Bref, j’ai pris le bus à Java…

00h30 réveil. Notre chauffeur est déjà prêt à partir, mais pas nous!! Préparation rapide de ce que nous aurons besoin: vêtements chauds, à boire et à manger. Il fait nuit noire, mais au moins, en partant à 1h du matin, on n’entendra pas l’appel du « prêtre » de la mosquée qui nous réveille habituellement à 4h du matin, c’est déjà ça, d’autant que les hauts parleurs sont juste à côté de nous (et on en a profité pleinement à l’heure de l’apéro).

 

1h30 de trajet pour arriver au pied de la randonnée. Payement de la taxe d’entrée, un grand classique dans ces pays, un peu cher à 100 000 roupies. D’autant que les prix varient d’un jour à l’autre, d’une personne à l’autre, c’est assez étrange. Pour être sûrs que notre chauffeur nous attende, on ne paye que la moitié.

 

Petite montée dans la nuit à la lumière de nos lampes torches, lampes frontales ou iphone. Il ne fait pas si froid et plus on monte, plus on sent l’odeur du souffre. La pente est raide, mais aucune difficulté particulière pour monter, et j’ai mon bâton de marche qui me vient de Hana en prime!!! Arrivés en haut du cratère, on commence à voir de loin les fameuses « Blues Fires » du moins pas si connues que ça, elles n’étaient même pas mentionnées dans mon guide. Et si je n’avais pas rencontré Sylvain, je ne les aurais surement pas vu. L’envie est trop tentante de descendre au fond du cratère. On a lu pas mal de chose sur des blogs avant de faire cette randonnées et on sait qu’elle est tout à fait faisable sans guide, que la descente ne se fait que si on fait bien attention où on met les pieds pour ne pas glisser, surtout quand il fait nuit, et qu’il faut se protéger des vapeurs de soufre avec un masque ou un linge humide. Des faux guides essaient de nous dissuader de descendre, mais bien sûr, avec tous les touristes qu’on voit en bas, on sait que c’est possible. On les pousse et on s’engage donc dans ce chemin pas si facile, on se serre bien les uns les autres, et des fois on attend d’autres gens pour trouver notre chemin. Les porteurs de soufre qui travaillent ici portent des chargent de plus de 80kg, et on les voit monter du cratère, dur… On a bien essayé de faire pareil mais bon, on n’est pas si fort…

En bas, les gaz sont étouffant, ils piquent les yeux et la gorge, mais c’est moins difficile avec nos écharpes mouillées. On voit alors enfin ces blues fires, ces lumières bleues venant du cratères et c’est de là qu’ils extraient le soufre. Impressionnant, on reste un moment dans la nuit, car elles ne sont visible que la nuit justement. Le soufre est bouillant quand on le touche. Les porteurs en font des sculptures qu’ils vendent aux touristes.

Puis remonté et direction le haut de la crête pour voir le levé du soleil, joli, mais sans plus. Le temps se réchauffe un petit peu, on est bien content de cette randonnée. Retour à la voiture pour redescendre en ville pour prendre notre petit déjeuner bien mérité.

Après, ça se corse un peu… On souhaite tous les 4 aller sur le Bromo, ça tombe bien, on va encore pouvoir partager!! Pour ce faire, on doit prendre un bus pour Probolinggo puis un bémo pour Cémaran Lawang, qui se trouve au pied du cratère et point de départ des randonnées. Direction donc la gare routière, à pied, avec le GPS de Sylvain. Mais…. Le GPS n’a pas indiqué le bon endroit, on s’est donc retrouvé complètement à l’opposé, à 4km, alors qu’on aurait dû n’en faire qu’à peine 2… Avec les sacs, et notre marche… Alors on a pris un bémo, ce qu’on aurait pu faire dès le début finalement.

 

A la station de bus, il y a bien un bus partant pour Probolinggo, mais à 120000!!! Nan, on n’est pas des touristes, nous on veut les bus locaux. Pas de problème, un autre va arriver, mais vite vite, il faut payer et on n’a pas de ticket. On monte dans le bus local et…. c’est le début de l’aventure… On voulait du local, on n’a pas été déçu… Deux sièges à gauche, 3 à droite, mais tous en version taille 32, ce qui est loin d’être notre cas!!! Je me retrouve la moitié des fesses dans le vide… Le bus local, à Java, c’est comme voyager dans le métro aux heures de pointes, dans le train le plus pourri qui puisse exister. Les artistes vont et viennent nous chanter leurs oeuvres, avec ou sans sono, avec ou sans guitare, triangle… Après 5, j’ai arrêté de compter!! Et l’espace entre la rangée de gauche et de droite n’étant pas très large, on en a largement profité, pas besoin de mettre la radio, mais impossible de dormir. Et quand ce n’est pas les chanteurs, se sont les revendeurs de toutes sortes de nourritures… La climatisation? Les deux portes avant et arrière qui font courant d’air…

 

Quant à la conduite, c’est un peu la loi du plus fort. La ligne blanche ne signifie pas grand chose ici, et même quand il ne semble pas possible de doubler, c’est sans compter sur notre chauffeur warrior!!! La devise: celui d’en face a intérêt à ralentir s’il ne veut pas prendre le bus en pleine face, logique à toute épreuve!! Je ne parle même pas des feux rouges (des quoi? Feux rouges? Connait pas…). Et puis, je pense que l’Indonésie est encore le seul pays où on peut fumer dans le bus…

 

Bref, on a pris le bus à Java… Ça va que j’avais mon coca halal!!!!

Mais ce n’est pas fini!! Descente à Jember et non à Probolinggo comme prévu… et comme on n’avait pas de ticket, bah on s’est fait entubé… On a râlé, c’était un peu le spectacle, les flics sont venus et on croyait prendre notre deuxième bus pour notre destination sans rien payer en plus. Mais non!!! Ggrrr… Au moins celui là ressemble déjà plus à un car, avec climatisation, et nous emmène directement, c’est déjà ça.

 

Une fois à Probolinggo, il nous reste la dernière partie du trajet, le chemin vers le village étape, mais il est déjà 17h30… Le seul moyen d’accès est le bémo mais il doit être plein pour partir sous peine de payer plus, on n’a pas trop espoir d’en trouver. Mais on vient nous accoster à la sortie du bus. On attend un peu devant le bémo et ce sera 1 puis 2 puis 7 personnes qui viennent se rajouter à nous. On n’est pas 15 mais on est 11, suffisamment pour partir et ne pas payer plein pot. 2h de route dans la montagne pour rejoindre Cemaran Lawang, l’air se fait nettement plus frais. Encore une taxe d’entrée, modique, et arrivée à bon port à 20h.

 

Tout est fermé, il nous faut trouver une guest rapidement, surtout que les restaurants ferment leur cuisine à 21h!!!!! On en check plusieurs, et en gros, c’est un peu partout la même chose. sauf celle là, avec le wifi (le wifi!!!!!). Chambre sommaire, mais une bonne couverture.

 

 

Les gens avec nous veulent monter cette nuit, bien sûr, eux viennent de Yogjakarta alors ils sont encore frais. Mais pas nous. Sylvain en bon mec dit que lui va y aller, mais finalement il a fait comme nous: un gros dodo!!!

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