Me voilà donc arrivée à Phnom Penh au Cambodge après quelques heures de bus, le passage d’une frontière terrestre sans gros désagréments et un pick up qui m’a complètement zappée. Retour dans les dortoirs, mixtes, douches communes, pas de petit déjeuner…
Hier la journée fut courte, juste le temps de me renseigner sur les billets pour Bangkok pour le surlendemain, un bon repas, un blog à écrire et au dodo!!!
Ce matin, à peine descendue de mon lit à étage, rencontre de ma voisine de lit, Maité, belge, en week end de 4 jours sur Phnom Penh. La francophonie ça aide! Surtout qu’elle voulait aller aux Killing Fields, mais pas toute seule, et moi je cherchais quelqu’un pour partager un tuk-tuk, économie oblige. Alors on se lance!! Petit déjeuner frugale d’abord puis en quête d’un véhicule. Négociation féroce puis départ pour les réjouissances.
Vous voyez ce bâtiment? Il est pas mal hein? Normal, je l’ai pris en photo. Mais si vous zoomer, vous verrez qu’il est rempli de crâne humain.


Attention, je tiens à prévenir les personnes sensibles que la suite sera assez difficile, notamment les photos. Non pas qu’elles soient trash, mais la lecture des panneaux est rude.
Voilà, vous êtes avertis, néanmoins, restez jusqu’à la fin, l’après-midi est beaucoup plus joli!!!
Quelques petites explications sur ces camps. Similaire en quelques points sur les camps de concentration en Pologne, ces camps ont été construits ou plutôt aménagés dans un seul but: exterminer. Aménagés? Il s’agissait auparavant d’un cimetière chinois.
Après avoir été torturés pendant des semaines à la prison de Tuol Sleng pour avoir portés des lunettes, une montre, savoir parler une langue étrangère, en gros tout ce qui pouvait faire penser que ces cambodgiens étaient intellectuels , ils étaient amenés par camion de 30, 3 fois par semaine au camp, puis 3 fois par jour. A peine arrivés, déjà abattus. Mais attention, faut pas gâcher les balles, alors un coup de pioche, bâton ou tout autre objet à disposition suffit. Un moteur et de la music couvre les bruits, de l’insecticide pour masquer l’odeur.
D’après Pol Pot sous le régime des Khmers rouges: « Vous gardez en vie, on a rien à y gagner, vous tuez, on a rien à y perdre ».
La visite se déroule donc avec les explications de l’audioguide en français, il y en a dans toute les langues. Des témoignages, des explications, très bien fait. On est tous choqué, personne ne parle vraiment ou pour demander comment une telle chose a été possible dans les années 70 sans interventions de l’union européenne?? Les gens s’assoient pour écouter les commentaires, dans un recueillement silencieux.
Toutes les fosses n’ont pas été exhumées, plus de place dans le mémorial. Et avec les moussons, la pluie, les ossements et les tissus remontent à la surface. Parfois des dents. On passe d’un arbre où ils tuaient les enfants, à des restes d’os ou de vêtements. Lugubre, mais soft. En soit, rien de choquant visuellement, mais ce sont surtout les explications. Dans le sanctuaires, les crânes portent des gommettes en fonction de la façon dont ils ont été tués.




Je tenais à le partager, car il est important de ne pas oublier…
Et au fait, rencontre inopinée de Christopher, au camp, puis en ville. Incroyable, le CHU de Caen est à Phnom Penh!!!
Retour en ville, achat du billet de bus pour demain. Je croise les doigts, il y a souvent des problèmes avec cette ligne… Saint Anne, si tu m’écoutes.
Puis visite du palais royal, toujours accompagnée de la Belgique! Moins sombre que les camps, l’architecture ressemble beaucoup au temple du Laos malgré sa construction récente d’à peine un siècle. Bouddha au somment d’une tour rappelant un des temples d’Angkor (le Bayon), salle du trône, temples. Très joli, une belle balade pour se changer les idées.



Un bon repas après être passées par un marché plutôt surprenant: canne à sucre et essence!

