A la rencontre de King Kong, ou presque…

Ce matin, départ aux aurores après une courte nuit de sommeil, d’autant que j’avais oublié qu’il y a ici 1h de décalage horaire en plus… Ça sent la sieste pour cet après midi…

 

Donc en route pour la gare routière afin de prendre le premier bus en direction du Semenggoh National Park, Wildlife Center, grâce aux informations précieuses fournies par l’office du tourisme. Le bus est simple à trouver, du jamais vu depuis le début de mon périple. En même temps, pour une fois que les caractères sont les mêmes que les nôtres, ainsi que les chiffres, ça aide… Départ à l’heure, tarif dérisoire, je ne suis pas la seule touriste dans le bus, mais nous ne sommes pas non plus très nombreux. Après consultation du guide, j’ai appris que le mois de mars était en pleine basse saison, alors même que les pluies viennent de terminer et qu’il ne fait pas aussi chaud que durant l’été. Je comprends mieux les restaurants fermés et le peu d’activité dans la ville, malgré le beau soleil du jour.

 

Une heure de trajet en bus public climatisé me permet d’arriver à l’entrée du parc. Le tarif est doublé pour les touristes, mais reste raisonnable d’autant que tout va à l’entretient du parc et de ses habitants (c’est bon pour mon budget tout ça!!).

 

Encore 20 minutes de marche sur route goudronnée pour arriver à la « feeding zone » car, si je ne l’ai pas encore marqué, le parc est un centre de réhabilitation pour les orang-outans! Certains connaissent ma grande passion pour les animaux, le site était immanquable pour moi. Les animaux vivent en liberté, au nombre d’une trentaine: 16 réhabilités et les autres sont nés dans le parc. Il y a 2 horaires par jour pour l’alimentation des singes, et c’est le moment où viennent les touristes. Néanmoins, il n’est jamais garanti d’en voir, surtout quand les arbres fruitiers leur donnent ce qu’il faut pour vivre.

 

Les consignes sont strictes, écrites sur des panneaux et rappelés par un gardien quelques minutes avant le transport des bananes en zone dédiées pour les orang-outans. Interdiction de s’approcher, de toucher, pas de flash, pas de nourriture ni boisson. Le but étant de ne pas habituer les animaux à la présence de l’homme. L’excitation est à son comble car on espère tous voir les primates tout en sachant que rien n’est garanti… Les feuilles des arbres bougent, on aperçoit enfin à distance une forme orange et poilue se faufiler entre les branches. Ce sera un mâle, puis un autre, puis toute une famille avec la mère et son bébé… Magique!!! Ils sont incroyablement souple et très agile de leur pied. Mon gros zoom sur appareil photo, je mitraille à volonté.

Le show dure une heure et pas une minute de plus, les gardiens nous presse de partir… Retour en sens inverse pour un déjeuner à l’hôtel. Junk food, je savoure le burger façon fish and chips. Je crois que ce sera mon régime alimentaire pour la semaine après 15j difficile de riz et de nouilles déshydratées. Dehors, la chaleur humide est écrasante, je fait une pause avant de repartir.

 

Petite traversée en bateau pour aller de l’autre côté du fleuve afin de voir le Fort Margharita, caché derrière les arbres quand on le regarde du waterfront. Quelques difficultés à trouver le chemin qui traverse des résidences où les habitants me saluent tous à tour de rôle. Le fort est riquiqui!!!!!! Blanc, style portugais pour moi mais décrit comme anglais, il n’est vraiment pas imposant. Personne sur les lieux, j’ai même cru un instant que c’était fermé. Deux salles dans la tour principale racontant l’histoire du fort, construit au 19e siècle durant le règne du sultan Brooke, un anglais ayant profité du dédain de l’Angleterre pour cette partie de la Malaisie y préférant installer ses comptoirs du côté de Kuala Lumpur. Le fort, dont le nom provient de son épouse Margharet Brooke, devait protéger la ville de Kuching. Il n’a jamais eu à tirer une seule balle. La cour cerclée de remparts avec canons est fermée.

Retour en bateau pour voir un kapokier séculaire, avec une pensée pour maman!! Pas de fruit sur celui là.

L’église anglicane Saint Thomas à côté est fermée, et elle n’a rien d’exceptionnelle.

 

Voilà, je pue, j’ai chaud, je suis moite, je rêve d’une douche quoi…

 

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