Et oui, concession oblige, je suis de retour aux rizières de Banaue!!
Départ d’El Nido à 4h15 du matin avec une demi heure de marche à pied de l’hôtel jusqu’à la gare routière, puis 6h de mini van vraiment pas confortable jusqu’à Puerto Princessa. Le chauffeur roulait vraiment à fond la caisse sur de la route alternant goudron et caillasses, avec des virages toutes les 30 secondes, du coup impossible de dormir… Sur le bord de la route, d’immenses stèles de marbre avec des prières écrites dessus, so philippins!!!!
Puerto Princessa, de nouveau je n’ai vu que l’aéroport et sa longue file d’attente au soleil avant d’arriver à l’intérieur, puis attente de l’avion qui bien sûr est en retard. Mais bon, j’arrive à Manille, et je rejoins enfin Cyrielle qui m’attend depuis la veille. Mes 2 paquets de bonbons Happy Life m’attendent sagement, de quoi tenir je l’espère jusqu’à l’arrivée de l’autre Caroline en Malaisie en Juin.


On mange et on part pour la gare routière pour prendre nos billets et le bus, en espérant que ça ne sera pas comme avec Manu où on était arrivée 10 minutes avant le départ et on avait eu de justesse les 2 derniers billets. Mais non, sans soucis pour les places malgré les gros embouteillages que nous avons eu en taxi à Manille. On est tout au fond du bus, la climatisation nous a moins traumatisé et on a réussi à se reposer durant la nuit.
June nous attend avec une pancarte à nos noms à la sortie du bus, et je reprends vite mes habitudes avec petit déjeuner avec vue sur les rizières en terrasse que vous avez déjà vu. Je confie mon appareil photo à Cyrielle, le sien étant à la limite du décès prématuré, et elle prendra sans doute bien plus de photo que moi ne connaissant pas encore le site.
Comme la première fois, une sieste s’impose avant toute excursion, histoire d’être en forme et d’attendre que le soleil se lève enfin. Au réveil, petit problème avec les billets retour de bus vers Manille: on nous annonce qu’on arrivera surement sur Manille vers 8h du matin au lieu de 4h. Problème, on doit prendre un avion à 8h…
Un brin de rayon de soleil se dégage enfin, et nous voilà de nouveau dans le tuktuk en route vers Hapao, again. Le soleil se fait timide, les photos ne seront pas aussi jolies que la dernière fois, en espérant qu’il ne se mette pas à pleuvoir… Les routes sont toujours aussi chaotiques, les éboulement de terrains ont fait des ravages malgré les murs de protections en cours de construction. A tel point qu’à un moment donné, la route est bloquée. Un tractopelle déblaie péniblement la route en poussant puis tassant la terre envahissant la route. On passe après quelques minutes d’attente.
Payement de la taxe d’entrée, et le garde me dit qu’un guide est quasi obligatoire. Hein?? Bah non, on avait peut être eu un peu de mal avec Manu la première fois, mais là, vraiment, pas besoin de garde. Et surtout, on ne m’avait rien dit la première fois. du coup on signe une décharge. Pff.
Le site est toujours aussi joli et on arrive sans se perdre aux sources d’eaux chaudes. On enfile les maillots de bain et cette fois ci je me baigne. Eau froide de la rivière d’abord, puis eau chaude de la source avec cette odeur souffrée. Puis des gouttes commencent à tomber, le ciel devient carrément menaçant, on voit des éclairs au loin, il va être temps de rentrer… On se rhabille vite fait et on attend la fin de la première averse pour repartir, histoire de ne pas être complètement trempée.


On se dépêche, les pierres sont glissantes, en bonne copines, je dit à Cyrielle de faire hyper gaffe de ne pas tomber. Ça c’était environ une demi seconde avant que je ne glisse moi même une première fois le long d’une rizière au bord d’une falaise… Avant de glisser une deuxième fois faute d’une prise correcte. Je me suis retrouvée à 2m en dessous de là où j’aurais normalement dû être après une bonne frayeur, car j’aurais pu tomber encore plus bas… Je remonte difficilement après avoir avalé un peu de terre au passage, heureusement, rien ne semble cassé pour le moment, mais le stress fut intense…
On rejoint le tuktuk juste à temps avant la deuxième averse. L’orage gronde, c’est fini pour les promenades aujourd’hui… De toute façon on est bien fatigué alors autant se reposer. Mais au réveil, le mal me guette. Nausée, fièvre… Ça sent pas bon tout ça… Je ne peux rien avaler, j’ai mal au ventre… Affaire à suivre… Dehors, c’est l’inondation, coupure de courant généralisée…