Bromo sunrise

Ah, encore un lever au aurore, ça commence à bien faire!!! Départ à 3h du matin cette fois ci pour le sommet du mont Penanjaken à 2770m d’altitude (petite joueuse n’est-ce pas??) où tous les touristes se presseront pour admirer le lever de soleil sur le mont Bromo. Ivana nous abandonne, elle préfère faire dodo encore un peu. C’est donc à 3, encore une fois munis de nos lampes de poche ou iphone et vêtements bien chauds que nous démarrons la montée. La randonnée commence par de la route, puis de la route en mauvais état et qui grimpe gentiment, rien de bien méchant. Puis quelques escaliers suivis d’un chemin de terre assez étroit et où toutes les tailles ne pourraient pas passer. Parfois on doit escalader un peu, toujours en montée. On y va tranquillement, car on a les 3 derniers jours de marche derrière nous, et ça monte pas mal, mais encore une fois, rien de bien méchant. C’est même de loin la randonnée la plus facile de toute!!

 

C’est à se demander alors pourquoi tous les touristes, et il y en a beaucoup beaucoup, viennent ici en 4*4… La route qu’on rejoint pour la dernière partie avant l’esplanade est jonchée de 4*4 garés tout le long de la route, une bonne centaine au moins, ça gâche un peu.

 

Arrivée au sommet après moins de 2h de marche et un chocolat chaud dans une immense foule agglutinée sur la petite esplanade donnant vue sur l’horizon. On est obligé de bousculer pour passer, et à mon avis, tout le monde ne doit pas super bien voir!! On se faufile donc jusqu’au rambarde qu’on traverse, il y a un petit chemin en amont et protégé par une haie, de là on aura une vue imprenable. Il fait froid, mais on profite de la lente montée du soleil, ouah.

Une fois le soleil levé, la horde de touriste remonte dans leurs voitures pour descendre après au cratère et faire la randonnée que nous, on avait fait hier sans personne pour nous embêter. Et on ne regrette pas quand on voit le nombre de voiture qui se gare en bas, dans le cratère… A la place, on redescend tranquillement en profitant de la superbe vue que l’on a sur le Bromo et les autres cratères tout proche. La descente est encore plus facile et rapide, inutile de prendre les motos qui nous sont proposées toutes les 5 minutes.

 

Allez, c’est pas tout ça mais on a faim, et il faut penser à redescendre en ville pour poursuivre le voyage. Encore quelques pancakes, et le bémo bien rempli cette fois ci avec ses 17 personnes au lieu des 15 requises part pour Probolinggo, il est déjà 9h.

 

Kim s’en va pour Surabaya, Sylvain et Ivana pour Yogyakarta, encore des adieux… Moi je pars pour l’aventure, dans un endroit qui n’est pas dans mon guide et que m’avait conseillé un français dans le van à Lombok. J’ai quand même réussi à avoir quelques informations dans un autre guide, mais pas grand chose à part que la route est très très difficile d’accès.

 

Je dois donc, de Probolinggo, me rendre à Jember, puis à Jajag, puis à Pessangaran, puis à Sarongan et enfin à Sukamade dans le parc national de Meru Betiri, au bord de la plage… Un long chemin en perspective!!! Et bien sûr, pas de chemin direct, sauf en passant par une agence bien sûr! Premier bus pour Jember dès la sortie du bémo, puis je monte de suite dans l’autre bus pour Jajag, pour le moment ça se combine assez bien. Mais une fois à Jajag, ça se gâte, car les autres destinations ne sont que des petites bourgades uniquement accessibles en bémo. Et qui dit bémo, dit que je dois attendre que d’autres gens aillent dans la même direction que moi, et à 16h, c’est plus dur…

 

Comme prévu, nous ne sommes que 2 à vouloir nous rendre à Sarongan, et ici, personne ne parle anglais, ça se complique!! La nuit tombe, le chauffeur m’a passé au téléphone quelqu’un parlant anglais et habitant à Sarongan, et on a eu un peu de mal à se comprendre. Le chauffeur trouve un ojek, une moto taxi, pour le local et pour moi. Mais je ne sais pas si la moto se rend à Pessangaran, où à Sarongan. Parce que c’est bien gentil, mais si il ne m’emmène que jusqu’à Pessagaran, je fais comment moi après en pleine nuit dans une bourgade où ils ne parleront pas plus anglais qu’ici??? J’essaie de demander, mais pas facile… Je bredouille quelques mots avec l’aide du lexique du routard pour me faire comprendre, mais c’est compliqué… Très compliqué…

 

Le chauffeur rappelle la nana qui parle en anglais, et là encore c’était compliqué, parce qu’elle croyait que j’étais arrivé à Pessangaran, alors que j’étais toujours à Jajag. Soit, une fois le malentendu résolu, elle négocie le tarif en moto jusqu’à Sarongan directement, chez elle, où elle a un homestay pour m’accueillir pour la nuit, et où elle pourra m’aider pour aller jusqu’à Sukamade. Sinon, il fallait trouver un hôtel ici à Jajag, et galèrer de nouveau le lendemain.

 

Me voilà donc à l’arrière d’une moto, mon gros sac à l’avant et le petit sur le dos, sans casque, et roulant de nuit sur une route franchement pourrie. Tout va bien!! Je prie pour qu’il n’y ait pas d’accident, puis de trouver sur la route un distributeur de billet, parce que je viens de réaliser que je vais être à court de liquide, et je ne sais pas pourquoi, mais je ne crois pas trop qu’il y en ait dans le patelin où je vais…

 

Après plus d’une heure et demie de route me voilà enfin arrivée à Sarongan, dans la pension de Sri, la femme que j’ai eu au téléphone. Rien à l’extérieur n’indique qu’il s’agit d’une pension, j’ai plus l’impression de dormir chez l’habitant, en version nettement plus confortable. Sol carrelé en blanc très propre, petit salon avec canapé en sky, et grosse peluche sur mon lit, très kitch!!

 

Sri m’explique comment faire pour aller à Sukamade, et tous ce que j’aurais à payer sur place: hôtel super cher et unique (200 000r), taxe d’entrée elle aussi assez cher (150000r), moto 4*4 aller et retour (300 000), puis pour les tortues, 100 000 pour l’excursion du soir et 50 000 le matin pour les bébés tortues. Ahhhhhhh….. Et bien sûr aucun DAB dans le patelin… Bon, comme je ne vais pas revenir en arrière, on trouve un moyen pour payer ma chambre de ce soir et la moto plus tard, cool!!

 

 

Ce sera tout pour ce soir, je suis morte avec toutes ces aventures, au lit!!

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