Highway to hell…

C’était écrit que c’était un trek difficile pourtant… Bah maintenant je confirme!!!

 

Réveil à 2h, ou plutôt 1h50 sans compter tous les réveils que j’ai entendu avant. Petit casse croute avant le grand saut. Il gèle, je pars avec ma parka et doudoune intégrée, gant de plongée à défaut d’autres gants, appareil photo, eau et bien sûr une lampe frontale histoire d’y voir quelque chose. 2h30, de nombreux groupes sont déjà partis, on voit les lumières le long de la falaise, un peu comme une descente en fardeau sauf qu’ils ne descendent pas. On traverse les différents campement, c’est qu’on est nombreux, puis une première montée dans la forêt, puis commence la partie de plaisir. 1h de grimpette dans un équivalent de sable où quand on avance de 30 cm, on recule de 15 à chaque pas. La montée est vite exténuante, mais ce n’est as fini… Au bout de cette première grimpette, on atteint un sommet qui n’est que le cratère du volcan. Le sommet semble si proche vu d’ici, mais c’est une grosse erreur. Déjà 3h30, on se dit qu’on a largement le temps avant le lever de soleil à 6h10. Deuxième partie un peu plus plate, mais toujours en montée. Puis c’est la descente en enfer. Monica est toujours devant, à se demander où elle puise ses ressources. Avec Hana, on se soutient dans l’effort, et je pèse mes mots. On a trouvé le moyen de discuter puisqu’elle ne parle pas anglais, alors on parle en allemand!

Plus de 2h dans cette espèce de bouillasse sablonneuse, un peu comme une dune, ou plutôt une remontée dans de la bonne poudreuse où on s’enfonce bien à chaque pas, en manquant de tomber très souvent. On fait trois pas et il faut reprendre son souffle. D’autant qu’il fait toujours nuit, le vent souffle fort et nous gèle les doigts malgré les gants. On avance péniblement et sans en voir le bout. Une fois, je croyais presque y être jusqu’à ce que Padi, notre guide, nous dise qu’on en avait encore pour au moins 1h30… Désespérant!!!

 

Notre seul soutient, c’est de voir tout le monde en chier pareil que nous. On n’avance pas très vite et le soleil commence déjà à se lever… Tant pis, je ne vais pas abandonner et je vais y arriver à ce putain de sommet!!!

 

C’est donc exténuée que j’arrive en haut. Petites photos obligatoires et il faut déjà redescendre. Padi nous dit que nous sommes de fortes femmes, car souvent les groupes qu’il emmène n’arrive pas avant 8h au sommet.

Descente par le même chemin, en contournant le cratère. On a une belle vue sur un des monts de Bali, sur l’île de Flores où j’était la semaine dernière et bien sûr sur le lac de cratère dont les nuages ont joué à cache cache au sommet. Magnifique, il faut bien l’avouer. En descendant, on voit notre campement sur une arête avec ses taches colorés jaunes et oranges, ainsi que les grimpeurs en montée ou en descente, bien emmitouflés.

 

La descente se fait plus facilement que la montée grâce au dérapage controlé dans le sable, moyennant quelques chutes. Après c’est comme au ski, après 5 j’ai arrêté de compter!! On met moins de temps à descendre, mais arrivées au campement, épuisement général!! Un vrai petit déjeuner avec des pancakes, c’est fou tous ce qu’ils peuvent cuisiner au milieu de nulle part!!

Et vient la mauvaise nouvelle: Bon, alors aujourd’hui on va marcher environ 7h. What?, mais on ne vient as déjà d’en faire 6??????

Mes pieds sont en compote, ma courte nuit accumulée aux 2 randonnées font que mon cerveau ne répond plus, et il faut encore marcher 7h, soit 13h de rando au total? Je crois bien que ça ne vas pas le faire. Et ça c’est vite remarqué vu le nombre de fois où je suis tombée ou presque et vue la vitesse à laquelle j’avance, genre escargot. On est toute crevée, et on convient de juste descendre au lac pour la nuit, quitte à partir plutôt demain. Je traine toujours la patte, mais j’arrive à faire les 3h nous séparant du campement au lac. Le chemin est un peu moins dur, mais mes ampoules à tous les doigts de pieds associés à un cerveau endormi ne commandant aucun muscle le rende difficile tout de même.

Etablissement du campement au bord du lac, et direction les sources d’eau chaude pour une relaxation musculaire et surtout, mais surtout, l’occasion de faire un brin de toilette. Car avec tout ce sable et poussière, plus la transpiration de 2 jours, on est bien cracra!! Les sources se déversent dans une rivière, alors on n’a pas trop de scrupules.

 

Voilou, je suis définitivement HS et je n’ai plus ni muscles, ni pieds. Demain, encore 8h pour arriver à Senaru, 3 en montée et 5 en descente, et ce n’est pas ma partie préférée… J’attends le repas du soir, à priori du poisson fraichement pêché du lac par notre guide!! Espérons qu’elle n’ait aucun point commun avec la trucha du lac Titicaca!!

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