La plage du bout du monde

On est vraiment au bout du monde, au milieu de nul part, sur une plage quasi désertée par les touristes. Sur la plage, nous et …. bah personne…. Même les danois qui occupaient le même hôtel que nous sont partis. En bord de mer, les restaurants sont vides, parfois fermés, du coup pour manger le midi, c’est parfois un peu compliqué. Les habitants repeignent les bateaux, effectuent divers travaux. Rien que le bruit des vagues, le vent, et moi sur ma chaise longue.

 

Car Cyrielle est parti au club de plongée russe faire son « refresh » plongée. Elle a lu tout le bouquin hier, et est prête à faire ses exercices sous l’eau. D’abord en piscine, on n’est jamais trop prudent, puis en mer. Elle a un dive master au top, beau gosse comme jamais: chauve, bedonnant avec des tatouages, et fumeur, ça fait rêver… Elle revient même avec des devoirs pour demain, aïe aïe aïe!! Pendant ce temps là, je passe quelques niveaux sur Candy Crush et j’avance bien dans mon livre qui parle de la Birmanie (d’ailleurs Camille, je te le conseille) tout en peaufinant mon bronzage.

Mais après déjà 2 jours de plage, personne à 3km à la ronde, je commence à avoir envie de voir du pays. Au repas du midi (bien sûr, on y était toutes seules), je demande s’il est possible de louer un scooter. Oui, non, peut être, finalement c’est notre club de plongée russe qui nous trouve un scooter amené directement au club, génial. Petite appréhension quand même d’emmener Cyrielle derrière moi sur le scooter, vue ma faible expérience, et surtout le début de route en pente et bien pourri.

Tout c’est bien passé, aucune chute, aucune frayeur, ouf!! On s’en est allé jusqu’à Puerto Galera et ses plages sur la presqu’île de Sabang, à 10km de là. Quelques beaux points de vues mais malheureusement peu dégagés pour de belles photos. On se rend compte qu’il n’y a vraiment que sur notre plage qu’il n’y a personne. Ailleurs, les rues sont pleines, les restaurants abondent. On prend du carburant version locale: une bouteille d’un vert fluorescent…

Arrêt à White Beach, histoire d’être sûres à 100% que ce n’était pas pour nous. On en a eu la  confirmation: jetski, demandes incessantes si on veut en faire, ballon, parachute, beach volley, pas un coin de sable tranquille. Le front de mer déborde de bar à la musique bruyante, fast food…. On s’en va vite fait pour notre petit coin de paradis désert.

 

Au passage, j’ai perdu une de mes boucles d’oreilles. Et même Saint Antoine de Padou n’a rien pu faire pour moi…

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