Me voilà donc arrivée à Phnom Penh au Cambodge après quelques heures de bus, le passage d’une frontière terrestre sans gros désagréments et un pick up qui m’a complètement zappée. Retour dans les dortoirs, mixtes, douches communes, pas de petit déjeuner…
Hier la journée fut courte, juste le temps de me renseigner sur les billets pour Bangkok pour le surlendemain, un bon repas, un blog à écrire et au dodo!!!
Ce matin, à peine descendue de mon lit à étage, rencontre de ma voisine de lit, Maité, belge, en week end de 4 jours sur Phnom Penh. La francophonie ça aide! Surtout qu’elle voulait aller aux Killing Fields, mais pas toute seule, et moi je cherchais quelqu’un pour partager un tuk-tuk, économie oblige. Alors on se lance!! Petit déjeuner frugale d’abord puis en quête d’un véhicule. Négociation féroce puis départ pour les réjouissances.
Vous voyez ce bâtiment? Il est pas mal hein? Normal, je l’ai pris en photo. Mais si vous zoomer, vous verrez qu’il est rempli de crâne humain.


Attention, je tiens à prévenir les personnes sensibles que la suite sera assez difficile, notamment les photos. Non pas qu’elles soient trash, mais la lecture des panneaux est rude.
Voilà, vous êtes avertis, néanmoins, restez jusqu’à la fin, l’après-midi est beaucoup plus joli!!!
Quelques petites explications sur ces camps. Similaire en quelques points sur les camps de concentration en Pologne, ces camps ont été construits ou plutôt aménagés dans un seul but: exterminer. Aménagés? Il s’agissait auparavant d’un cimetière chinois.
Après avoir été torturés pendant des semaines à la prison de Tuol Sleng pour avoir portés des lunettes, une montre, savoir parler une langue étrangère, en gros tout ce qui pouvait faire penser que ces cambodgiens étaient intellectuels , ils étaient amenés par camion de 30, 3 fois par semaine au camp, puis 3 fois par jour. A peine arrivés, déjà abattus. Mais attention, faut pas gâcher les balles, alors un coup de pioche, bâton ou tout autre objet à disposition suffit. Un moteur et de la music couvre les bruits, de l’insecticide pour masquer l’odeur.
D’après Pol Pot sous le régime des Khmers rouges: « Vous gardez en vie, on a rien à y gagner, vous tuez, on a rien à y perdre ».
La visite se déroule donc avec les explications de l’audioguide en français, il y en a dans toute les langues. Des témoignages, des explications, très bien fait. On est tous choqué, personne ne parle vraiment ou pour demander comment une telle chose a été possible dans les années 70 sans interventions de l’union européenne?? Les gens s’assoient pour écouter les commentaires, dans un recueillement silencieux.
Toutes les fosses n’ont pas été exhumées, plus de place dans le mémorial. Et avec les moussons, la pluie, les ossements et les tissus remontent à la surface. Parfois des dents. On passe d’un arbre où ils tuaient les enfants, à des restes d’os ou de vêtements. Lugubre, mais soft. En soit, rien de choquant visuellement, mais ce sont surtout les explications. Dans le sanctuaires, les crânes portent des gommettes en fonction de la façon dont ils ont été tués.




Je tenais à le partager, car il est important de ne pas oublier…
Et au fait, rencontre inopinée de Christopher, au camp, puis en ville. Incroyable, le CHU de Caen est à Phnom Penh!!!
Retour en ville, achat du billet de bus pour demain. Je croise les doigts, il y a souvent des problèmes avec cette ligne… Saint Anne, si tu m’écoutes.
Puis visite du palais royal, toujours accompagnée de la Belgique! Moins sombre que les camps, l’architecture ressemble beaucoup au temple du Laos malgré sa construction récente d’à peine un siècle. Bouddha au somment d’une tour rappelant un des temples d’Angkor (le Bayon), salle du trône, temples. Très joli, une belle balade pour se changer les idées.



Un bon repas après être passées par un marché plutôt surprenant: canne à sucre et essence!
