mon pare-brise, je n’en suis plus là. Je me rends à la bourgade toute proche quand soudain… Nan, juste une route fermée. Bon, on va essayer par une autre parallèle? Non, stoppée par les flics qui m’expliquent que la route est complètement bloquée par la neige, et que pour aller dans le sud, bah, faut faire un détour vers l’ouest… Soit 200km de détour au bas mot car ici, en Australie, les routes sont tellement paumées dans la campagne qu’ils n’y en a pas 36… Et merde… Déjà avec les 400 ça me suffisait, mais 200 de plus… J’espère juste arriver avant la nuit, en ne faisant que conduire de la journée, trop cool.




Je ne suis pas passée exactement là où m’a dit le flic, pour me faire une économie de 50 km (de temps et d’argent…. car le détour, c’est tout de suite 40$ de plus!), mais je l’ai senti passer. Ce sont ces routes où on espère, on prie même qu’il n’y ait pas de problèmes techniques sur la route, car il n’y a rien… Même pas une voiture, une maison, une station essence, un kangourou… C’est de la piste, celle qui crade bien la voiture, qui glisse bien quand on freine, donc qui fatigue un max. Mais plus de neige à l’horizon, voyons les choses du bon côté.
Et au fur à mesure de la route, j’ai bien l’impression qu’il n’a neigé que sur un endroit: celui où je dormais. Par endroit au loin sous les nuages on voit les terres enneigées et toujours gelées, même dans l’après midi. Ah oui au fait, j’ai appris par le flic qu’il faisait 2° à 8h30 du matin… Je comprends mieux pourquoi je gelais. Enfin avec la neige, j’avais déjà la puce à l’oreille (à défaut du rat, ah ah).
La suite n’est que la poursuite d’une longue route épuisante, mais nécessaire. Arrivée sur l’aire d’autoroute, j’ai failli remercier en m’agenouillant pour la douche bouillante et gratuite du café. Et pour la connexion wifi du Macdo. J’ai failli repartir pour l’aire plus proche, mais après plus de 7h de conduite, j’ai joué les raisonnables. Je profite des derniers rayons du soleil pour ranger mes affaires, nettoyer un peu l’intérieur du van (l’extérieur étant particulièrement pourri par la terre, mais comme on m’a dit que ce serait nettoyé à Sydney…). Beaucoup moins froid, la nuit n’en sera que meilleure!