De Byron Bay à Ballina 110 km

Ouh la la mais que de rebondissements en cette journée de fête nationale!!! Tout commence sur ma petite aire d’autoroute pas géniale mais nécessaire car assez proche de Byron Bay, ma destination du jour. Lieu mythique du surf, surement un peu hippie à un moment donné, c’est un des rares endroits dont j’avais entendu parlé avant de partir, c’était donc une étape incontournable.

Pour moi, Byron Bay c’était l’endroit où j’allais voir un maximum de surfeur avec tous les clichés qui vont avec et que je n’ai toujours pas vu!!!! Pour l’instant c’était plutôt bonjour l’obésité ou la combinaison parce qu’il fait un peu frais. Chochotte va… Du coup comme l’endroit est assez célèbre, j’imaginais des restaurants et bars partout en bord de mer, des immeubles…. Genre Gold Coast.

 

Et bah pas du tout… Bye bye les clichés, cette ville a réussi à me surprendre, et à me ravir (ce qui devenait un véritable défi en ce moment!!!). J’ai donc pris l’autoroute avec mon van fleuri et j’avance tranquillement. Ah oui c’est vrai qu’il y a un phare, allons-y!!! Pas un stationnement non payant, du moins sauf celui que je dégotte 300m en dessous du dis phare. Un phare, ça change!! Tout blanc, datant de 1901, enfin un bâtiment qui sort de l’ordinaire. Il est assez à distance de la ville, mais relié via un circuit (le bon vieux circuit australien), allant du phare à la plage, en passant par la forêt. Je ne suis plus dans le Queensland mais en Nouvelles Galles du Sud, donc pas moyen de vous dire combien de kilomètres j’aurais parcouru.

 

Soit, le ciel est bleu, malgré le vent il ne fait pas trop froid (mais la doudoune est de rigueur), le blanc du phare ressort encore plus et il y a même de drôles de poteaux pour pouvoir prendre des photos avec son retardateur. Voilà, maintenant on ne demande plus aux passants de se faire prendre en photo, y a des poteaux pour ça.

Les vues sont splendides, digne de la côte bretonne et je pèse mes mots. Un côté un peu sauvage, des falaises abruptes, j’en ai retrouvé mon sens de la description!! Je m’attarde un peu, voir même beaucoup pour faire le tour. L’endroit est connu aussi, mais moi je ne le savais pas, pour être une réserve de baleines. Pendant la saison actuelle, elle migre du nord de l’Australie vers l’Antarctique, et passe tout proche des côtes. Il y en avait aussi à Hervey Bay, mais il fallait un bateau pour espérer en voir. Alors je pensais qu’ici aussi. Un australien me demande d’observer très loin au large, on verrait l’eau de mer qu’elles font jaillir en remontant à la surface. Mouais, j’en ai vu mais avec les yeux de la foi…

Je continue mon petit tour, par la plage, puis il est temps de remonter vers le phare via la forêt pour manger. Sur le chemin, un autre australien m’indique la direction de 2 baleines. Oh putain, mais oui, celles là je les ai bien vues, parce qu’elles étaient toutes proches des côtes!!! Et j’ai pas mon gros zoom. Impressionnant, mais malheureusement vous ne verrez qu’une tache sombre dans l’eau. Faut me croire, c’était une baleine à bosse!!! Elles se dirigent vers le phare, alors pas question de manger tout de suite, je pars chercher mon zoom et je reviens vers le phare pour traquer la bête.

Un peu avant le phare, des gens regardent en bas, elles doivent être là. Mais pas du tout, ce n’est pas une baleine que je vois, mais une vingtaine …… de dauphins!!!!!!!!!!!!!!!!!! Les premiers de mon tour du monde, ouh ouh!!!!!!!!!! Ils sont là en bas de la falaise (on est quand même assez en hauteur), et jouent avec les vagues en groupe. Et là, j’ai mon zoom!!!! Toute guillerette, je les observe un moment, je les suis, mais un autre évènement vient encore plus pimenter cette journée: un surfeur a échoué je ne sais pas comment, mais se retrouve prisonnier au sommet d’un rocher, mais inaccessible via la terre, et encore moins par la mer vue les vagues et la houle… Déjà tout à l’heure, un autre surfeur s’était vu secourir par le jetski-rescue. Que va-t-il se passer? Bah pas grand chose, alors je suis allée manger.

Bah oui, avec les dauphins l’heure a tourné et il faut bien se restaurer alors je retourne à mon van, garé à côté d’un autre van fleuri. Et comme par enchantements, les 2 allemandes locataires depuis la veille du dis van viennent aussi manger. Tiens, si on parlait un peu?? Je les aide un peu à comprendre le fonctionnement et les mystères du van fleuri: frigo congélateur, réchaud…

 

Allez, c’est pas tout ça, mais il en est où mon surfeur sur son rocher?? Et bah il n’a pas bougé… Pourtant le marine rescue avec son gros haut parleur lui avait dit tout à l’heure de ne pas bouger, les secours arrivent. Et bah j’ai eu le temps de bien manger, et il ne s’est rien passé… Enfin presque: arrivée de la police, d’une ambulance, et d’une équipe de télévision locale… En voyant l’ambulance, une australienne s’étonne, alors je lui dis qu’il y a un surfeur à sauver. Réponse (traduite): « je sais c’est mon fils ». Moi: « ………… ». Et encore on aurait été en France, j’aurais plutôt dit : y a un con de surfeur qu’est bloqué, mais il a pas vu qu’avec ses vagues c’était dangereux? Ça va couter une blinde d’aller le récupérer!!! Donc heureusement, mon niveau d’anglais reste précaire, ça m’évite de sortir des bêtises à une mère inquiète.

 

Bon je ne suis pas restée pour le sauvetage, il va bientôt faire nuit, mais je vous rassure, ils envoyaient un hélicoptère pour récupérer le garçon. Ça leur a quand même pris plus de 3h… Retour en ville, puis sur la route. Plus je descend dans le sud, et plus les jours raccourcissent… Dans 3 jours je serais à Sydney… Donc au final, à Byron Bay, il y a bien des surfeurs mais sur des rochers, les autres, je ne les ai pas vus. Par contre, y a des baleines et des dauphins 🙂

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