Le retour à la chaleur lourde et à l’humidité ambiante est difficile et assez fatiguant, j’ai l’impression d’être une vrai larve!! Petit réveil tranquille ce matin car la journée ne sera pas très longue. Je retourne à Sepilok pour voir le centre de réhabilitation des ours malais, les « sun bears ». Et oui, je sais, j’en ai déjà vu aussi au Laos… Mais bon, quand on aime, on ne compte pas!! Et puis ça change des poissons!!
Même bus, même marche de 2,5 km pour me mettre en forme, d’autant que pour me gâter, il pleut… Pour moi ce n’est pas grave car de tout évidence, si je ne voulais pas qu’il pleuve, ce n’est pas en Malaisie que je serais allée!! Et puis c’est au choix: soit on est trempé par la pluie fraiche par l’extérieur, soit par la sueur chaude par l’intérieur. Dans tous les cas, on sort mouillé, alors… Ma tenue en ce moment: mon bon vieux t-shirt de sport décathlon, un maillot de bain qui ne craint pas l’humidité, short et chaussures fermées (et puis mes nouvelles sandales m’ont un peu tué les pieds…). Du qui sèche vite quoi!
Le centre n’est pas sponsorisé par le gouvernement, il y aura la taxe en plus à payer. Tout petit, il existe une passerelle qui surplombe l’enclos gigantesque où vivent les ours en réhabilitation. pour la plupart, ce sont des anciens animaux domestiques, si on peut considérer qu’un ours peut devenir domestiques… D’autres étaient captifs et maltraités pour pouvoir leur prélever de la bile servant en médecine chinoise. Alors ils sont certes dans un enclos, mais c’est temporaire! Ici on leur réapprend à se débrouiller tout seul. Mais certains ne retourneront jamais en liberté car effrayé par l’extérieur (comme un ours resté captif en cage pendant 18 ans…) ou déjà trop dépendant des humains. C’est bien triste tout ça. Les gardes nous aident à voir les ours bien planqués dans les arbres, nous donnent leurs noms, âges, et histoires. Il y en a 37 ici, de 5 mois à 22 ans. Ils les reconnaissent grâce à leur encolure dorée qui leur a donné le nom de « sun bear ».


Après ces moments d’émotions, retour en ville. Il y a encore des parades de rues avec des dragons chinois. Je m’arrête et je reste interloquée par un élément troublant. Je comprend les dragons, je comprends la chèvre en cette année de la chèvre. Par contre j’ai pas compris pourquoi il y avait aussi Garfield???? Nouveau signe chinois??
Je finis par mes traditionnelle course de fin de journée. De quoi admirée les subtilités malaises. Souvent, les produits sont étiquetés avec un prix. Mais au passage à la caisse, c’est rare qu’il n’y ait pas d’erreurs. Alors quand c’est en ma faveur, je ne dis rien, et quand ça ne l’ait pas, je leur fais gentiment remarqué. Du coup ça fout toujours un bordel pas possible quelque soit le magasin, avec appel du supérieur… Tout ça pour quelques centimes… Mais au moins on peut dire qu’ici, en Malaisie, les gens sont honnêtes pour la grande majorité. Il n’y a pas un prix par marchand, comme dans les autres pays d’Asie du Sud Est, ça change! Même pour les taxi, pas d’arnaque. Ça va me manquer…
PS: pour les parents: ça y est je suis à jour photos de Bornéo, contact, qui voyage et pages!! Bourreaux de travail!!! Maintenant je retourne à la septième compagnie au clair de lune, un film culte!!