Départ ce matin après avoir récupéré 2 vélos birmans aussi confortables que des vélos hollandais, mais à la taille birmane et sans lumière. On part tôt vers Amarapura, soit plus de 16 km dans la circulation birmane intense, polluée, bruyante et toujours sans panneau indicateur. Le code de la route n’existe pas ici (et le permis, on ne sait pas non plus), le premier qui klaxonne à un carrefour passe, c’est la loi du talion. On ne s’est même pas perdue!! On voit le lac Taungthaman (putain ils ont vraiment des noms à la con…) avec au loin le U Bein bridge. A peine quelques photos car il est encore tôt, le touriste est rare et la luminosité se prête à ce type d’arrêt. Mais on se remet vite en route car on est partie tôt afin de voir la procession de moines faisant la queue au monastère Mahagandhayon pour déjeuner à 10h15 pétantes. On a eu un peu de mal à trouver, panneau en birman oblige. des cars de touristes sont arrivés, on se faufile pour voir les moines qui se mettent en file indienne le long de rambardes bondées de touristes bruyants malgré le silence de rigueur…
Vite, on retourne vers le U Bein bridge, le plus long pont en tek du monde avec ses 1,2 km. L’ambiance y est sereine, on profite du calme, de l’eau, de la vue, du soleil, et de l’absence de pollution.
Direction ensuite la fameuse pagode Kyauktawgyi qu’on avait cherché toute la journée hier… Le Bouddha y est en marbre, taillé en une seule pièce et surveillé par ces 80 disciples, également en marbre. On poursuit la balade à pied dans le village avant un déjeuner local de fritures en tout genre. On laisse de côté les galettes de crevettes grises entières (bah oui, tout est bon sauf la tête comme on dit). Retour au pont dans le sens inverse, on se fait prendre en photo par les locaux, enfin, surtout Camille!!!
On continue notre petit tour en vélo (c’est vraiment bien cette liberté de mouvements!!!) maintenant que tous les touristes sont partis. On s’enfonce dans les terres à la recherche des métiers à tisser. Le guide nous conseille de demander aux locaux (ouais, vu la compréhension de l’anglais, allez dire métiers à tisser!!!!). De toute façon, pas besoin de demander, on les entend de loin!!! On rentre sans problème dans les « usines », les birmans sont ravis de nous montrer comment ils travaillent. Tissus à carreaux pour les hommes, à motifs pour les femmes: ici, les gens portent des jupes ou longyi, c’est unisexe.
La balade nous emmène jusqu’à une pagode: mais oui, elle est dans le guide! d’un blanc immaculé sur fond de ciel bleu, avec des dorures, elle est éblouissante cette pagode (Patodawgyi pour le petit nom). Comme dit Camille, une sorte de gâteau de mariage recouvert de chantilly ou grosse meringue. Par contre, pour la vue d’en haut, il faudra repasser: « ladies are not allowed ». Quels misogynes ces bouddhistes!
Il est temps de rentrer si on ne veut pas faire la route de retour de nuit (et on n’a vraiment pas envie de faire la route de retour de nuit, même avec les lampes frontales!!). Retour par la même route. On s’arrête dans un genre de « Bouddha-land » que j’avais repéré à l’aller mais où ne s’était pas arrêtée vu notre timing serré: le lieu est, comment dire, surprenant… A l’entrée, un Bouddha géant sur un serpent, à côté un Bouddha couché de 50m de long, à vue de pied (…), ressemblant à celui de Bangkok pour ceux qui connaissent, une réplique du Rocher d’Or que je verrai en fin de séjour et la caverne « d’Ali-Bouddha» (mdr), un peu flippant quand même avec tous ces bouddhas qui nous observent, ces Dalai lama sans lunettes et ses dorures kitsch…
Poursuite par les ateliers de tailleurs de marbre fabriquant des bouddhas de toutes tailles, avec polissage, parfois peinture, et de polisseurs de cuivre. Puis la pagode Mahamuni et son wifi gratuit. Pas de photo, on avait la flemme et de toute façon on aurait pas bien vu le « Bouddha Michelin ». Michelin parce qu’il est recouvert par les fidèles (masculins!) de feuilles d’or, ce qui lui donne un coté boursoufflé.
Halte au resto indien avant un gâteau et un jus de fruit frais avant de rentrer à l’hôtel. En chemin: photos du Palais by night et un supermarché!! Passage obligatoire. On en profite pour acheter du tanaka, sorte de crème de jour birmane qui se met en couche épaisse et reste visible toute la journée. Au début on croyait que les femmes étalaient mal leur fond de teint, mais à force d’en voir, on a fini par poser la question: qu’est ce que c’est? Les femmes et enfants en mettent plus que les hommes, certaines en font des dessins artistiques sur les joues. On a essayé dans la chambre, mais ça ne rend pas tout à fait pareil, on demandera conseil demain. A noter que le supermarché est ouvert depuis….. 2 jours!!! On a râté la cérémonie d’ouverture…
Allez, dodo, car on se lève encore tôt demain…
NDLR: tous les petits jeux de mots à la con, c’est Camille 🙂