Gili gili gili!!!

Bien pourrie cette chambre au milieu de nulle part à Senaru… Enfin bon, elle avait au moins le mérite de ne pas être trop chère… J’espère juste qu’il n’y avait pas de punaises dans le lit. Souffrance atroce au réveil, surtout au moment de bouger, je sens que les courbatures vont durer un moment. Quant à mes pieds… Même avec les tongs c’est compliqué.

 

On demande le petit déjeuner, des fois qu’il serait inclus et au surprise, oui! Mais il faut aller dans un restaurant à 100m. Monica ne veut pas se faire avoir et refuse de payer la chambre tant qu’elle n’est pas sûre que le petit déjeuner est bel et bien gratuit et emmène de force le gérant de l’hôtel jusqu’au dit restaurant. Je suis morte de rire de la voir comme ça aussi méfiante sur tout, et surtout de voir qu’il y a pire que moi. En même temps je les comprends toutes les 2. Elles m’ont raconté qu’ils avaient loué ensemble une voiture avec chauffeur pour 3 jours sur l’île de Florès et une fois arrivés à Labuan Bajo, ils se sont aperçus que le chauffeur leur avait volé à chacun 2 millions de roupies, soit environ 150 euros… Seule Lenka qui n’avait pas quitté son sac une seule minute a été indemne. C’est sûr, ça refroidit un peu, et en plus, ça grève leur budget… D’où la négociation au centime près.

 

Enfin bon, le petit déjeuner était bel et bien inclus, la chambre a été payée! On souhaite prendre les transports publiques pour se rendre aux îles Gili, sur la côte ouest de Lombok, mais le mec qui tient le restaurant (qui est aussi un hôtel d’ailleurs, on s’y perd un peu) nous propose de nous emmener pour 50000 roupies chacune, ce qui nous semble raisonnable vu les 2h de trajet et connaissant les tarifs usuels. Mais c’est sans connaitre Monica qui arrive à grapiller 5000 roupies de moins. Ah… Monica…

 

Les Gili se composent de 3 îles au caractère bien différent. Gili Air la plus proche, pour les adeptes de calme et de sérénité, Gili Meno pour ceux qui ne veulent vraiment voir personne, et Gili Trawagan, la plus connue et aussi la plus fréquentée, pour ceux qui veulent voir du monde, faire la fête, tout en étant à 2 pas des plages de rêves. Monica et Hana se rendent vers Gili Meno où les attendent Lenka et leur copain, moi, je choisis Gili Trawagan pour voir du monde!! Parce que les backpackers avec seulement moi dedans, ça va un temps, mais bon… Là je veux surtout du bon temps, du repos tout en parlant à des êtres humains, et de la bouffe européenne!!! Au diable le riz, les noodles, les oeufs et autres, je craque!!! Ces 3 jours de trek ont eu raison de moi, j’ai besoin d’une pause.

 

Notre chauffeur nous dépose proche du port, dans un café où je profite du wifi pour envoyer des nouvelles: oui oui, je suis toujours vivante, mais aussi, en haut du volcan, il n’y a pas de wifi, ni à Sembalun non plus. Promis maman, j’ai demandé la première nuit  au sommet du cratère le mot de passe du wifi, mais, Padi il n’a pas voulu me le donner. Tout comme ma pizza ou ma bière d’ailleurs. La technologie n’est pas encore arrivée à 2700m d’altitude!!

 

Le bateau pour Gili T part dès qu’il y a 15 personnes, celui pour Gili Meno à 14h, car il y a nettement moins de monde pour cette île. C’est donc l’heure des adieux avec mes 2 tchèques préférées. Je suis triste de les quitter, c’était bien marrant de se parler en allemand pour que notre guide ne nous comprennent pas, et maintenant ce sera à moi de négocier les prix!! Hana me donne son bâton de marche, des fois que j’aurais d’autres volcans en vue (et il y en a quelques uns sur Java).

 

Le bateau arrive en à peine une demi heure sur l’île, alors qu’il s’agit d’un slow boat. Hummmm, quel est l’intérêt du speed boat qu’ils proposent autrement??? Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, à savoir si cette île si fréquentée était plutôt du style Phuket ou Koh Tao. A première vue, plutôt ce dont j’ai besoin. Je me rends dans un des backpackers du GdR, un peu cher je trouve, environ 3 fois ce que je paye depuis le début. Mais bon, au moins il y a du monde et du Wifi (lent…). La chambre est plutôt design, je vois un anglais, la cinquantaine, une danoise et un néo-zélandais. Sympa sans plus. Il n’y a qu’une rue principale qui fait le tour de l’île et tout se trouve sur cette rue. Aucun scooter ni autres moteurs, ici c’est vélos ou carrioles à cheval! Direction un bon repas avec mes désidératas bien connus comme objectif. Tiens, là il y a des burgers: pas de riz, pas de noodles, banco. Avec une petite bière je savoure ce moment qui fait du bien à mes cuisses et à mes pieds.

Là je fais la connaissance de 2 italiens qui ont fini par s’installer à ma table. Ah bah voilà des gens à qui parler, comme quoi j’ai choisi la bonne île!! Ils me proposent de les rejoindre faire du vélo autour de l’île, proposition que je décline vu mon piteux état. Par contre demain ils vont faire le tour des 3 îles en faisant du snorkelling, et ça, ça m’intéresse déjà plus!! Les îles sont aussi réputées pour leur coraux et nombreux sont ceux qui viennent passer leur open water, mais, là, je n’ai pas très envie de plonger.

 

Je vois plutôt pour essayer le « freedive », qui n’est pas de la plongée gratuite comme on pourrait le croire, mais de l’apnée. Il n’y a que le tarif qui me rebute, à suivre.

 

Voilà, fin de journée avec un nouveau repas riz-noodles free, dans un café où le wifi est plutôt rapide alors je vais y rester un moment pour charger les photos du trek et du dernier jour à Komodo. J’ai vu sur la plage et les bateaux, je profite!!

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